La phobie scolaire

Apparaissant le plus souvent entre 5 et 15 ans, la phobie scolaire génère chez l’élève un véritable blocage vis à vis de l’école. Comment la reconnaître et comment lui faire face  ?

La phobie scolaire se caractérise par une réaction de panique pouvant surgir sur le chemin de l’école, voire à la simple idée de s’y rendre. L’enfant ou l’adolescent recourt alors à des conduites d’évitement, telles que rester chez soi, se cacher ou faire semblant de partir en classe.

 La peur de l’échec, d’un professeur sévère ou des moqueries de camarades peuvent générer ces manifestations d’anxiété chez l’élève qui se trouve confronté à des personnes et à des situations non familières.

 Cette crainte découle parfois d’inhibitions de causes diverses (deuil, conflits familiaux) qui l’empêchent psychiquement d’investir l’école : l’inattention et les difficultés de compréhension conduisent alors à des reproches répétés de la part des enseignants et à une situation d’échec insupportable.        

La crainte de quitter la maison et la mère peut également favoriser l’élaboration de scénarii catastrophes qui risqueraient d’advenir pendant les cours (mort des parents, accidents, départs…).  

La phobie scolaire nécessite le recours à une psychothérapie. Plus l’enfant ou l’adolescent est pris en charge rapidement par un psychiatre ou un psychologue, moins la phobie a de chances de devenir une conduite fixée ou de se complexifier par l’apparition de nouveaux symptômes.  

Nathalie Anton

 

 


 

120 réflexions au sujet de « La phobie scolaire »

  1. Merci pour cet article. J’ai longtemps pensé que ma fille (14 ans) essayait de nous rouler dans la farine. Je me souviens d’un jour où je l’ai vue au Monoprix alors qu’elle devait être à l’école. Nous avons eu une discussion, elle a expliqué n’avoir pas su pourquoi elle n’était pas allée à l’école, « j’ai eu peur » m’avait-elle dit. Je n’y avais pas trop cru, prenant cela pour une provocation , mais la phrase m’était restée en tête. En vous lisant, je me demande si la phobie scolaire n’est pas ce qui gâche la scolarité d’Allison. Comment savoir ce qu’il en est avant d’aller consulter un psychologue ? Son professeur principal, à qui j’en avais parlé un jour, m’avait dit que c’était à mettre sur le compte de l’adolescence.

  2. Il est difficile de vous dire précisément « ce qu’il en est » à propos du comportement de votre fille, n’ayant pas assez d’informations pour pouvoir établir un diagnostic. Je dirais que si elle n’a mentionné qu’une seule fois ce sentiment de peur généré par l’école, il serait sans doute hâtif de parler de phobie scolaire. Cependant, il n’en reste pas moins que votre fille semble rencontrer des difficultés au collège. Sans vouloir désavouer le professeur principal, l’adolescence peut se passer plus ou moins bien, en fonction du regard que l’on porte sur le jeune. Il me semble positif que cet article ait modifié la perception négative que vous aviez de son attitude. Ce changement de point de vue permettra peut-être de renouer le dialogue avec Allison en lui accordant plus de crédit. Si son mal-être vis à vis de l’école se manifeste de manière répétée, il est impératif de prendre sa plainte en compte, soit par l’instauration d’une psychothérapie, soit par la recherche d’une orientation adaptée à son profil, ces deux options étant évidemment complémentaires.

  3. Madame,
    aujourd’hui, c un peu un appel au secours pour ma fille A. qui a 14 ans. depuis le college, elle me dit qu’elle n’aime pas l’école, mais quel enfant aime l’école?… les profs ont voulu luifaire redouler sa 6éme,je n’ai pas voulu car lorsque moi je l’interrogeait sur ses leçons elle les savaient. elle a redoubler sa 5éme. et a la fin de la 4éme ma dit qu’elle voulait partir en apprentissage, j’ai réussit a la convaincre d’aller en3éme découverte professionelle. elle a accepté les cours au premier trimestre, le second a été très dur, elle a souvent manquer les cours car elle etait malade ( chose qui lui arrive régulièrement et ce depuis toute petite, car lorsquelle ne va pas bien psychiquement, ça se reporte sur son physique. combien de fois ais-je crus qu’elle avait l’apendicite! et combien de fois elle s’est levée le matin, blanhe comme un cachet d’aspirine avec l’envie de vomir? combien de fois s’est-elle blesser au sport? jamais de fracture mais toujours des entorses aux chevilles, aux genous. elle s’est meme fait une déchirure musculaire au biceps, rien qu’enlevant le doigt pour répondre au prof!)et aujourd’hui elle refuse carementd’aller en cours. je me sent responsable dela situation d’aujourd’hui, car il y a un an,j’ai demander ledivorce car mon mari m’a trompé avec une amie demafille ainée qui avait 18ans. A. l’a découvert avant que je sois au courant. je vous demande de ma répondre par rapport a A. est-ce une dépression, ou la phobie de l’école. depuis un an, je suis sans emploie, n’ayant pas de qualification, je me débrouille comme je peux, mais n’est pas les moyen d’envoyer A. consulter un psy. je ne sais plus comment faire. aidez-nous, A. et moi, afin qu’elle soit mieux. mercid’avance de vos conseils. sincerement. V.

  4. Madame :

    Je ne saurais poser un diagnostic sans avoir rencontré votre fille. Ce qui est certain, c’est que son refus d’aller à l’école témoigne d’un malaise avéré, tout comme les signes que vous mentionnez fort justement. A-t-elle rencontré l’infirmière du collège ? Que disent ses enseignants ? Qu’en pense son médecin traitant ? Et surtout : comment explique-t-elle cette démission totale ?

    Si votre fille accepte de rencontrer un psychothérapeute, le prix ne doit pas être un frein, car les psychiatres sont remboursés par la sécurité sociale, ainsi que les psychologues exerçant dans des structures publiques (CMP, CMPP, hôpitaux…). Je vous livre l’adresse d’un site permettant de discerner les spécificités de chaque professionnel :
    http://sante-medecine.commentcamarche.net/faq/sujet-26-consulter-un-psy-qui-consulter
    N’hésitez surtout pas à appeler pour connaître les tarifs pratiqués et la base de remboursement à laquelle vous avez droit en fonction de votre mutuelle.
    Si vous vivez à Paris, je peux vous proposer quelques adresses, mais je vous recommande de vous adresser en premier lieu à des personnes en qui votre fille a confiance, comme son médecin, par exemple, qui pourra lui donner le nom d’un confrère vers lequel elle se tournera avec moins d’appréhension.

    Enfin, je vous conseille de penser également à vous, même s’il est naturel qu’une mère se soucie avant tout du bien-être de ses enfants : votre divorce semble avoir été un choc, et la culpabilité que vous ressentez à l’égard de votre fille vous fragilise sans doute davantage. Il n’est pas impossible que de votre équilibre retrouvé découle celui de votre fille, même si les parents pensent souvent le contraire : si leur enfant est heureux, alors seulement, ils pourront être heureux à leur tour.
    Là encore, sachez que les tarifs pratiqués peuvent s’adapter aux revenus des patients : n’hésitez surtout pas à faire part de votre situation à la personne que vous souhaiteriez rencontrer : le soin doit être accessible à tous, indépendamment de la situation sociale.

    Je reste à votre disposition pour répondre à toutes vos questions et vous souhaite beaucoup de courage pour continuer à épauler votre fille,

    cordialement,

    Nathalie Anton

  5. Bonjour,
    ma fille Gabrielle a commencé à souffrir de ce que je crois être une phobie scolaire au CE2. Plusieurs fois cette année là elle s’est enfuie pour ne pas aller à l’école. A l’époque nous avons consulté une psychologue qui nous a parlé de phobie scolaire. Après cette année là ça a été mieux. Il faut dire que la maitresse de CE2 lui faisait peur (elle était très sèche). Ensuite elle a toujours eu des instits très gentils. Maintenant qu’elle est au collège (elle a 12 ans et demi et est en 5ème), ce problème ressurgit. Régulièrement elle n’arrive pas à se lever, passe de mauvaises nuits et surtout, comme hier soir, elle n’arrive pas à faire ses devoirs. Elle veut bien ranger sa chambre de fond en comble (elle l’a fait ce matin parce qu’elle m’a vu en colère), mais elle n’arrive pas à se mettre à ses devoirs. Je travaille à plein temps, bien qu’en ce moment je sois en arrêt maladie pour période d’angoisse carabinée (je suis sous prozac depuis des années, avec comme là un arrêt innoportun). Je me demande si cela ne joue pas. C’est certain que si mais je ne sais pas comment parler de mes ennuis de santé à mes enfants. Dois je le faire et en quels termes ? moi-même ne sachant pas trop de quoi je souffre réellement (border line ou…?), il m’est difficile de leur expliquer. Je souligne que je me lève le matin, leur fait leur petit déjeuner (elle son frêre de 11 ans), range la maison…bref je ne donne pas l’image d’une trop grande souffrance, enfin j’essaie.
    Voilà quelques éléments, merci de ce que vous pourrez me dire. L’écrire est déjà un soulagement. Là ma fille dort, elle s’est recouchée à 09h30 et s’est endormie presque aussitôt. A bientôt, Diana.

  6. Madame :

    Les problèmes rencontrés par votre fille semblent en effet faire écho aux vôtres : difficultés à investir le travail, difficultés pour s’y rendre, efforts à fournir pour entretenir sa chambre : il est tout à fait compréhensible que vous vous demandiez dans quelle mesure votre situation n’influence pas son comportement.

    Cependant, même si les symptômes de Gabrielle ressemblent aux vôtres, ils n’en restent pas moins les siens et doivent être interrogés dans leur singularité : témoignent-ils d’une simple baisse de travail, d’un manque de motivation généralisé, d’une phobie scolaire, ou encore d’autre chose ?

