Réforme du bac, Parcoursup… Quelles spécialités choisir ?

La réforme du baccalauréat et du lycée d’enseignement général et technique conduira les élèves de seconde et de première à choisir, dès la fin de cette année scolaire, respectivement 3 et 2 spécialités parmi 12*en vue des épreuves de TerminaleCes choix inquiètent à juste titre bon nombre d’élèves – et de parents !-, qui craignent de se fermer des portes lorsqu’ils formuleront leurs voeux sur Parcoursup, la plateforme nationale de préinscription en première année de l’enseignement supérieur en France. Ainsi, le fait de ne pas avoir choisi « « histoire-géographie-géopolitique-sciences politiques » en première et en terminale fermera-t-il les portes de Sciences-Po, ou bien le fait de ne pas avoir choisi « mathématiques » fermera-t-il les portes des écoles de commerce ? S’il est impossible de balayer ces craintes bien légitimes, je partage aujourd’hui, et très modestement, deux support de réflexion, sinon de réassurance.

D’abord, les propos tenus le 21 janvier dans l’émission de France Inter, Le Téléphone sonne, par Philippe Vincent, président du SNPDEN, syndicat des chefs d’établissements. Ce proviseur du lycée Jean Perrin à Marseille explique qu' »aujourd’hui, lorsqu’on recrute dans l’enseignement supérieur, on choisit plutôt la qualité des dossiers : l’aptitude des élèves à travailler, leur capacité à se concentrer, à être prégnants dans les disciplines, plus que sur une note à la virgule (…). Ce sont plutôt les qualités scolaires qu’on va rechercher. On ira plutôt chercher, entre guillemets, le bon élève, ou l’élève intéressé ou l’élève qui a un engagement personnel fort. » Philippe Vincent insiste donc sur l’importance de choisir des spécialités en fonction de « ses préférences, de ses centres d’intérêt ». Pour illustrer sa pensée, il utilise la métaphore du ski alpin : « Je pense qu’il ne faut pas rentrer dans une philosophie trop adéquationniste, en faisant en sorte d’obliger les élèves de choisir telle ou telle descente parce que le parcours serait déjà extrêmement bien balisé et les portes bien marquées : c’est plutôt du slalom géant que du slalom spécial ». 

Mais pour se repérer malgré tout dans ce parcours qui ouvrira les portes du supérieur, sachez que l’Onisep* a mis en place Horizons 21, une application numérique permettant d’éclairer les lycéens sur les champs que recouvrent non seulement les 12 spécialités proposées dans le cadre de la réforme du baccalauréat, mais aussi ceux des principaux domaines de formation (par exemple : « santé », « sciences informatiques et industries du numérique »…). En cliquant sur les spécialités apparaissent des liens avec les domaines professionnels auxquels elles préparent. D’utilisation très claire, cette plateforme permet ainsi de mieux saisir les enjeux des choix de spécialité à formuler

Nathalie Anton

* « Arts », « biologie-écologie », « histoire-géographie-géopolitique-sciences politiques », « humanités-littérature-philosophie », « langues-littératures et cultures étrangères », « littérature et langues et cultures de l’Antiquité », « mathématiques », « numérique-sciences informatiques », « physique-chimie », « sciences de la vie et de la Terre », « sciences de l’ingénieur », « sciences économiques et sociales ».

*Office national d’information sur les enseignements et les professions, sous la tutelle du ministère de l’Education nationale et de la jeunesse, et du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Stress et examens : ultimes conseils !

Calvin and Hobbes

A l’heure où le brevet se profile et où le baccalauréat démarre, sinon en fanfare, tout du moins en philo, je souhaite à tous les jeunes embarqués dans ces épreuves de faire de leur mieux, et à leurs parents de rester confiants ! Si la fin de l’année scolaire est attendue comme une libération par la grande majorité des élèves, elle constitue aussi une source de stress intense lié aux décisions d’orientation, et surtout à la barrière parfois périlleuse des examens à franchir…

Face aux montées d’angoisse bien compréhensibles, rassurons tout d’abord les ados : le stress est, à petite dose, bénéfique, car il leur procure de l’énergie pour rester motivés et concentrés, et pour être capables de mieux mémoriser et d’atteindre les buts qu’ils se sont fixés.

Toutefois, trop de stress peut conduire au sentiment d’être submergé, d’arriver à saturation au point de ne plus être capable d’étudier, de perdre l’appétit ou de ne plus dormir. Dans ce cas, il convient de leur donner quelques astuces pour faire redescendre la pression.

  • Identifier la cause du stress, et tenter de trouver des stratégies pour y faire face : si l’oral paralyse votre enfant, par exemple, rédigez avec lui des phrases types d’introduction et de conclusion et entraînez-le à les réciter.
  • Bien manger et bien dormir : si dans cette période d’examens, les efforts se concentrent tout particulièrement sur les capacités cognitives (mémoire et réflexion), il faut cependant veiller à ce que le corps ne soit pas négligé : manger équilibré et dormir si possible 8 heures par nuit constituent des piliers de la réussite.
  • Réduire les excitants : attention aux doses de caféine, qui nuisent au bon sommeil et accentuent les palpitations…
  • S’aérer, faire du sport au moins 30 minutes par jour : cela aide à prendre du recul, à se sentir bien,à éprouver une saine fatigue.
  • Se détendre : prendre un bain, pratiquer quelques minutes de mindfulness, se concentrer sur une musique que l’on aime permet de décompresser.
  •  S’organiser : une journée ne compte que 24 heures, moins toutes celles nécessaires au sommeil, aux repas et à la détente évoquée précédemment. Faire un planning réaliste de ce que l’on peut faire dans le temps resté libre permet d’éviter de s’éparpiller. Il faut lister les priorités et s’y tenir !
  • Trouver les bons outils : relire tout le manuel d’histoire n’est plus envisageable. En revanche, trouver les grands points des chapitres sur des fiches déjà réalisées, ou dans des annabrevets ou des annabacs sera bien plus utile et bien plus rassurant.
  • En parler ! En exprimant ses inquiétudes à ses parents, à ses amis, à ses professeurs, on peut trouver du réconfort, des conseils, et remettre les choses en perspective.

Alea jacta est et bon courage !!

Nathalie Anton

Image : Calvin and Hobbes, Bill Watterson

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Quelques questions utiles pour avancer dans un projet

Le printemps est là, et avec lui, les joies du plein air retrouvées : promenades à pied ou à vélo… vélo qui se prête justement à une excellente métaphore pour illustrer les points auxquels l’enseignant et les élèves peuvent penser pour progresser dans un projet. Nous la devons à l’éminent pédagogue, feu André de Peretti, et à François Muller, directeur du pôle « Éducation et culture » de la Ligue de l’enseignement à Paris, dont le blog « Diversifier » est une mine !

Nathalie Anton