Vos maux ont la parole

Les parents qui souhaitent rebondir sur un sujet traité peuvent le faire directement sur ce blog : je leur répondrai avec attention dans les plus brefs délais.
Ceux qui désireraient engager un échange plus confidentiel autour des difficultés que rencontre leur enfant peuvent me contacter à l’adresse suivante :
anton.nathalie@gmail.com
mars 3, 2009 at 1:32
Mon fils est en premiere scientifique et à des grosses difficultés scolaires depuis la seconde. Ses notes sont catastrophiques dans toutes les matieres, nous avons décidé avec son papa de lui donner des cours particuliers en maths et physique chimie (il n’était pas d’accord disant que ces cours ne serviraient à rien et de toute façon il ne comprenait rien). Depuis décembre, chaque semaine, il a 2 h de maths et 2 h de physique chimie, ses notes n’ont pas changé. Révise peu, se dit de toute manière j’aurai pas ma moyenne. C’est un garçon discret, participe peu en classe, fait du sport, sort peu et il est depuis janvier stagiaire pompier (métier qu’il veut exercer plus tard). Parle très peu, je lui demande si il se s’est pas trompé d’orientation, me dit que non. Bonne élève jusqu’en troisième et avec les mêmes amis depuis la maternelle. En seconde, il s’est retrouvé seul en classe, ses amis étaient ensembles. Cette année, il a le choix de passer en terminale ou de redoubler, si il choisit de redoubler, tout va recommencer comme en seconde (année de galère pour lui et nous)se retrouver seul. Nous ne savons pas comment l’aider. Pouvez-vous nous conseiller. Mes salutations.
mars 3, 2009 at 5:08
Madame,
Le fait que votre fils continue de s’investir dans des activités extra-scolaires et qu’il nourrisse un projet professionnel réaliste constitue un point tout à fait positif.
En ce qui concerne sa scolarité, il me semble contradictoire qu’il avoue ne rien comprendre aux cours dispensés (en dépit des heures de soutien que vous lui faites donner) et qu’il affirme ne pas s’être trompé d’orientation…
Pourquoi tient-il à ce point à rester en section scientifique ? Il doit impérativement clarifier ce choix dans lequel il semble s’être enfermé.
S’il s’obstine à rester en S, le redoublement ou le passage dépendront du discours qu’il tiendra :
- soit il veut absolument réussir, réclame une seconde chance, et dans ce cas, le redoublement s’impose ;
- soit ses motivations restent floues, et dans ce cas, il vaut mieux qu’il passe en terminale (option SVT si les maths et la physique chimie lui posent de gros problèmes), plutôt que de risquer un redoublement improductif voire néfaste.
Vous pourriez demander par ailleurs au professeur principal ou au proviseur s’il serait autorisé à redoubler ou à passer dans une section différente.
De même, vous pourriez prendre contact avec les pompiers afin de savoir quel niveau et quel type d’études sont requis pour exercer cette fonction.
Ainsi, vous lui proposerez plusieurs options qui pourront peut-être lui permettre d’envisager sa scolarité autrement, sans renoncer à ses projets professionnels ni même quitter son environnement.
Je vous conseille de faire appel à une personne en qui il a confiance, comme le pompier qui dirige le stage qu’il suit actuellement, pour tenter de le convaincre : sa parole et ses conseils auront sans doute un poids différent des vôtres, car détachés du rapport parents-enfant.
Expliquez bien à votre fils votre inquiétude, rappelez-lui qu’il est possible de s’épanouir dans les études sans les subir, et rencontrez avec lui ses professeurs voire le conseiller d’orientation afin de trouver des solutions adaptées à ses ambitions.