    Il serait intéressant de mieux cerner le profil de votre fille, car s’il s’agit juste d’un manque de motivation passager, assez fréquent à cet âge, le fait que vous lui supposiez une origine phobique (peut-être par projection de votre propre terrain anxieux), risque de permettre à cette passivité de s’installer.
    On pourrait ainsi se poser les questions suivantes pour tenter d’y voir plus clair : quels sont ses résultats ? Avez-vous observé une chute de niveau entre le premier et le second trimestre ? Est-ce une enfant qui s’investit dans des activités extra-scolaires ? A-t-elle beaucoup d’ami(e)s ? Qu’en pensent ses professeurs ?
    Et surtout, que dit-elle de tout cela ? Comment explique-t-elle son comportement ? Se sent-elle triste ou fatiguée ? Est-elle particulièrement inquiète, et si c’est le cas, cette inquiétude vous concerne-t-elle ?

    C’est à cette occasion que vous pourrez aborder votre situation, qui n’a pas à être cachée car n’étant pas honteuse : pour une raison que vous ignorez, vous êtes sujette à certaines peurs que vous ne maîtrisez pas et qui nécessitent le traitement que vous suivez. Malgré ma formation psychanalytique, je trouve assez juste la manière dont les comportementalistes présentent les phobies et les angoisses : comme des allergies, soit le dérèglement d’un processus de défense propre à chacun. « La peur fonctionne comme un signal d’alarme, dont la fonction, comme tous les signaux d’alarme, est d’attirer notre attention sur un danger, pour nous permettre d’y faire face au mieux (…). Une peur pathologique correspond à une alarme mal réglée, dans son activation comme dans sa régulation. Elle se déclenche trop souvent pour des seuils de dangerosité trop bas ». (Christophe André, Psychologie de la peur)

    Pour revenir à Gabrielle, vous pouvez demander à l’infirmière ou au médecin scolaire (voire généraliste) de la rencontrer pour établir un bilan.
    D’ailleurs, si la thérapie menée en CE2 avait porté ses fruits, recontacter le même professionnel ou l’un de ses confrères pourrait s’avérer bénéfique.

    Dans tous les cas, j’espère que vous n’hésiterez pas à me donner de plus amples informations pour que je puisse vous apporter une réponse plus précise.

    Cordialement,

    Nathalie Anton

  7. Bonsoir,
    pour ma part c’est mon fils de 15 ans qui souffre de phobie scolaire. Il a subi 2 ans de harcèlement moral dans un premier collège ( malgré tout il n’y a pas eu de baisse importante de son niveau et il à pu poursuivre sa scolarité). Nous l’avons changé d’établissement en novembre 2008 ( en 3ème) et depuis il n’arrive pas à s’intégrer dans son nouveau collège. Après une rencontre avec le directeur il été convenu d’interrompre la scolarité ( le 3 mars 2009) jusqu’à ce qu’il se remette. Depuis nous enchainons les RDV chez les spécialistes et avons réussi à le faire admettre dans un CMP , mais pour septembre car ils n’ont pas de place actuellement. A chaque fois on nous demande si Bastien ne serait pas un EIP, mais les tests réalisés en 2005 ne montraient pas un QI exceptionnel ( par contre il mettaient en évidence une différence importante entre les compétences verbales et les autres). Actuellement nous sommes en recherche d’un établissement scolaire pour l’an prochain , qui ne l’oblige pas à redoubler sa 3ème et qui comprenne ce qu’est la phobie scolaire: emploi du temps adapté, compréhension des difficultés à suivre des cours…. J’ai contacté ce matin l’inspection académique de ma région: il n’existe pas de classe pour ces enfants mais il y en a pour les musiciens, les futurs acteurs… le seul établissement proposé est privé et les tarifs y sont assez élevés. Avec mon mari nous avons frappé à de nombreuses portes mais notre fils n’entre pas dans les cases définies par les autorités compétentes. Il vient de commencer une thérapie pour le sortir de cet état dépressif.
    C’est la période des inscriptions dans les établissements scolaires et nous avons l’impression d’être devant un mur et ne sommes plus capables de prendre une décision pour l’an prochain. Merci de nous apporter vos conseils.

  8. Madame :

    Je crois qu’il sera difficile que votre fils intègre une seconde sans avoir validé son troisième trimestre. Vous devriez voir avec le principal et les enseignants du collège s’il ne serait pas possible de l’évaluer chez vous, en vous engageant à respecter les conditions requises pour les contrôles donnés et en remettant ensuite les copies à ses professeurs.
    Je vous conseillerais en effet de vous concentrer sur la réussite de sa troisième : il sera toujours temps, une fois qu’il sera inscrit en seconde dans un établissement, d’envisager plus sereinement un aménagement spécifique, voire un changement de lycée.
    J’ajoute que le redoublement, surtout en seconde, n’est pas forcément à redouter car lorsqu’un adolescent est préoccupé par d’autres choses que l’école, lui donner le temps d’y revenir peut être bénéfique.
    On peut enfin tout à fait espérer que sa thérapie entamée et le passage du collège au lycée lui permettront de reprendre le fil normal de sa scolarité.
    Si cela ne devait pas être le cas, je vous recommande de vous adresser au CNED (http://www.cned.fr/) pour l’enseignement à domicile, qui pourrait être une solution à envisager le temps que la phobie de votre fils s’apaise.

    N’hésitez pas à me tenir au courant de l’évolution de la situation,

    cordialement,

    Nathalie Anton.

  9. Bonsoir,
    Ma fille de 16 ans souffre du phobie scolaire depuis le début de l’année scolaire ( entrée en seconde), elle a été hospitalisé en novembre pendant deux mois et demi dans un centre spécialisé, elle en ai sortie début février après avoir repris les cours depuis le centre.
    La reprise c’est bien passé mais elle n’a pas réussi à rattraper son retard et lors du conseil de classe les professeurs ont demandé le redoublement vu ces notes.
    ET les angoisses recommencent, elle ne veux absolument pas redoubler car elle a la peur au ventre de se retrouver seule si elle redouble et préfère bosser tout l’été pour se remettre à niveau.
    Pensez vous que si il l’oblige à redoubler sa phobie pourras reprendre le dessus sachant que depuis novembre elle est sous Zoloft et largactil.
    Je suis un peu perdue et très angoissée à l’idée que ce calvaire recommence, je vous remercie de me dire ce que vous en pensée.

  10. Madame,
    Je vous recommande, dans un premier temps, de recontacter le centre dans lequel votre fille a été soignée, afin de leur faire part de la situation et de vos craintes : ils connaissent votre fille et sauront sans doute vous répondre avec précision.
    En outre, je vous conseille de contacter le proviseur du lycée, afin de lui exposer ce que vous m’avez écrit, ainsi que les recommandations du centre hospitalier : la décision du redoublement doit être assumée à l’aune de ces données.
    Enfin, comme je l’écrivais dans l’article « Pour ou contre le redoublement ? », il faut que votre fille comprenne que celui-ci n’est pas une punition, mais une deuxième chance qui lui est accordée. Il serait sans doute bon pour elle, si la décision du redoublement était maintenue, que le proviseur la rassure et lui dise tout cela de vive voix. Les lacunes qu’elle a accumulées (et qu’un été à travailler seule ne permettra sans doute pas de combler) risquent de s’aggraver en première, tout comme son angoisse de voir le rythme s’accélérer.
    Tenez-moi au courant du tour que prendra la situation,
    Cordialement,
    Nathalie Anton

  11. Bonjour,
    ce post n’est peut être plus ouvert mais bon je tente tout de même… Ma fille viens d’avoir 6 ans, elle est donc rentrée en 1ère année primaire il y quelques jours ( nous sommes en belgique), comme je m’y attendais un epu cela ne s’est pas trés bien passé. Depuis les maternelles Méloë a toujours pleuré quand je la déposais à l’école, déja les jours avant soir elle pleurait car il y aviat école le lendemain… Elle se bloque si son proffesseur élève simplement la voix mais elle est tellement persuadée qu’elle ne va pas arriver à faire ce qu’on lui demande qu’elle reste crayon en main sans réagir, elle ne pleure pas mais dès qu’elle rentre à la maison elle fond en larme. Même si elle se blesse elle ne le dis pas elle attendra d’être a la maison pour me le dire. Chaque matin elle se serre contre moi de plus en plus fort au fur et a mesure que l’on approche de la classe et ce n’est qu’après de longues minutes qu’elle me quitte pour aller dans les bras de madame ( car il lui faut toujours un contact… une main, un bras…) j’ai déja essayé de faire des aurevoir trés court mais ça n’arrange rien, ce sont alors des crises de larmes énormes… Un jour elle m’a regardé et elle m’a demandé ce que j’allais faire la journée, les yeux pleins de larmes, je lui ai expliqué et elle m’a répondu  » tu vas pas mourir? » Cette année elle a trés peur de ne pas bien faire son travail et dès le matin elle me demande  » maman on va devoir faire des exercices aujourd’hui? » et si je lui dis oui, elle pleure et me dit qu’elle ne saurait pas… Je ne sais plus quoi faire, la journée je ne pense qu’à ça, j’ai l’impression de lui imposer un calvaire en la mettant à l’école…

  12. Bonjour,

    Votre témoignage illustre parfaitement l’anxiété que peut générer pour certains enfants le fait d’aller à l’école, notamment aux moments clés que sont l’entrée en maternelle, en élémentaire ou au collège. Les pleurs de votre fille, ses blocages, son besoin d’être en contact avec vous reflètent une souffrance réelle, qui concerne moins la peur de l’école que celle de vous quitter et de ne plus vous revoir, ce que sa crainte concernant votre mort exprime d’ailleurs très clairement.

