Gérer le stress avant l’examen

Bac et brevet approchant, vos enfants peuvent être confrontés à des troubles anxieux fragilisants en situation d’examen. Quels conseils peut-il être judicieux de leur donner pour qu’ils puissent affronter le plus sereinement possible ces épreuves terminales ?

La première recommandation est évidemment d’être sûr de ses connaissances pour être sûr de soi le jour de l’examen. Des révisions bien organisées et planifiées, associées à un travail régulier tout au long de l’année ne peuvent que porter leurs fruits, vu le nombre d’épreuves à passer et le nombre de candidats reçus.

Pour éviter le stress face à une masse de travail trop dense, on privilégiera la révision des fiches faites tout au long de l’année, ou se trouvant dans les manuels des élèves ou les annales. Faire et refaire des exercices corrigés s’avère rassurant et indispensable, de même que s’entraîner à l’oral si nécessaire.

Les séances de révision à plusieurs peuvent être stimulantes, mais également distrayantes. Il serait préférable de réserver ces plages pour la confrontation de questions auxquelles l’élève seul n’a pas réussi à répondre et qu’il a accumulées au fil de ses révisions. (voir l’article « Bac, brevet : se préparer à l’examen »)

Le rythme de travail adopté ne doit pas faire l’impasse sur des fondamentaux : dormir, manger, s’aérer.

L’exercice physique augmente le bien-être et favorise l’endormissement (à condition de ne pas être pratiqué avant le coucher) et des pauses régulières permettent d’éviter la saturation intellectuelle.

Une alimentation équilibrée, modérée en excitants après 15 heures (théine, caféine, tabac, alcool) et riche en sucres lents (car le cerveau se nourrit de glucides), en vitamines et en protéines doit être privilégiée. Les compléments alimentaires sont alors inutiles.

Le sommeil, enfin, est absolument primordial pour une bonne activité intellectuelle : sa régularité et sa durée déterminent sa qualité. Les révisions trop tardives risquent non seulement d’être improductives, mais en plus d’invalider celles du lendemain à cause de la fatigue générée. La sieste ne doit pas être négligée si nécessaire, à condition qu’elle reste courte (voir l’article « le sommeil à l’adolescence »). En cas d’insomnie persistante, il peut s’avérer nécessaire de consulter un médecin.

Il va de soi, pour conclure, qu’un bon cadre de travail détermine la qualité des révisions effectuées et favorise la sérénité attendue.

Nathalie Anton

4 réflexions au sujet de « Gérer le stress avant l’examen »

  1. Bonjour,
    Je suis une élève et viens vous exposer ma situation, mon problème, que vous aurez je l’espère le temps de lire.
    Pour que vous me compreniez, je reviens un peu sur mon passé : je n’ai jamais eu de difficultés de compréhension à l’école, j’avais même plutôt tendance à être en avance. J’ai sauté une classe, mais arrivée au collège j’ai commencé à m’ennuyer, participer activement en cours mais ne plus écrire mes cours ni faire mes exercices. Cela m’a valu plusieurs rappels à l’ordre mais sans effets car je viens d’une famille plutôt « souple » ou l’on est livrés à soi même et peu grondés… Arrivée au lycée, ayant la même attitude et plus de liberté, mes notes ont chuté, j’ai été contrainte (en appel) à redoubler. La deuxième seconde fut identique, j’allais peu en cours. On me laisse finalement aller en première scientifique, où c’est la même catastrophe : aucune difficulté, mais aucune motivation. Ayant marre d’être en situation d’échec, et n’arrivant pas à me « mettre dans le rang », j’ai choisi de quitter le système scolaire « normal ». En début d’année scolaire, j’ai choisi de redoubler pour commencer une année de cours par correspondance.

    Cette année, j’ai appris m’organiser, à travailler, à être autonome. J’ai beaucoup donné, ce qui m’a valu un bulletin brillant, et j’ai travaillé sur les livres de mes 4 années de lycée pour préparer mon bac de français… Seulement, arrivée à quelques jours du bac, je ne crois plus en rien. Je suis stressée, n’arrive plus à dormir ni à manger correctement, j’ai l’impression d’avoir tout oublié, de ne plus rien connaître malgré mes révisions quotidiennes… Je suis persuadée que mon bac sera un échec, que je serai paralysée pendant les épreuves (aussi bien à l’écrit qu’à l’oral)