N’hésitez pas à me tenir au courant des décisions qui auront été prises ; je vous souhaite bon courage pour les démarches à suivre,
cordialement,
Nathalie Anton
mai 25, 2011 at 7:12
Madame,
Je me tourne vers vous sans savoir si cette direction est la bonne.Je cherche à aider mon fils qui a 14 ans , est en depression grave et a developpé une phobie scolaire depuis 3 semaines.Heureusement, l’école dans laquelle il est scolarisé est très compréhensive et a mis aussitôt en place un aménagement du temps scolaire( 2 heures le matin de 8h30 à 10h30). Malgré cela, mon fils n’arrive pas à retourner en classe(je précise que cet aménagement a débuté il y a 3 jours).Je sais que le chemin risque d’être long pour lui comme pour moi mais je cherche à trouver des moyens à mon niveau pour l’aider.Existerait-il des “astuces” pour le décontracter afin que le traitement qu’il prend soit plus efficace ou bien des techniques de relaxation?Un psy comportementaliste pourrait -t-il l’aider à gérer ses crises d’angoisses?Et moi, quelle doit être mon attitude envers lui, quels mots utiliser ou NE PAS utiliser?Il est évident que tout ce qui peut l’inquiéter ou l’obliger à faire quoique ce soit est banni de mon vocabulaire.J’essaie de le protéger mais aussi de l’accompagner pour qu’il puisse avancer malgré tout.
Pour résumer, que puis je faire CONCRETEMENT pour l’aider à aller mieux à la maison.J’avais pensé à l’emmener dans des expos sur la guerre ou à regarder des films en rapport avec ses cours d’histoire….
Je m’arrête là.
Merci de bien vouloir me donner des conseils si vous le pouvez et de partager votre expérience avec d’autres parents.
Cordialement.
mai 25, 2011 at 12:06
Bonjour,
Comme je le précise souvent aux parents qui m’écrivent, il est très difficile de donner des “trucs et astuces” aux familles sans les avoir rencontrées avec leur enfant, car chaque manifestation symptomatique est particulière et doit être explorée à travers un échange. C’est pourquoi je me permettrai seulement de formuler quelques questions et observations concernant la situation que vous exposez dans votre message.
La première question concerne le suivi de votre fils : consulte-t-il un psychothérapeute ? La dépression et les fortes angoisses dont il souffre nécessitent en effet un accompagnement qui ne soit pas exclusivement médicamenteux. Si les thérapies comportementales semblent être bien adaptées aux manifestations phobiques, l’important est surtout qu’une relation de confiance se noue entre votre fils et le thérapeute, de manière à ce que l’espace de parole puisse être investi. II convient d’apaiser les troubles dépressifs et phobiques qui le handicapent, mais aussi de lui permettre de verbaliser son mal-être.
Concernant l’aménagement du temps scolaire, celui-ci doit être pensé en fonction de la problématique de votre enfant. Si ce dernier craint d’être confrontés aux autres élèves, le faire venir dans l’établissement au moment de l’entrée du matin peut constituer un blocage à son retour au collège. De même, plutôt que de choisir un créneau horaire fixe, il peut s’avérer préférable d’aménager un emploi du temps en fonction des cours dans lesquels il se sent bien, ou encore de mettre en place un retour progressif.
Par rapport au passage en classe supérieure et au brevet des collèges, les professeurs entament à cette période de l’année les derniers chapitres, voire les révisions ; le troisième trimestre est par ailleurs déjà presque terminé. L’absence de votre fils ne devrait donc pas avoir d’incidence sur ses révisions ni sur son orientation. Assurez-vous qu’il se procure les cours les plus importants, et qu’il ait la possibilité de se préparer au brevet, à partir d’annales par exemple.
N’hésitez pas enfin à lui rappeler qu’il est possible de changer d’établissement l’an prochain, et qu’une scolarité par correspondance est également une solution envisageable.
J’espère avoir pu répondre en partie à vos attentes, et reste disponible pour poursuivre cet échange si vous le désirez.
Cordialement,
Nathalie Anton
décembre 11, 2011 at 9:57
Bonjour,
J’ai une fille de 16ans scolarisée en première S; Elle a toujours eu de bonnes note, mention très bien au brevet, 16 de moyenne générale en seconde et depuis la rentrée de septembre tout a commencé à changer; Ma fille a perdu quatre kilos depuis la rentrée, elle a eu trois notes en dessous de la moyenne en SVT alors qu’elle n’avait jamais eu de note inférieure à 12 avant. Elle a toujours eu les félicitations.