    Afin d’éviter que cet état d’insécurité persiste et puisse entraîner des conséquences sur le plan des apprentissages, je vous recommanderais d’aller évoquer rapidement ce problème auprès de son pédiatre ou de votre médecin généraliste qui sauront quel discours tenir à l’enfant, et vérifier évidemment qu’aucun trouble organique notamment soit à l’origine du malaise.

    Rassurez-vous cependant, car dans de nombreux cas, le fait que les adultes (parents, médecin, professeurs) adoptent une attitude ferme et rassurante conduit à la disparition des symptômes. Si le fait d’accompagner votre fille vous culpabilise trop, demandez, si cela est possible, à quelqu’un d’autre (je pense au père, notamment, mais pourquoi pas les grands-parents), de le faire.

    Enfin, si le trouble persiste, je vous recommanderais, en accord avec ce que le médecin aura pu vous dire, de consulter un spécialiste (pédopsychiatre, psychologue scolaire…).

    Bien cordialement

    Nathalie Anton

  13. Bonjour,
    en tant qu’enseignante je me demande quelle aide puis je apporter face à des élèves présentants cette phobie scolaire?

  14. Bonjour,

    Je vous recommanderais tout d’abord de ne pas minimiser les craintes exprimées par l’enfant, et de vous montrer disponible pour écouter ce qu’il peut vous en dire. Il sera peut-être nécessaire d’engager un travail avec la classe entière, au cas où des aménagements particuliers devraient être mis en place, ou que soit révélé un problème de harcèlement.

    Il faut bien sûr évoquer ce problème auprès du directeur et de la psychologue scolaire si vous enseignez dans le primaire, ou auprès du CPE et de l’infirmière scolaire si vous enseignez dans le secondaire.

    Enfin, s’il est important d’écouter ce que l’élève redoute, il s’avère également utile de rencontrer les parents qui sont parfois eux-mêmes très inquiets d’avoir à se séparer de leur enfant et qui lui transmettent leur propre angoisse.

    Cordialement,

    Nathalie Anton

  15. Bonsoir, j’ai 15 ans, et à vrai dire sa fait 1 mois que je n’ivais plus je fais une grosse dépression. Quand je sais que j’vais à l’école j’attrape des douleurs pas possible point au coeur et tout s’qui s’en suis. Malheureusement j’ai fais beaucoup de médecin, et tous me disent l’école &’ obligatoire. Demain y parait que si je ne vais pas à l’école l’assistance sociale viennent avec les flics que faire aidé moi ? ;-(

  16. Bonjour,

    Il faut que tout simplement que tu expliques à l’assistante sociale, dont la fonction est de prendre soin de toi, ce que tu ressens par rapport à l’école. Si tu as peur, explique-lui pourquoi. Si tu ne sais pas pourquoi, donne-lui les symptômes. La phobie scolaire est un phénomène connu, elle saura sans doute prendre les mesures nécessaires pour t’aider. Dis-toi qu’à ton âge, les services sociaux et la police sont là pour te protéger, pas pour te faire du mal. Essaie de leur faire confiance.

    Bon courage pour cette épreuve,

    Nathalie Anton

  17. Bonjour , je m’appelle Danaé et je suis en 3eme , j’ai 14ans
    je pense souffrir de phobie scolaire , tout les matins je ne mange pas , j’ai très mâle au ventre ou a la tête , je tremble ext…. , depuis le début de l’année je fait beaucoup d’insomnie , et depuis 2 jours je ne mange plus bcp car je reprend l’école , » c’était les vacances de noël  » .
    Mais je voudrais savoir comment en parler a mes parent « j’ai déjà essayé car je fait aussi des crise d’angoisse » , mais il ne comprenne rien il dise que c’est adolescence ext , mais je vais vraiment mâle , je pense même au suicide depuis peu , je ne sais plus quoi faire , AIDEZ MOI S’IL VOUS PLAIT
    comment leur dire tout ceci ??
    merci bcp

  18. Bonjour Danaé,

    Adolescence ne rime pas forcément avec souffrance, et vous avez raison de vouloir résoudre vos problèmes. Les crises d’angoisse sont peu compréhensibles, car en général, on n’a aucune raison valable d’avoir peur au moment où la crise surgit. Pourtant, le malaise est bien là, et il est impossible de faire disparaître les symptômes en un simple claquement de doigt. C’est pour cela qu’il faut en parler à un médecin, qui est un professionnel des maux physiques, mais aussi psychologiques. Personne n’hésite à aller consulter pour une grippe ou un bras cassé, pourquoi faudrait-il hésiter pour des troubles phobiques et / ou anxieux ?

    Je vous conseille d’aller voir dès demain l’infirmier(e) de votre établissement et de tout lui expliquer. Il vous proposera peut-être de rencontrer le médecin scolaire, qui pourra ensuite s’entretenir avec vos parents pour leur faire comprendre ce dont vous souffrez et vous proposer surtout un accompagnement adapté.

    N’hésitez pas à me tenir informée de l’évolution de la situation, et bon courage pour la reprise.

    Cordialement,

    Nathalie Anton

  19. Bonjour,
    Mon fils a 8 ans et il a développé cette rentrée scolaire, une phobie scolaire. Il ne veut pas aller à l’école. Il a plusieurs symptômes qui se déclenchent quand il s’agit d’aller à l’école. ça commence à la maison avec des frissons, des vomissement, des maux de têtes, des pleurs et ça continue à l’école. Il ne rentre pas en classe depuis une semaine. Je l’ai pris chez un pédiatre qui m’a demandé de consulter un ophtalmologue, un neurologue et ensuite un psychologue. J’ai consulté un psychologue qui a dit que mon enfant est tout à fait normal et qu’il faut voir un neurologue. Je doute fort sur le diagnostic de cette psy. Pourquoi voir un neurologue si tout va bien en dehors du moment d’aller à l’école.

    Ces derniers temps, mon fils reste toujours collé à moi. Un fois, sa cousine lui avait dit qu’un jour ou l’autre, la maman meurt et nous restons seuls. Il a eu peur et avait d’ailleurs passé une mauvaise nuit et a posé plusieurs questions. Je ne sais pas si ça a un rapport parce qu’en classe il n’a pas de problèmes. L’enseignante n’a rien signalé.

    Je suis en détresse et je ne sais quoi faire! Dites moi quoi faire s’il plait!
    Bien à vous,
    Bentayeb Saïda

  20. Bonjour,
    Pareil ici, mon fils de 6 ans1/2 qui fait son entrée au CP est malade tous les matins avant l’école. *
    Terrible maux de ventre, pleure ++++++, mange malgres lui. Sur le chemin de l’ecole il traine.
    Ce matin j’ai du partir devant pour qu’il me suive. A l’ecole c’est une dame qui prends le relais, et moi j’ai le sentiment de prendre la fuite et de l’abandonner à son sort.
    Les devoirs sont de + en + difficiles. Des le début il se braque et ne veut rien faire.
    En maternelle cela se passait bien. Il n’a jamais pleuré. Il fait du sport à l’exterieur. Va dans des salle de jeux remplie d’enfants, est déjà parti en vacances sans mon mari (son pere) et moi.
    Pendant les vacances soclaires j’ai ete surprise qu’il ne s’interresse pas du tout au achats scolaires.
    Chaque matin c’est de pire en pire, et nous les parents ne savons plus quoi faire ni quoi lui dire.
    Ce dimanche je l’ai enmené devant la grille de son ecole, il m’a resumé le deroulement de la journée, il a enfermé ses peurs dans une poubelle. Mais il dit qu’il en restera toujours.
    Il a peur de la classe, de la récrée ou ne joue plus de la cantine… Bref nous ne le reconnaissons plus du tout !!!
    Je viens d’appeler 2 CMPP complet, il est sur liste d’attente. Mais je pense que c’est urgent.
    J’ai RDV chez notre généraliste samedi.
    Bon courage à vous les parents dont les enfants souffrent.
    Hélène

  21. Bonjour,

    Il est important quand un enfant présente des troubles du comportement de pouvoir éliminer toute cause organique, et les recommandations données par le pédiatre ou le médecin généraliste concernant l’examen par d’autres confrères ont une raison d’être.

    L’entrée au CP constitue un moment charnière, où le fait de devenir « un grand » peut soudain faire peur, comme le fait d’accéder au savoir, d’en savoir peut-être plus que les parents, ou encore de penser que ce « savoir » renvoie à des choses cachées et peut-être dangereuses à découvrir. Beaucoup de craintes peuvent être associées à ces étapes scolaires, et l’on peut y ajouter le fait de ne pas vouloir quitter ses parents, ou le fait d’avoir à faire « le deuil » de son enfance ou de sa maîtresse préférée, etc.

    Souvent, il ne s’agit que d’une perte de confiance passagère, et un discours rassurant des adultes présents (parents, enseignants, directeur d’école) avec un accompagnement plus fin sur le plan des apprentissages permet de dépasser cela. Pourquoi ne pas par exemple retourner voir la maîtresse et/ou le maître de l’année précédente si de bons liens avaient été établis pour que l’enfant puisse discuter de ses peurs, mais surtout se remémorer à quel point il a les capacités d’adopter le rôle « d’élève » ? Voir également qu’il n’est pas oublié sous prétexte de passer en classe supérieure…

    Les listes d’attente pour consulter peuvent être longues, mais n’oubliez pas qu’il existe des psychologues scolaires au sein des écoles primaires, qui peuvent notamment observer comment l’enfant se comporte en classe.

    Enfin, il faut bien s’assurer que l’enfant ne soit pas l’objet de pressions ou de moqueries, à la cantine ou dans la classe, car cela constitue un frein puissant à l’envie qu’ont les enfants de se rendre à l’école.