    Merci beaucoup pour ce site qui permet d’apporter soutien et aide aux gens en position délicate…

  2. Je vous réponds rapidement, ne sachant pas quand commencent vos épreuves : votre message témoignant de grandes qualités rédactionnelles (style, correction, organisation, clarté), je peux vous garantir que vous n’aurez aucun problème à avoir votre bac même si vous craignez d’oublier quelques notions à cause du stress. J’ajoute que les correcteurs sont ravis de lire des copies ou d’entendre des candidats qui font preuve de personnalité et de sensibilité, or vous ne semblez manquer ni de l’une, ni de l’autre. Je vous félicite d’ailleurs pour votre persévérance, car le système scolaire exclut plus qu’il n’inclut ceux et celles qui ne parviennent pas à se plier à ses règles. Bon courage pour les jours à venir, n’hésitez pas à me dire comment se sont déroulées vos épreuves.
    Cordialement,
    Nathalie Anton

  3. Je vous remercie d’avoir pris sur votre temps pour me lire, et pour cette réponse si rapide et aimable. Mes épreuves ont lieu dans une semaine environ, je penserai à venir ici vous raconter si elles se sont bien déroulées.

    J’ai beaucoup de pression sur les épaules, non pas de la part de ma famille ou mes amis, mais de moi même. Faire les cours par correspondance a été mon choix et il me faut maintenant l’assumer… Je sais que si je rate maintenant, ma scolarité de rimera plus à rien, je serai discréditée… Dans ce cas, il me faudra surement arrêter mes études, je ne supporte pas la position d’échec. Mais pour quoi ? Rien, sans doute, ou ce serait surement pareil.
    Je retrouve un vieux sentiment, l’impression de honte quand j’essaie de m’entrainer, du type « si jamais ce que j’écris est faux, le prof pourra bien rire de moi, autant ne rien écrire ». J’ai lu vos autres articles, il est vrai que la position de fainéant est plus simple à accepter que celle d' »idiot »… Mon appréhension est telle que je ne dors que 2 à 3 heures par nuits, avant de me réveiller en pleine « crise », d’angoisse ou de je ne sais quoi d’autre. J’hésite même à y aller, je stresse à l’idée de me retrouver dans une salle remplie d’élève, avec un examinateur, une copie vide, à voir les autres travailler…

    Ce serait dommage d’abandonner maintenant, mais bien plus simple… J’essaie de travailler au maximum pour éviter d’y penser, mais je ne sais pas encore si je pourrai passer les portes du lycée…

    Excusez moi de vous déranger encore, je ne vous ennuierai pas beaucoup plus. Un grand merci pour votre attention, même envers une totale inconnue.

  4. Tout d’abord, ne vous excusez pas de me solliciter : ce site encourage les lecteurs à évoquer les problématiques qu’ils rencontrent dans le cadre du système scolaire. Or, à vous lire, il me semble que l’appréhension que vous nourrissez vient précisément du fait que vous vous situiez en partie « hors cadre ». Le fait de ne plus être confrontée à l’enseignement classique joue ici contre vous : vous idéalisez les élèves et les professeurs, faisant des premiers des rivaux hors-pairs et des seconds des tyrans aux exigences démesurées. Je vous rappelle quand même que le bac est une évaluation nationale qui récompense chaque année plus de 80 % des élèves. Croyez-moi, objectivement, vous n’avez rien à craindre… à part vous ! car, comme vous le dites très bien, c’est votre subjectivité qui est ici en cause : ce « sentiment d’échec », cette « impression de honte » n’appartiennent qu’à vous, qui êtes votre juge le plus sévère. Je vous recommande donc deux choses : allez voir votre médecin et dites-lui ce qui vous arrive en mentionnant vos insomnies, afin qu’il vous aide, dans un premier temps, à retrouver le sommeil : est important de bien dormir pour lutter contre l’anxiété. Dans un deuxième temps, demandez-lui l’adresse d’un psychothérapeute (psychiatre, psychologue) ou essayez de prendre rendez-vous dans un CMP ou CMPP proche de chez vous : le fait d’être son principal ennemi sans en savoir la cause est une bonne indication de thérapie. Cette suggestion peut vous sembler brutale, mais la souffrance que vous ressentez est palpable et potentiellement handicapante ; elle n’est donc pas plus à minimiser qu’une souffrance physique qui gênerait vos mouvements.
    Bon courage pour la suite, j’attends de vos nouvelles,
    Nathalie Anton

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