Non votre ado n’est pas feignant !

NonVotreAdoNestPasFeignant.inddManque de travail ! », « Peut mieux faire ! », « Bavarde et s’implique peu…» En lisant les commentaires du bulletin de votre ado, vous le suspectez de passer plus de temps à s’amuser qu’à travailler et concluez à sa fainéantise, même lorsqu’il prétend avoir fourni des efforts considérables. S’il est sincère, pourquoi perd-il pied ?

Le but de mon nouvel ouvrage au titre explicite, Non votre ado n’est pas feignant !, est précisément de recenser ce que votre adolescent doit gérer de la 6e jusqu’au baccalauréat, pouvant le bloquer dans sa scolarité : manque de méthode, difficultés dans la gestion de l’emploi du temps, mauvaises relation avec les enseignants ou avec les pairs… Et en plus des facteurs explicatifs, j’ai tenté de vous donner des clés pour que vous puissiez accompagner votre enfant dans la résolution de ses problèmes scolaires.

En espérant qu’en plus de ce blog, ce livre puisse vous être utile, vous le trouverez dès aujourd’hui dans toutes les librairies !

Nathalie Anton

Publicités

C’est la rentrée ?!

L'Art d'enseignerHé oui, c’est bien elle, avec son cortège de craintes, d’excitation, d’espoirs et de bonnes résolutions ! Si ce stress est palpable chez les élèves et leurs parents, il l’est aussi pour les enseignants, et tout particulièrement pour les nouveaux qui entrent dans l’arène scolaire…

Voici donc à leur attention la réédition de mon ouvrage L’Art d’Enseigner en format numérique, qui intègre de nombreux commentaires de collègues chevronnés, mais aussi de parents… car ce qui se passe dans la classe ne peut pas rester porte close, et ce qui se passe à la maison infiltre invariablement ce qui se joue à l’école…

Bonne reprise à tous !

Nathalie Anton

Bonnes résolutions au regard de l’enquête PISA 2015

Les résultats de la 6e enquête PISA 2015 menée par l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) ont été publiés le mois dernier. Ce Programme international pour le suivi des acquis des élèves a interrogé quelque 29 millions d’élèves âgés de 15 ans et scolarisés dans 72 pays. En France, ce sont 540 000 élèves qui ont participé à ces épreuves. Or, trois ans après la précédente enquête, les liens de cause à effet entre milieu socio-économique défavorisé et échec scolaire sont encore extrêmement forts dans notre pays, ce qui remet bien sûr la notion même d’égalité des chances.

« Dans tous les pays et économies participant à l’enquête PISA 2015, les élèves de 15 ans les plus défavorisés (quartile inférieur de l’indice du milieu socio-économique) sont moins susceptibles de réussir à l’école que leurs camarades plus favorisés (quartile supérieur de l’indice du milieu socio- économique). La différence de résultats entre ces deux groupes d’élèves est particulièrement marquée en France, où la relation entre performance et milieu socio-économique des élèves est l’une des plus fortes parmi les pays et économies participant à l’enquête PISA 2015. En d’autres termes, plus on vient d’un milieu défavorisé en France, moins on a de chances de réussir à l’évaluation PISA 2015.« 

Interviewée à ce propos par Guillaume Erner sur France Culture le 4 janvier dernier, la sociologue et présidente du Conseil national du système d’évaluation scolaire, Nathalie Mons, a donné quelques éléments permettant de comprendre « ce record en terme de déterminisme social ». Si elle a d’abord rappelé qu’il est indispensable de donner plus à ceux qui ont moins, elle a insisté sur le fait que les politiques devaient être plus volontaristes et ciblées sur les apprentissages. Ainsi, les enseignants dans les établissements défavorisés doivent recevoir une formation continue, notamment en terme de pédagogie différenciée. Le suivi individualisé des élèves devrait en effet s’opérer au sein-même de la classe, et non pendant des heures d’accompagnement annexes, qu’elle qualifie de « rustines ». Il faudrait en outre réduire de manière plus significative les effectif des classes, en ciblant tout particulièrement l’école primaire, plutôt que d’en ôter quelques unes à tous les niveaux sans effet réel sur les conditions d’apprentissage. Il faudrait enfin lutter contre la ségrégation sociale, non seulement pour qu’il puisse y avoir des têtes de classe qui tirent le groupe vers le haut, mais aussi pour offrir d’autres aspirations, d’autres orientations : « S’il n’y a pas de mixité sociale à l’école, il ne peut pas y avoir de bouleversement », conclut Guillaume Erner.

En cette année électorale, lutter contre une école reproductrice des inégalités, qui est loin d’être une fatalité, serait sans doute une bonne résolution à prendre…

Nathalie Anton