    Nathalie Anton

  22. Bonjour,
    Un grand merci pour votre réponse rapide.
    Ce matin fut encore plus difficile que les autres jours.
    Il s’est levé à 7H en larme. Mal de ventre, tete et crie « j’ai peur de l’ecole »
    Contrairement au autres jours il a bien déjeuner et s’est calmé pendant ce petit temps.
    Pour ensuite perdre de nouveau son calme. C’est tres éprouvant et je m’inquiete aussi pour notre fille de 15 mois qui voit et ne comprend pas.
    Au moment de partir il s’est caché derriere la table. Ca n’aurait servi à rien que je la contourne. Alors je lui ai dis que je ne courrerais pas derriere lui.
    Malgres lui il m’a suivi dehors.
    Mais voila sur le chemin les pleurs, les cris se sont amplifiés. Il ne pouvait plus avancer. Dans son état il ne voit pas le regard des gens, des enfants (et ce n’est pas plus mal).
    Mais j’etais à cours d’arguments. Clément loin derriere. Et si je faisais un pas vers lui et en faisait 3 en arrieres. Je pouvais toujours avancer il etait figé !!!
    C’est avec soulagement que j’ai vu arriver ma voisine avec ses enfants.
    Mais voila je ne sais pas quel impacte ca pu avoir sur mon fils mais j’ai craqué. Et j’ai pleuré devant mes enfants !!!
    J’ai meme eu les droit à une reflexion d’une maman  » ho ba si la mere pleure aussi » .
    J’ai vu à la tete de Clément la surprise.
    La je suis chez moi avec ma fille et c’est difficile de retenir mes larmes en écrivant ces lignes.
    Pourtant je ne suis pas quelqu’un qui pleure facilement, et devant mes enfants c’est la 1ere fois.
    Bref, j’ai laissé mon fils à ma voisine et il s’est calmé.
    La maitresse l’attendais au portail, il n’est pas allé jouer il, est resté avec mais ne pleurait pas.
    Ce qui m’embete maintenant c’est les enfants de ma voisines. Ils sont bien gentils mais bavards. Un soir à la sortie des classes, l’ainé m’a dit que Clément n’avait pas travaillé de toute la matinée. Pourtant elle est dans la recreation des grands.
    Ma voisine me propose d’enmener Clément à l’ecole vendredi. Qu’en pesez vous ? Est ce une bonne idée de le proposer à mon fils ?
    J’ai l’impression que si quelqu’un d’autre l’enmenait ca irait mieux meme si la phobie toujours presente. Est ce un peu de ma faute ?
    Jeudi matin Clément et moi avons RDV avec la maitresse. Je vais lui demander si elle peu faire quelque choses appuyer ma demande au CMPP, je vais lui parler de la pshychologue scolaire.
    Sinon avec mon mari nous avons regardé sur le net et nous sommes perdu entre psychologue, pedopschychiatre, pschychologue comportemntaliste cognitive… Qu’est ce qui est mieux pour un enfant de 6 ans 1/2 qui souffre de phobie scolaire.
    Ce ne sont pas des soins pris en charge par une mutuelle et sécu ?
    Cela m’affecte beaucoup de le voir ainsi. J ene suis pourtant pas quelqu’un d’emotive.
    Je travaille aupres de personnes handicapées et gere souvent des situations de crise ou de profonde tristesse. Mais avec mon enfant cva me touche profondement.
    Nous sommes en Essonne, si vous connaissez un confrere….
    Encore merci, merci beaucoup de donner de votre temps
    Hélène

  23. Bonjour,

    Alors tout d’abord, essayez de ne pas trop culpabiliser pour la peine que vous avez montrée ce matin : elle est tout à fait légitime au regard de la souffrance manifestée par votre enfant. Vous pourrez reprendre cet épisode avec lui à son retour, en lui expliquant que vous êtes triste de le voir malheureux et triste de voir qu’il ne veut plus aller à l’école, parce que l’école c’est là où il retrouve ses amis, où il apprend plein de nouvelles choses, bref, où il apprend à grandir et à s’épanouir. Mais peut-être est-ce précisément le fait de grandir qui lui pose problème, surtout si vous restez avec sa petite soeur pendant que lui va à l’école !

    La réflexion désagréable à entendre de la mère d’élève qui vous a vue pleurer souligne cette culpabilité que vous évoquez dans le « Est-ce un peu de ma faute ? ». Tout est potentiellement de la faute des parents ! Mais une chose est sûre, lorsque l’on se sent dépassé par une situation, il vaut mieux essayer de trouver un tiers qui puisse aider à prendre du recul : la voisine est une excellente option, car l’attitude de Clément n’aura pas le même impact affectif sur elle.

    Quant au spécialiste, le pédiatre s’avère parfois et souvent tout à fait apte à débloquer ces situations, et l’avantage, c’est qu’il connaît bien l’enfant qui a déjà une bonne relation de confiance avec lui. Vous serez remboursés car c’est un médecin. Idem pour un pédo-psychiatre.
    Les psychologues sont des universitaires, donc pas remboursés. S’il apparaît que les psychothérapies comportementales fonctionnent bien avec les phobies, elles peuvent être menées par un pédiatre ou un pédo-psychiatre.

    Je ne connais personne malheureusement à vous conseiller, mais avant de prendre rendez-vous avec un spécialiste, tournez-vous vers vos interlocuteurs proches : maître/esse, directeur/trice, pédiatre, et en effet, n’hésitez pas à faire appel à vos relations (grands-parents, voisins…) pour conduire Clément à l’école.

    Bon courage pour la semaine à venir, et surtout n’hésitez pas à me tenir informée de l’évolution de la situation.

    Bien cordialement

    N. Anton

  24. Bonsoir,
    Encore merci pour votre soutien qui m’apporte beaucoup de réconfort.
    Donc jeudi matin RDV clément mon mari et moi avec la maitresse, et jeudi soir RDV avec pédo-psychiatre.( pfuuuu dur dur de trouver un docteur diponible, que de refus )
    Je me sent un peu soulagée, et j’espere que Clément retrouve vite confiance en lui.
    A bientot
    Hélène

  25. bonjour,
    ma fille a 14 ans elle est en 2nd et refuse d’aller au lycée depuis 15 jours je sais plu quoi fait car dés qu’on parle de l’école elle se braque et pleure.
    Elle est prête a changer de lycée mais y a t-il un lycée est adapte a la phobie scolaire?
    si oui ,y a t-il dans les alpes maritimes ?

  26. Bonjour,
    Je suis en classe de seconde, j’ai 15 ans, je souffre de phobie scolaire depuis le début de ma 3 eme, j’ai été semi descolarisée d’octobre 2011 a mars 2012, pendant ses 5 mois j’ai fais une forte dépression et au mois de décembre j’ai été suivis par un centre medico psychiatrique pour adolescent, quand j’ai été admises j’étais en moment de grande dépression, je me faisais mal à moi même tellement je ne supportais plus mon état. Mais mon expérience dans ce centre était très mauvaise, ils voulaient à tout pris me garder dans leur « internat » avec des chambres fermées à clefs et interdiction de cou de fil, étant claustrophobe et proche de ma mère je ne l’envisageait pas… Finalement avec beaucoup de volontés j’ai réussis à m’en sortir, j’ai reprises les curs à temps partiel puis à temps complet, j’avais rattrapée tout mon retard, mes profs n’en revenaient pas, mais en avril en évènement est arrivée qui m’a vraiment traumatisée, ma psychiatre m’a donc prévu des anti depresseurs, qui m’ont fait voir le monde tout beau, je me suis refais plein d’amis ( car ceux d’avant ne comprenant pas mon mal m’avait lâchée ) je sortais, je réussissais tout en court, j’ai même réussis à être admises dans le meilleure lycée de mon département. Cet été tout c’est bien passé pour moi, mais j’ai arrêté mais anti d brutalement car j’étais à l’étranger et lors d’une randonnée je les ai perdu, mon médecin généraliste et ma psychiatre était en vacance, au début ça allait, j’ai fais ma rentrée, tout se passait pas et depuis 3 semaines tout recommence en pire, je suis vraiment perdu, je m’en sors pas, je souhaiterais me descolarisée, passé mon bac en candidat libre et poursuivre mes études ensuite, ma mère est contre elle pense que je ne m’y remettra pas ensuite mais j’ai énormément de volonté et là je sens que je suis au bout, mon corps me lâche, j’ai plein de problème de santés relativement grave et je ne dors pas sans somnifère. J’essaye de m’en sortir, je fais de l’hypnose, de la relaxation, je vois un pédopsychiatre et un psychomotricienne, ça m’aide, mais je me sens pas à ma place au lycée( j’ai eu de gros probleme familiaux qui m’ont fait grandir trop vite et avoir une maturité plus importantes que les gens de mon âge , je sens que je suis pas à ma place, et ça me rend mal d’y aller, je ne sais pas quoi faire, donc si vous avez des idées, elles sont les bienvenues, merci d’avance

  27. Bonjour,

    Je vous remercie de partager à travers ce message les difficultés que vous rencontrez depuis quelque temps. Cela illustre de manière forte combien l’adolescence peut être un moment douloureux qui influe sur le bon déroulement de la scolarité.

    Ce que je peux vous dire, c’est que la dépression est un processus lent, qui demande du temps pour croire de nouveau en soi, pour pouvoir accorder sa confiance aux autres, pour reprendre goût aux activités présentes et pour se projeter avec énergie dans l’avenir. L’arrêt brutal de vos antidépresseurs sans accord de votre médecin référent semble avoir eu pour effet d’interrompre votre convalescence, comme vous le dites très bien vous-même : « depuis trois semaines, tout recommence en pire ».

    Je crois qu’il faudrait que vous suiviez les conseils de votre mère et de ce médecin qui vous connaît bien, qui est un professionnel, et qui se soucie évidemment de votre santé. Vous avez fait de gros efforts pour reprendre les cours et obtenir d’excellents résultats, et il est normal que cela vous ait fatigué : c’est comme si après vous être cassé la jambe vous aviez interrompu votre rééducation pour courir un marathon !