Lorsque nous lui avons demandé ce qui n’allait pas, elle nous a dit que les deux meilleures élèves de la classe se moquent régulièrement d’elle lorsqu’elle pose des questions en classe, et que la prof de SVT ne l’aime pas. Il apparaît dans ses notes que la seule mauvaise appréciation vient de la prof de SVT alors que dans toutes les autres matières elle a de bonnes appréciations. Ma fille veut changer de lycée mais elle a déjà commencé le TPE et il est difficile en cours d’année de recommencer ailleurs; J’ai contacté le CEP du lycée qui va faire une enquête afin de voir si il y a harcèlement de la part des deux élèves; Mais je suis aussi inquiète à propos du professeur de SVT qui ne semble pas vouloir admettre qu’elle a pu se tromper, elle dit que ma fille ne travaille pas, de plus elle est le prof chargée de suivre le projet de TPE;
J’espère que vous pourrez me répondre rapidement, nous voulons trouver une solution avant la prochaine rentrée.
Nous avons rendez-vous avec le CPE cette semaine pour réflêchir à la suite à donner.
Merci pour tout.
catherine
décembre 12, 2011 at 8:23
Bonjour,
Vous avez tout à fait raison de prendre la situation que vous décrivez au sérieux et de chercher à éviter que le malaise ne se cristallise.
Le CPE constitue en effet le bon interlocuteur au sein de l’établissement, son rôle étant de permettre aux élèves de surmonter leurs difficultés pédagogiques et relationnelles en collaboration étroite avec les parents et les professeurs.
Ainsi, qu’il s’agisse de harcèlement de la part de ces deux élèves, d’une excessive sévérité du côté du professeur, ou d’une pression trop forte que votre fille s’imposerait parce qu’elle se trouve en première S et qu’elle éprouverait des difficultés dans une matière scientifique, le CPE doit être en mesure de pouvoir proposer les solutions adéquates : convocation des élèves ; rencontre qu’il encadrerait avec vous, votre fille et le professeur de SVT, proposition d’une aide personnalisée dans cette matière, orientation en terminale S option mathématiques… Les pistes sont multiples, mais il faut d’abord que le problème ait été bien identifié, car le changement d’établissement que vous envisagez pourrait être prématuré.
Si la rencontre avec le CPE vous semble peu satisfaisante, n’hésitez surtout pas à rencontrer le chef d’établissement.
Enfin, profitez des vacances scolaires pour discuter de nouveau de manière distancée et apaisée avec votre fille des difficultés auxquelles elle est confrontée. Les relations peuvent également vite évoluer à cette période de la vie.
N’hésitez pas à me tenir informée de la situation.
Cordialement,
Nathalie Anton
décembre 16, 2011 at 3:38
Madame , je vous adresse cet E-MAIL pour vous faire part de ma détresse car en effet j’ai ma fille de 11 ans qui est en 6° et qui fait des phobies scolaires et qui ne va plus au collège depuis le 23 septembre ,je me permet de vous questionner car je suis tombée sur votre blog concernant les angoisses et phobies dont vous vous occupez , Pourriez-vous me dire si il existe un collège ou une structure adaptée pour ces enfants , sur la région GRENOBLOISE merci par avance cordialement
décembre 17, 2011 at 10:10
Bonjour,
Je ne peux malheureusement pas vous donner d’informations sur cette région que je ne connais pas, mais vous devriez trouver auprès du rectorat des réponses adaptées à la problématique de votre fille.
Voici deux liens qui pourraient vous être utiles :
http://www.ac-grenoble.fr/ia38/siteiaspip/spip.php?article322
http://www.ac-grenoble.fr/ia38/siteiaspip/spip.php?article266
Mais c’est avant tout vers le chef d’établissement et son équipe médico-sociale que vous devez vous tourner.
Deux contacts au rectorat de Grenoble possibles :
Conseiller chargé de l’adaptation scolaire et la scolarisation des élèves handicapés
Pascal Mercier 04.56.52.46.53
Infirmière conseiller technique
Magali Suerinck 04.76.74.72.30
Je vous souhaite bon courage dans vos démarches, n’hésitez pas à me tenir informée.
Cordialement,
Nathalie Anton