Le poids de la minceur à l’adolescence

Le 70e Festival de Cannes ouvrira mercredi ses portes, avec pour affiche la photo d’une Claudia Cardinale juvénile, dont la taille, les jambes, les bras et même les pieds (!) ont été affinés.

cannes-2017

La polémique soulevée par la manipulation du cliché original trouve une réponse dans la publication au journal officiel le 5 mai dernier d’un décret obligeant, à partir du 1er octobre 2017, à ce que la mention « Photographie retouchée » apparaisse sur toute photo commerciale de mannequins « dont l’apparence corporelle a été modifiée par un logiciel de traitement d’image afin d’affiner ou d’épaissir la silhouette ». Comme l’explique le Ministère de la santé dans son communiqué de presse, le but de la loi est « d’agir sur l’image du corps dans la société pour éviter la promotion d’idéaux de beauté inaccessibles et prévenir l’anorexie chez les jeunes. » Cette loi vise ainsi à lutter contre le culte de l’extrême minceur qui pousse tout particulièrement les jeunes filles à modifier leur corps en adoptant des conduites alimentaires malsaines. Car comment assumer à la puberté l’élargissement du bassin, le développement de la poitrine, voire la prise de poids au regard des modèles filiformes exposés dans la plupart des magazines ?  Lire la suite

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Trop d’ « amis » sur les réseaux sociaux ?

Afin d’étoffer la réflexion amorcée dans l’article précédent sur les dérives potentielles des nouvelles technologies, je citerai reseaux-sociauxaujourd’hui pour mémoire, un extrait du rapport UNICEF 2014 « Adolescents en France, le grand malaise« , dans lequel 50 % des jeunes de 6 à 18 ans interrogés utilisant les réseaux sociaux déclaraient avoir plus de 200 contacts, dont 32,5 %, plus de 300. Au-delà d’un désir de socialisation, ce grand nombre de contacts témoigne d’une recherche de popularité pouvant conduire à des situations douloureuses…

« La sociabilité par internet est devenue une des formes courantes de la vie des enfants et des adolescents. Nous avons pu vérifier que le nombre de contacts augmente avec l’âge (42,3 % des jeunes de 15 et plus ont plus de 300 contacts, contre 11,6 % pour les moins de 12 ans) et que les garçons en ont un peu moins que les filles (18 % des garçons en ont moins de 50, contre 13,8 % pour les filles).

Notons aussi que celles et ceux qui appartiennent à des réseaux sociaux ne sont que 35 % à estimer qu’ils se sentent très valorisés par ces contacts. Lire la suite