    Les études sont importantes, vous en avez pleinement conscience et votre mère aussi. Reste à savoir ce qui est le mieux pour votre équilibre à l’heure actuelle, et la dépression peut vous faire prendre de mauvaises décisions: c’est pourquoi il faut en discuter avec votre médecin, qui sera le mieux placé pour vous conseiller sur ce qu’il convient de faire.

    N’hésitez pas à me tenir au courant de vos démarches,

    Bon courage à vous,

    N. Anton

  28. Bonjour,

    Avant de changer de lycée, il faudrait comprendre ce qui se passe : prendre rendez-vous avec le conseiller principal d’éducation, le professeur principal, le proviseur si nécessaire, sans puis avec votre fille. Ils seront sans doute à même de démêler une situation qui pourrait être à l’origine de son blocage (querelles entre élèves, pression scolaire…), et proposer des aménagements au besoin (rattrapage de cours, emploi du temps allégé…).

    Vous devez par ailleurs impérativement l’emmener voir son médecin, de manière à ce qu’il puisse proposer un accompagnement adapté aux symptômes de votre fille.

    Le changement d’établissement pourrait s’envisager seulement après avoir tenté de mieux cerner les causes de ce refus scolaire.

    Je vous souhaite bon courage dans toutes vos démarches,

    Bien cordialement

    N. Anton

  29. Bonjour, je m’appelle Maxime, je viens d’avoir 13 ans et je suis pratiquement sur d’être atteint de phobie scolaire.
    L’année dernière j’ai changé assez brusquement mon collège pour aller dans un collège plus près de chez moi. Tout de suite j’ai été mal accueilli et plusieurs élèves me traitaient de pd, de clodo… Bref une semaine après la rentrée dans ce nouveau collège j’ai commencé a faire d’énormes comédies ( je pleurais, je criais pour ne pas aller en cours ) pendant environ 6 mois j’ai été descolarise.

    Cette année ma mère m’a remît dans le collège où je me sentaiis bien et j’ai fais une super rentrée sans crises d’angoisses, rien. Jusqu’a environ 2 semaines où j’ai recommencé a pleurer, et maintenant j’ai pas été en cours pendant deux semaines… Pourtant je veux y aller le soir et le matin lorsque c’est l’heure fatidique d’aller en cours je me met a faire d’énormes crises d’angoisses.

    Pourtant j’ai 16 de moyenne général etmes professeurs m’aiment beaucoup mais je sais pas, j’ai peur…

    J’espère vraiment que vous pourrez m’aider car j’ai déjà eu de gros problèmes l’année dernière et je ne veux pas que cela recommence.

    Ps: j’ai une grande complicite avec ma mère, c’est peut-etre dû a ça? De plus je n’ai jamais vraiment aimé l’école mais jamais au point de faire des crises, c’est terrifiant je ne me contrôle pas…

    Merci de vos conseils.

  30. Bonjour Maxime,

    Merci pour ton message, qui illustre très bien le côté mystérieux, incompréhensible de la phobie, cette « peur irraisonnée » qu’il est difficile de surmonter tout seul, car on se fait toujours submerger par cette angoisse plus forte que sa raison. Tu exprimes bien l’absurdité de la situation : tu as de bonnes notes, tu es apprécié de tes professeurs, tu t’entends bien avec tes parents, tu n’as plus de problèmes relationnels dans ton nouvel établissement… D’où cela peut-il venir ? Impossible de lutter à l’aveugle contre une motivation cachée !

    C’est pourquoi il est important d’aller voir un spécialiste des émotions, souvent un psychologue ou un psychiatre, pour démêler et apaiser ce conflit entre ce que tu voudrais être capable de faire, et ce qui t’en empêche.

    Comprendre et dépasser ces difficultés nécessite du temps, au même titre que l’on prend du temps pour faire de la rééducation quand on se casse un bras. Je te conseille donc de demander à tes parents qu’ils t’aident à trouver un professionnel dans lequel tu auras confiance et avec lequel tu pourras échanger sur ce qui te pèse.

    N’hésite pas à me tenir au courant de l’évolution de la situation, et d’ici là, très bon courage à toi.

    Nathalie Anton

  31. Bonjour.
    Je suis la maman de Clément qui est au CP qui a une phobie scolaire depuis la rentrée.
    Je viens vous donner quelques nouvelles.
    Ca a ete tres dur pour Clément jusqu’au vacances de l’atoussain. Des angoisses, des crises… L’incompréhension de certains, meme de notre medecin de famille qui a mis du temps pour considerer ces maux pour une reel phobie.
    J’ai fais suivre Clement par une psychologue du CMPP de notre ville, rapidement il s’est rendu plus facilement à l’ecole. Il avait, et a toujours besoin de parler de la mort. Il se bloque toujours devant des groupes d’enfants qu’il ne connait pas.
    Mais il ne couchemarde plus les veilles de classe, et ne fait plus de « crise » avant de partir pour l’ecole.
    Il a pris beaucoup de retard sur le programme, nous le faisons beaucoup travailler mon mari et moi. Mais cela ne suffit pas. Parfois je suis persuadée qu’il connait les reponses mais ca ne sort pas. Il des problemes de comprehension pour les ennoncés des exercices. Et je trouve le programme de CP bien élevé !!
    Il a eu recement un bilan de pshychomotricité qui ne revele rien de negatif, sauf que son oeil directionnel est le gauche alors qu’il est droitier, ce qui peut apporter des diificultées pour l’ecriture ou de rapiditée. Nous sommes en attente d’un bilan avec une orthophoniste, que j’espere obtenir rapidement car il en a reellement besoin.
    La maitresse nous a conseillé cette semaine que Clément participe le soir à du soutien d’aide aux devoir (clas). Ce mercredi j’ai trouvé Clément TRES nerveux, puis a fondu en larme. Lui qui exprime rarement ses sentiments m’a dit avoir tres peur d’y aller. J’ai du longuement discuter avec lui, finalement il est pret de faire un essais. La maitresse lui a dit qu’une camarade de classe y participera aussi, ce qui semble le rassurer.
    Voila je suis contente des progres de Clément, de la confiance qu’ il a acquis par rapport à l’ecole. Et je continu de l’encourager.
    Et je voullais vous remercier pour votre site qui est superbe. merci pour votre soutien et courage à ceux qui souffrent de phobie; et courage aux proches.
    Hélène

  32. Chère Madame,

    Merci beaucoup pour votre message : je suis ravie d’apprendre que la situation évolue de façon positive pour Clément. Vous avez su prendre les bonnes décisions pour qu’il soit pris en charge, et avez raison de veiller à ce qu’il ne perde pas pied dans les apprentissages.

    Je vous souhaite de très de très bonnes fêtes de fin d’année, en espérant que les vacances seront un moment apaisé et joyeux pour votre famille, et reste bien évidemment à votre écoute si nécessaire.

    Bien cordialement

    N. Anton

  33. bonjour je suis maman d une enfant de 13 ans qui est précoces et qui a fait un saus de cclasse de cm2 en 6 eme puis en 5 eme a developper des angoisse pour aller a l ecole j ai contacter ses enseignant qui malheureusement se sont apreçue de rien et ma fille souffrait je l ai donc descolairsé et fait suivre par de une psychologue et malheureusement ma fille n adhrerer pas je penser que le fait de descolaiser ma fille pour une courte periode et de la secolarisé pensant que le saut de classe en etait la premiere cause mais non ..cette année elle est au cned reglementé et aussi suivi par le medecin scolaire avec comme but de reintregré le college pendant 3 heures et malheureusement cela c est fait en fdecembre et ma fille a paniquer et ne veut plus y retourner on a reessayé mais elle est prise de panique physique elle ne dort plus ect…nos relation se sont serieusement degrader a cause de sont retour en cour ,nous avons pris contact avec un psy et je me demande si une hospitalisation ne serait pas plus benefique pour ma fille et moi car les cour du cned sont devenu dificile pour ma fille alors qu elel est precoce on dirait qu elle n est plus motivée pour le scolaire pourriez vous m aider par vos reflexion !!
    je vous souhaite une bonne année cordialement

  34. Bonjour, je suis en première L et j’ai 17 ans. Depuis plus d’un mois, impossible de retourner au lycee. Bien que ma section me plait, je m’entend pas du tout avec les élèves de ma classe, du coup cela n’a fait qu’accentuer mes absences. Aujourd’hui, mes parents sont inquiets, le lycee appelle tout les jours chez moi, et mes angoisses sont de plus en plus forte. Je suis prête à changer et aller dans un autres établissements pour repartir sur de bonnes bases. Malheureusement en cours d’année, il est difficile de trouver un établissement qui serait prêt à accueillir une phobique scolaire. Est ce que vous n’aurait pas des établissements qui seraient prêt à accepter une phobique scolaire près de Paris ? (J’habite en banlieue). Je suis vraiment désespérée. Merci d’avance pour votre réponse.

