Travailler dans le bon cadre

En dépit de leur bonne volonté, les élèves ne parviennent pas toujours à travailler chez eux correctement. Comment faire pour que l’environnement dans lequel ils évoluent et qui conditionne la qualité de leur attention,  soit propice au travail ? 

Un cadre favorable à la réussite scolaire possède deux qualités fondamentales : il est silencieux et habité, ces deux caractéristiques n’étant pas nécessairement contradictoires.

Le silence permet à l’enfant de se concentrer et de fournir, par conséquent, un travail de qualité. Sa chambre est ainsi le lieu de retrait idéal pour éviter que la vie qui anime la maison ne le perturbe. Inutile de dire que la présence de l’ordinateur ou de la télévision risque de nuire aux motivations les plus nobles ! Il semble préférable que ces deux médias ne puissent être consultés que dans la pièce principale, sous le contrôle des parents qui peuvent gérer, de cette manière, non seulement le temps passé devant l’écran, mais aussi les sites et les émissions regardés.

Or, bien que silencieux, le cadre ne doit pas être vide. Il doit au contraire être vivant et riche de multiples ressources de travail : les encyclopédies, les dictionnaires, les ordinateurs qui le composent, offrent ainsi à l’élève la possibilité d’approfondir ses recherches et de mieux comprendre les notions à acquérir. De même, la présence des aînés et des parents favorise grandement les possibilités de résoudre les difficultés rencontrées en se tournant vers eux, le cas échéant. 

Malheureusement, comme tous les idéaux, le cadre idéal demeure parfois difficile à atteindre : isolement impossible, absence de matériel ressource, parents qui rentrent tard… Il convient alors de trouver, à l’extérieur de chez soi, un environnement plus favorable à la réussite de l’élève. 

Les parents peuvent ainsi demander à ce que leur enfant reste travailler, après ses cours, au collège ou au lycée. Ils peuvent également l’inscrire dans une association d’aide aux devoirs où interviennent des personnes qualifiées. Dans les deux cas, un rendez-vous avec le professeur principal ou le CPE permet de discuter des perspectives qui s’offrent à l’élève. Si la confiance rend cette option envisageable, il est aussi possible d’autoriser l’enfant à aller travailler chez un camarade où règnerait une ambiance plus studieuse. Enfin, les bibliothèques, pour les plus grands, sont des lieux parfaitement adaptés aux devoirs scolaires : il serait dommage de les négliger.

Si, en dépit d’un cadre adéquat, ou en raison de conflits familiaux, le jeune ne parvient pas à travailler correctement, le recours à une psychothérapie peut être une piste à explorer en plus de celles proposées précédemment.

Nathalie Anton

 

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