Le Potentiel caché de votre ado

Je suis ravie d’annoncer aujourd’hui la sortie de mon nouvel ouvrage consacré au bien-être des adolescents : Le Potentiel caché de votre ado (éditions Eyrolles).

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Cet essai s’appuie sur le constat suivant : les parents et les enseignants se focalisent principalement sur les compétences scolaires, en négligeant tout un pan du développement des jeunes : celui qui touche à leurs relations, à leurs émotions et à leur aptitude à faire de bons choix. 

Or, les enfants et les adolescents nécessitent d’être accompagnés dans ces domaines, qui interfèrent avec leur réussite scolaire et leur épanouissement.

Comment leur apprendre par exemple à :

  • clarifier et gérer les émotions qui les submergent ?
  • éviter et résoudre les conflits ?
  • estimer leurs forces et leurs faiblesses ?
  • prendre des décisions responsables ?

Etonnamment, ces compétences indispensables font encore partie de l’implicite : on attend de nos jeunes qu’ils les possèdent sans vraiment se demander comment ils peuvent les acquérir ! Et trop souvent, c’est lorsqu’un problème éclate (anxiété trop forte, mauvaise gestion de son temps, brouille entre amis, situations de harcèlement, conduites à risques…) que l’on est contraint de les aborder.

C’est parce que ces compétences doivent se penser et s’enseigner en amont des problèmes que l’apprentissage socio-émotionnel a toute sa place à l’école et au sein de la famille. 

Cet ouvrage constitue une synthèse du programme dédié au bien-être des élèves que j’ai eu la chance de pouvoir développer de manière collaborative pendant six ans au Lycée Français de New York. Si l’Amérique du Nord est plus avancée que nous dans ce domaine, il n’est pas trop tard pour que tous nos jeunes puissent en bénéficier.

Bonne lecture !

Nathalie Anton

 

Soyons à l’écoute des émotions de nos ados

Les élèves sont rentrés depuis deux semaines maintenant, et j’encourage les éducateurs à se montrer très tôt attentifs à leur ressenti, et à ne pas considérer comme « normaux » le manque d’entrain, les bouderies ou les plaintes.

L’ennui, le rejet ou l’anxiété sont à détecter et à décortiquer avant qu’un malaise trop profond ne s’installe et que les résultats scolaires ne plongent.

Lorsque la joie, la curiosité et l’enthousiasme dominent, c’est évidemment bon signe en termes d’épanouissement et de réussite scolaire. A l’inverse, un élève triste, démotivé ou qui a peur – peur d’autres camarades, de ses enseignants, des notes à venir, des réactions de ses parents…- aura plus de mal à se concentrer, à mémoriser, à poser des questions, à tisser de bonnes relations, à bien dormir, etcPlus l’esprit est occupé par des soucis, et moins il est disponible pour les apprentissages !

N’oublions pas enfin que le refus de parler voire l’opposition frontale peuvent masquer un manque d’assurance ou des difficultés, et qu’il ne faut pas toujours prendre au pied de la lettre le « C’est bon je gère ! » ou le « Tout va bien » des ados.

Si le coup d’oeil dans le carnet de correspondance et la tenue des premiers cours constitue un premier indice, il convient de discuter régulièrement avec son enfant sans se focaliser exclusivement sur les résultats scolaires, et de rencontrer assez tôt le professeur principal voire le CPE pour s’assurer que tout se passe bien

Nathalie Anton

Illustration : Mafalda, Quino