  35. Bonjour,

    Je comprends votre envie de « repartir sur de bonnes bases ». Discutez-en avec vos parents et avec les adultes de votre établissement actuel, mais soyez consciente que les troubles dont vous souffrez ne disparaitront pas nécessairement en changeant de lycée. Il est impératif que vous engagiez une démarche auprès de professionnels de santé, qui vous accompagneront et vous conseilleront au mieux avant de prendre toute décision radicale. N’oubliez pas enfin que les sentiments et les perceptions évoluent, et que cette rentrée qui annonce déjà la fin de l’année scolaire peut apporter des changements positifs. Je le souhaite en tout cas, et espère que vous trouverez les bons interlocuteurs et les ressources en vous pour vous aider à traverser ces moments difficiles. N’hésitez pas à revenir vers moi si vous le souhaitez,
    Bien cordialement et surtout, bon courage,

    Nathalie Anton

  36. Chère Madame,

    La situation que vous m’exposez est très complexe, et il m’est difficile de pouvoir vous conseiller autre chose que de faire confiance aux professionnels de santé et d’éducation qui encadrent et connaissent votre fille. Le temps demandé pour sortir de ces blocages peut être long, mais seul un travail dans la durée, avec des interlocuteurs en qui l’enfant a pleinement confiance peut avoir des chances d’aboutir. Je comprends votre inquiétude et votre découragement, mais il me semble que vous avez fait de bons choix en vous tournant vers des spécialistes. Gardez confiance en eux, et restez convaincue que les choses bougeront, même lentement.

    Bon courage, et bien cordialement

    Nathalie Anton

  37. Merci pour votre réponse ! Mon médecin traitant est au courant de la situation et est tout à fait pour un changement d’établissement tout comme ma psy. C’est ainsi que je cherche depuis plusieurs jours -voir mois- pour trouver un autre établissement sur Paris. C’est pour ça que je vous ai demandez votre aide pour un établissement qui puisse m’accepter sur Paris. Si vous en connaissez un, merci de me répondre, ça pourrait être un pas important de ma thérapie. Merci d’avance.

  38. Bonjour,

    Malheureusement, je ne connais pas d’établissements de ce type. Je vous conseille d’appeler directement le Rectorat de Paris qui saura sans doute vous aiguiller. Bon courage pour vos démarches et surtout, prenez soin de vous.

    Bien cordialement.

    Nathalie Anton

  39. Bonjour. J’ai 13 ans et je souffre de phobie scolaire. Mes absence se multiplie. Mes parents croient à de simples maladies, une mauvaises période… Mes crises d’angoisses mes rendent malade. Je n’ose pas le dire a mes parents,il ne me croiront pas. Comment faire?

  40. Bonjour Kaithleen,

    Il ne faut pas avoir peur de parler à tes parents de ce que tu ressens : on pense souvent que les parents sont en colère, alors qu’ils ne manifestent en fait que leur inquiétude pour leurs enfants. Si tu n’oses pas le faire en face à face, dis leur que tu te sens souffrante, et que tu aimerais voir un médecin. Tu pourras alors devant ce professionnel de santé expliquer tout ce qui t’arrive et comme ta mère et / ou ton père seront alors à tes côtés, ils pourront en discuter avec le médecin qui saura trouver les mots. De toute façon, tu ne pourras pas trouver toute seule la solution à tes angoisses, et tu auras besoin de l’aide d’adultes pour pouvoir surmonter cela. Plus tu te replieras, plus ce sera difficile. Dis-toi que des solutions existent, et que tu seras bien mieux encadrée, aidée et accompagnée en en parlant.
    J’espère que tout ira pour le mieux et que tu me donneras des nouvelles. Prends bien soin de toi, et bon courage pour ces moments difficiles qui devraient être passagers si tu en parles rapidement.
    A bientôt,

    Nathalie Anton

  41. Bonjour
    Maman d’une adolescente de 17 ans en terminale ES, ma fille depuis sa rentrée au lycée a de nombreux troubles intestinaux (diarrhée périodique 3 à 4 fois par jour). Depuis cet été, ces crises ce sont intensifiés et se rapprochent de plus en plus, ce qui bien sûr l’empêche d’aller à l’école. Tous les examens cliniques ont été réalisés jusqu’à la coloscopie (suspicion de la maladie de Crohn) et rien…Nous avons remarqué avec mon mari que ces crises n’ont lieu qu’à l’école et qu’une fois qu’elle rentre elle va beaucoup mieux, après de nombreuses absences pendant sa scolarité au lycée Depuis sa rentrée en terminale elle en est déjà a plus d’un mois et demi d’absence dont un mois depuis janvier 2013, après les congés de noël. Je l’ai emmené voir une psychologue que je connais bien et qui a tout de suite diagnostiqué la phobie scolaire, j’en ai parlé à son médecin traitant qui a confirmé le diagnostic. Ils me disent tous les deux qu’il faut qu’elle consulte un psychologue mais qu’il faut qu’on l’oblige à rester à l’école lors de ses crises et ne pas aller la chercher. Lorsque je lis les symptômes de la maladie, en fait je me rends compte que ma fille a déjà ce comportement bien avant le lycée, en fait depuis la primaire. Les médecins me disent que je dois la faire suivre car c’est l’année de son BAC et elle ne doit pas être en échec scolaire pour cela il faut l’aider rapidement. Le problème c’est que ma fille ne crois pas dans la phobie scolaire et dis qu’elle a quelque chose mais qu’on ne lui trouve pas.
    Je ne sais pas comment la prendre ou quoi lui dire pour qu’elle accepte une psychanalyse, sans se braquer, et très rapidement. J’espère que vous pourrez m’aider
    A bientôt

    Betty

  42. Madame,
    Je crois que jusqu’à présent, vous avez fait les bonnes démarches et il faut espérer désormais que votre fille accepte d’être suivie. La brusquer ne servirait à rien. Elle réalisera sans nul doute que rechercher une maladie physique n’a pas de sens. La psychanalyse est sans doute un peu lourde, et une psychothérapie plus courte, en face à face, avec un psychologue ou psychiatre serait sans doute plus indiqué dans le cas que vous me décrivez. N’a-t-elle aucun adulte référent en qui elle ait confiance, au lycée notamment ? Je pense par exemple au CPE ou à l’infirmière ou au médecin scolaires. Qu’en est-il de la psychologue que vous mentionnez ?
    Quant au fait qu’elle puisse échouer au bac, dites-vous qu’une année supplémentaire est parfois nécessaire pour prendre le temps de reprendre confiance.
    Bien cordialement,

    Nathalie Anton

  43. Bonjour

    Je vous remercie, j’ai pris rendez vous avec une thérapeute, Praticien en Hypnothérapie Ericksonienne, qui a priori traite toutes les phobies dont les phobies scolaires, son premier rendez vous a lieu vendredi. La psychologue dont je parle, est la mienne donc elle ne peut la suivre, c’est la raison pour laquelle je cherchais quelqu’un d’autre. Au lycée a priori ils sont assez compréhensifs, mais dès qu’elle a une crise ou un malaise ils me téléphone pour que je vienne la récupérer, car il n’y a pas d’infirmerie, alors que ma psychologue et le médecin me disent qu’il ne faut surtout pas céder et qu’il faut qu’elle reste au sein de l’établissement jusqu’à ce que la crise passe pour que la « phobie « comprenne qu’elle n’aura pas le dessus. Et ils m’ont dit qu’il fallait que nous ne préparions car cela allait être une lutte difficile mais qu’il ne fallait pas céder, tout en l’épaulant.
    Pensez vous que j’ai bien fait de m’orienter vers une thérapeute ?

    Cordialement

    BETTY

  44. Chère Madame,

    Je pense que vous avez pris en effet la bonne décision, et j’espère que votre fille adhèrera à cette démarche car il est difficile d’engager une thérapie sans le désir du patient.

    Bien cordialement,

    Nathalie Anton

  45. Bonjour,
    Mon fils de 14 ans a développe une phobie scolaire cette annéee depuis le 2eme trimestre suite à des moqueries à l’école et une grande souffrance. il a eu de très nombreuses absenses et après un arrêt prolongé, le cmp nous a proposé de lefaire reprendre l’école en planning aménagé. Mais il est dans l’impossibiité d’aller à l’école. Le peu de temps où il y est allé a été une torture et il a tenu 3 jours sans sommeil (cauchemars, mal au ventre,anxiété extrème).Il ne peut pas y aller et pense à se suicider s’il y retourne car il est rejetté et moqué même par ses anciens amis qui se sont ligués contre lui. Il ne reçoit plus les devoirs par ses camarades et est déçus et inquiet à l’idéé de redoubler du fait de ce trimestre mal parti alors qu’il est bon élève. Il est à la maison actuellement. Doit-on le le mettre en cours par correspondance pour l’aider à le valider et éviter son redoublement. Et que faire l’année prochaine? Ces cours lui permettront-il d’être rescolarisé ensuite? Nous pensions le faire changer de collège à la rentrée pour ne plus qu’il se sente humulié. Est-ce un problème qui peut se reproduire dans un nouveau établissement. Je sais que le CMP n’aime pas les cours par correspondance du fait de la désocialisation mais le laisser en échec et se dévaloriser est-ce mieux. Il est seul à la maison. De tout façon, il n’a plus d’amis à l’école. Nous sommes un peu dans l’urgence et ne savons pas si nous devons foncer ce qui veut dire le déscolariser du système que nous connaissons et qui ne lui convient pas ou attendre…

  46. Bonjour,

    Il semble raisonnable de suivre les conseils des professionnels du CMP qui suivent votre fils, non parce que l’option que vous suggérez est mauvaise, mais parce que leurs recommandations s’appuient sur la problématique particulière de votre enfant. Il se peut que l’énergie psychique qu’il mobilise en ce moment pour lutter contre l’angoisse et la culpabilité de ne pas être dans la norme l’empêchent d’assumer tout un programme scolaire par correspondance, et qu’une situation d’échec serait alors très lourde à supporter.
    Vous pouvez en revanche l’inscrire à des cours de soutien au CNED dans certaines matières, histoire qu’il ne perde pas pied dans les apprentissages, ou encore demander aux professeurs (pas aux élèves, c’est bien trop lourd à cet âge), via le CPE ou le chef d’établissement, qu’ils envoient leurs cours ou les devoirs par Internet si cela est possible : les manuels sont désormais bien faits et il est possible, pour l’enfant de faire les exercices demandés et de les renvoyer aux enseignants.
    Enfin, un changement d’école à la rentrée prochaine paraît tout à fait indiqué s’il souffre dans celui-ci d’une forme de harcèlement.
    Bon courage et bien cordialement,

    N. Anton

  47. Bonjour,
    Je me promène sur les commentaires-témoignages et retrouve la même souffrance, les mêmes errances. Un fils de 12 ans.
    Depuis la moyenne section, me demandait chaque début d’année scolaire combien d’années d’études il lui restait. Mais il se rendait à l’école. En cours moyen un, le troisième trimestre s’est soldé par beaucoup d’absences. Mais il est passé. Bon élève. réservé, trop, anxieux, trop, pas très bûcheur, mais bonne mémoire. Cours moyen 2, même topo. Absent tout le troisième trimestre.
    Dès le jeudi, l’enfant était crevé, vidé.
    Le vendredi, il s’effondrait.
    Mais passage en sixième car tjs bon niveau. Tjs très anxieux. Paniqué à l’idée de rentrer dans l’école. Psy, rien, car mon enfant ne disait rien
    Sixième. Trois jours. Panique. Rien n’y a fait, les menaces, le chantage. Tout y est passé .Enquête sociale, car séparation très difficile du couple – violences conjugales. J’ai obtenu la garde de mon enfant. Malgré une enquêtrice sociale qui m’a descendu (mère castatrice, trop mère poule, trop fusionnelle) et prenant parti pour le père – qui était l’instigateur des coups.. mais sachant aussi très gentil.
    Pas vicieux, un peu atypique – et très persuasif. Très.
    Bref, nous nous sommes sortis de ce combat judiciaire, sonnés, mais debout.
    la sixième. La rentrée. Le cauchemar reprend.
    L’équipe administrative nulle. Nulle. Aucune aide. Rien.
    Décision rapide de suivre la sixième par correspondance.
    Là encore, désaccord entre parents;
    Je sens que mon enfant est mal. Je sens qu’il ne peut pas.
    On ne nous croit pas
    Petit exemple : l’équipe du collège nous convoque.
    L’enfant se rend au collège avec moi, retrouvant le papa, et l’équipe fameuse.
    L’enfant est interrogé. « Es-tu rentré facilement au collège ? »
    Oui répond mon enfant.
    De là, il est maintenu de force – oui ceinturé – pendant que nous parents sortons.
    Le soir, je vais récupérer l’enfant.
    Version du collège : tout s’est bien passé.
    L’enfant : le matin, l’infirmerie, le midi plateau tout seul, j’ai traversé la cour tout seul avec mon plateau pour repartir à l’infirmerie.L’après-midi, cours. Oui bien passé, L’enfant était soulagé de voir qu’il pouvait suivre même après deux semaines d’absence.
    A sa réponse : qu’il avait pu entrer facilement au collège.
    Il me dit : oui, le portail était ouvert, il fallait faire trois pas..
    Et voilà, la réponse et les deux perceptions.
    Car mon enfant est très attentif aux mots, à leur sens profond.
    Il en est même agaçant, je le reconnais. Un peu rigide..
    Donc sixième par le cned. Je suis couverte, là encore juge, car refus du père.
    Suivi avec deux professeurs.l’année se passe. Il est arrivé au bout du programme.
    Entre temps déménagement, collège à trois minutes. Cinquième. Deux jours parfaits.. Puis. Panique qui recommence. Là, épaulés par équipe éducateurs. Demandés par nous, parents.. .
    L’enfant. Anxieux.très anxieux. Réfléchit trop. Analyse tout le temps. Se sent bien avec enfants plus vieux ou adultes.Prévoit ou essaie de prévoir tout. La spirales de questions. Un sens aigu d’analyse. Cynique. Insolent sans vouloir l’être. Détestant l’injustice. Une mémoire implacable (comptant trop dessus… et déteste l’apprentissage bourrage de crâne) N’a jamais fait de bêtises petit. Trop sérieux. Marchant à 9 mois. Parlant à l’âge normal mais jamais sans babiller. Il n’a parlé que lorsqu’il a pu formuler clairement des phrases. Une anxiété qui le bouffe donc. Plutôt introverti. N’aime pas le sport – détestant tout ce qui approche la compétition. Décalé, et se sentant décalé avec les enfants de son âge.
    Il avait fait test QI. rien de surprenant. décelé. A part un comportement anxieux.
    Nous ne voulons pas replonger dans le cned. Car c’est vrai, le risque est que l’enfant se dirige aussi vers une phobie sociale.
    Et là aussi, enchaînement, isolé, l’enfant a honte de la situation, perd les rares relations qu’il avait.
    Vrai que quasiment pour les phobies scolaires, l’on évoque la mère trop présente, le père trop absent. Je nous reconnais, c’est exact. Mais d’autres familles ont vécu le même éclatement et tous leurs enfants n’ont pas été phobiques.
    Une culpabilité énorme. Une honte, Une souffrance.
    Chez l’enfant, chez les proches.
    Les amis qu’on perd. Car un enfant qui ne va pas en cours est forcément un enfant roi, et par là une mauvaise fréquentation.
    L’on attend une prochaine réunion.
    Trouver une structure qui l’accueille. Un petit nombre d’enfants, pas forcément avec le même profil, mais avec des fragilités diverses;
    L’on nous parle de pédopsy. Ok
    L’on évoque aussi éloignement, placement.
    Car situation douloureuse, ou la souffrance fait écho à celle des parents.
    C’est un enfer. Je sais à présent que le chemin sera long, escarpé.
    Voilà, c’était notre témoignage.
    M’exprimer est libérateur.
    Avoir lu les autre témoignages et vos réponses met du baume sur nos blessures.
    Gardons espoir.
    Même si…
    Après la pluie… le beau temps revient – toujours.

  48. Bonjour,
    Je m’appelle Fanny et depuis mes 8ans je souffre de phobie scolaire.
    Pendant longtemps les établissements scolaire ne m’ont pas compris jusqu’au jour ou j’ai pu changer d’établissement et qu’on a mis un nom sur mon mal-être, La phobie scolaire.
    J’ai alors été voir un psychiatre qui a demandé une prise en charge dans un C.M.P.A (Neufmoutier-en-brie). J’y suis resté 3 ans. On pensait que j’allais être capable de retourner dans un établissement lambda, j’ai donc fais ma seconde dans un lycée avec beaucoup d’absences et de difficultés. Je n’ai pas pu y retourner à partir de Février. Je suis contrainte d’y retourner cette année car le CMPA ne peut pas me reprendre et depuis la rentré j’ai déjà loupé 3 jours. Tout ça m’angoisse énormément, je ne sais plus quoi faire pour suivre ma scolarité j’aimerai de l’aide car le lycée m’a fait passer de justesse et si je n’y vais pas pendant 1 mois ils veulent me faire redoubler ce que je ne veux absolument pas. J’aimerai savoir si il a des structure qui accueille les phobies scolaires merci à vous

  49. Bonjour Fanny,

    Merci de votre message plein d’inquiétude, mais plein aussi de combativité. Sachez tout d’abord que redoubler n’est pas forcément un mauvais choix : cela laisse le temps d’approfondir et de reprendre les sujets qui n’ont pas pu être abordés l’année précédente pour diverses raisons, dans votre cas : les absences de cours. Un redoublement contraint porte difficilement ses fruits, mais si l’élève n’a pas les bases requises pour suivre en première, il risque de passer une année très compliquée… et les dossiers examinés pour intégrer des filières post-bac sont souvent ceux de la première et de la terminale.
    En ce qui concerne la structure qui pourrait accueillir des élèves souffrant comme vous de phobie scolaire, il faut vous tourner vers le Rectorat de votre académie, qui seul saura vous répondre et vous orienter vers le meilleur établissement ou vous proposer une solution alternative (cours par correspondance par exemple). Vous évoquiez Neufmoutier-en-Brie, j’en déduis que vous dépendez du Rectorat de Créteil : http://www.ac-creteil.fr/coordonnees.html

    J’espère que vous et vos parents, qui doivent évidemment vous accompagner dans vos démarches, trouverez des réponses concrètes aux questions que vous posez, et que vous parviendrez à poursuivre cette année scolaire dans un cadre plus serein que celui dans lequel vous avez commencé.

    Bon courage à vous, n’hésitez pas à me tenir informée de l’évolution de vos recherches.

    Bien cordialement

    Nathalie Anton

  50. Bonjour.
    Je suis la maman de Clement qui souffrait de phobie scolaire lors de son entrée au Cp l’année dernière.
    Clément à passé de bonnes vacances réparatrices. Il est parti avec nous dans une station de montagne ou on lui a laissé un peu plus d’autonomie. comme sortir seul à une aire de jeux, participer seul aux activites de la station, il a meme eu certains jours la clef de l’appartement. Il voullait faire du rafting avec son pere. Il est donc allé s’inscrire. Et le jour J il a été malade d’angoisse. Il s’est enfermé dans les Wc au moment de mettre la combi, est sorti blanc comme un linge. Mais a accepté de participer et s’est éclaté.
    Nous l’avons félicité et précisé qu’il avait surmonté sa peur.
    Puis 2 semaines avec ses grands parents.
    Quelques jours avant la rentree son comportement à changé.
    La nervositée est de retour, il est arrogant avec nous et quelques jours avant la rentrée il s’est mi à s’arracher les sourcils. ce tic ne semble pas etre encore une obsession. Mais ca m’inquiete beaucoup.
    Le 1 er jour (comme pour le CP) il est allé presque serein en classe.
    Les jours suivants on a connu deux matinees de crise.
    Maintenant je pense qu’il a pris confiance en la maitresse. Il prend sur lui pour ce rendre à l’ecole malgres les nausées et le mal de ventre.
    Je rencontre la maitresse la semaine prochaine.
    Il est toujours suivi au CMPP par une psychologue. Avec qui je suis (un brin)en désaccord.
    Elle m’a suggéré devant Clement de ne plus le mettre à la cantine ni à l’étude.
    Je suis dans l’incapacité de faire cela. Actuellement il ne va à l’étude que 2 soirs dans la semaine. mais je vais passer à plein temps donc au contraire ,je vais lui rajouter un soir d’etude. :-/
    Je n’ai pas beaucoup de retour de leur séance . Parfois je voudrais lui donner des infos sur des événements, mais c’est toujours rapidement dans le couloir. Quand je lui demande de me recevoir ( tres rare) c’est toujours avec Clement ou alors elle n’a pas le temps.
    Ce matin Clement me reprrochait de ne pas écouter sa psychologue.
    Pour le fait que Clem s’arrache les sourcils je ne sais meme pas si ils ont abordé le sujet ensemble.
    J’ai bien conscience que ce sont ces sceances à lui. Mais j’ai l’impression qu’on avance pas.

    Je ne le reconnais plus du tout. Il nous repond en permanance. Il adopte une attitude d’ado en relevant une jambe de son jogging, met sa capuche de sweat sur la tete et se dandine comme font bien souvent les jeunes.
    Mercredi dernier (je ne sais pas la raison) il a tapé pour la première fois sa soeur de 2 ans qui avait la joue en feu. Pourtant il l’adore, et apprecie lui montrer des livre ou des nouveaux jouets.
    Il est arrogant, nous dis  » j’men fout » lorsque l’on veut lui parler.
    Il n’y a que le week-end ou on le retrouve un peu. plus posé avec un comportement de son âge.
    Il parle deja du collège, alors qu’il n’est que en CE1. Il en parle comme une prison, un lieu affreux.
    Ca me fait mal de ne pas pouvoir l’aider plus.
    j’envisage de l’enmener voir une psychothérapeute. Mais je ne sais pas si c’est bien de voir une autre professionnelle.
    Ou peu être payer quelqu’un pour le chercher à l’école, comme le suggère sa psychologue. Mais financièrement ce n’est pas simple.
    Je suis un peu larguée face à ses angoisses, et je ne sais plus comment l’aider.
    A bientôt et merci de l’intérêt que vous nous portez à tous !!

  51. Chère Madame,

    Je suis ravie d’avoir de vos nouvelles, et de voir que Clément, malgré ses difficultés, parvient quand même à surmonter ses peurs. Je vous donnerais une métaphore que je trouve très parlante concernant l’agressivité dont peut faire preuve votre enfant : lorsqu’on a un bras cassé, on le protège par un plâtre, des bandages, une écharpe, et on peut être très agressif quand quelqu’un essaie d’y toucher, quelle que soit l’affection qu’on porte à cette personne… On peut imaginer que votre enfant souffre d’être à l’école, et que sujet est donc très douloureux pour lui, mais qu’il essaie de se protéger, de le surmonter, de « guérir » en quelque sorte. Mais il va de soi que cela ne peut justifier un comportement violent. Et le premier conseil que je vous donnerais, que Clément vous demande d’ailleurs de suivre, serait de prendre rendez-vous avec sa psychologue, pour lui dire tout ce qui se passe et tout ce qui vous pèse. Il est important que Clément voie que vous travaillez de concert et que vous avez son bien-être comme souci commun. Aller voir un autre professionnel pourrait destabiliser votre fils, qui semble avoir confiance en sa thérapeute.

    J’espère que la situation évoluera de manière positive, et que vous resterez aussi combative que vous semblez l’être !

    Très bon courage à vous et bien cordialement

    Nathalie Anton

  52. Bonjour,
    Je reviens ici après une absence d’un an, je suis l’auteur du message du 9 octobre 2012.
    Je m’appelle donc Andréa.
    Je tiens à dire à tous les parents qui sont ici et qui s’inquiète pour leurs enfants, qu’il y a une fin à ce cauchemars. J’y suis entrée à 14 ans, en classe de 3 ème, aujourd’hui j’en ai 16 et je suis en première, dans un lycée normal.
    J’ai essayé plein de méthodes pour aller à l’école comme tous le monde, j’ai vu toute sorte de spécialiste : Psychologue, Pédopsychiatre, Hypnotiseur, Sophrologue, Kinésiologue, Professeur de Yoga, de Reiki, conseiller et j’en passe. Et franchement ça a couté très chère à ma mère pour peu de résultat. En revanche je vous conseille la kinésiologie, c’est la seule chose qui a vraiment marché !
    Mon enfance à été asse chaotique : père alcoolique et dépressif ne travaillant pas, mère qui fait ce qu’elle peut pour tenir la famille à bout de bras, que ce soit moralement ou physiquement. De ce fait, sans le vouloir, on m’a attribué le rôle de second parent, je remplaçait mon père. Par conséquent j’ai grandis trop vite, et je pense que c’est LE facteur déclencheur de la phobie scolaire, on se sent en décalage avec les gens qui sont avec nous en classe, on est pointé du doigts, on ne veut pas faire comme tout le monde, on veut tout faire trop tôt et trop vite, on est des mini adulte en quelque sorte. Et l’école est le lieu par excellence pour donner lieu à des mal-être discriminatoire. Pour sortir la tête de l’eau il faut beaucoup de force, de volonté, de courage. Moi j’ai jamais perdu de vue mon objectif : mon futur métier, mon rêve, ma vocation. Et quand je voyais cette lumière au début du tunnel le matin, j’avais envie de me lever, même si je n’allais pas en cour, je me levais et ça c’est un bon début, car la phobie scolaire peut amener la dépression, et c’était mon cas. Je pense que cette maladie ne se soigne jamais vraiment, on la détourne, il faut se dire que l’école ça dure pas toute la vie, que c’est un mauvais cap à passer. Pour le surmonter il faut que la famille soit présente : éviter tout stress superflu, ( par exemple moi, tous les matins, si je ressentais un quelconque stresse, je faisais une crise d’angoisse ingérable, à n’en plus respirer et faire un malaise ), se détendre le soir et surtout passer une bonne nuit. J’ai eu pendant plus d’un an des anti dépresseurs et des anxiolytique et franchement je constate que ça ne m’a pas aidé, ça a caché la misère et le jour où il y en a plus, on tombe de haut. Il faut commencer, par avoir un environnement calme pour aller mieux, changer d’établissement par exemple. Et surtout beaucoup de dialogue avec le corps enseignant et la famille.
    Aujourd’hui je suis donc en première Es, je vise le bac, j’ai hâte que le lycée soit derrière moi. en 2 ans j’ai changé d’établissement 3 fois et ai terminé ma 2nd via le cned qui à mon sens peut être une solution provisoire, le temps de soufflé un peu, car la phobie scolaire, c’est exténuant !
    J’espère vous avoir aidé et éclairé, et surtout avoir été claire dans mes propos, je vous souhaite à tous beaucoup de courage, et croyez moi, on s’en sort !

  53. bonjour, je suis maman d une fille de 15 ans . Depuis sa rentree en seconde elle fait une phobie scolaire elle est entree dans un lycee qui ne lui plaisait pas , en discutant avec ellle elle me disait qu elle ne se sentait pas a sa place et qu elle ne se sentait pas en securite et qu elle était trop loin de moi .Apres avoir appeler l academie vu le CPE , l infirmiere scolaire et notre medecin traitant nous l avons changer de lycee pour voir. Elle estrester15 jours a la maison le temps que tout se mette en place . Elle a donc changer de lycee pour un lycee qu elle aimait bien il y a aussi une copine a elle qui y est elle se sentait confiante pour y aller et y arriver . Mais hier juste avant qu elle y rentre panique pleurs car elle avait peur que ca recommence !! ce matin elle y est partie avec une envie de vomir et elle m a envoyer un sms comme quoi ca lui faisait pareil !!! QUOI FAIRE je suis perdue

  54. Bonjour,

    Le parcours de votre fille montre que la phobie scolaire n’est pas seulement liée au contexte d’enseignement, et que même si l’on déplace l’enfant, l’angoisse se déplace souvent avec lui. Il serait important que votre fille accepte d’être accompagnée par un psychologue ou un psychiatre qui pourrait l’aider à appréhender les sources de sa phobie et à gérer ses manifestations.

    Demandez là-encore conseil autour de vous, à votre médecin traitant, voire à l’Académie notamment, pour trouver un professionnel dans lequel vous pourrez avoir confiance.

    Je vous souhaite bon courage dans cette nouvelle étape.

    Bien cordialement

    N. Anton

  55. Bonjour,

    Je suis la maman d’une petite Zoé ( 5ans ) qui est en grande section de maternelle et qui souffre de phobie scolaire.
    Pour résumer son parcours…
    elle a commencé la petite section très bien ( elle était une des seules de sa classe à ne pas pleurer les premiers jours!!) puis au bout de 15 jours ça a commencé a devenir de plus en plus difficile…. de plus elle était souvent malade et donc souvent absente! Sa maitresse a commencé a se braquer contre elle et la disputait dès qu’elle pleurait ( lors d’une crise d’angoisse Zoé ne pouvait plus respirer et la maitresse l’a mis dehors sous la pluie pour la calmer… ce qui a été pire!!!! )… c’était la première année que cette maitresse faisait la classe a des petits de maternelle et elle criait énormément apres les enfants… Zoé était terrorisée… au mois de février, alors que je tentais tous les jours de parler du cas de Zoé avec elle, la maitresse me dit : Zoé ne s’adapte pas du tout à l’école … elle passe ses récrés toute seule à pleurer!!!! Je comprenais mieux la souffrance de ma fille! Mais selon la maitresse Zoé était une petite fille capricieuse et trop gatée… aucun dialogue constructif de possible avec cette maitresse…
    Fin mai impossible de mettre Zoé à l’école… crise de panique terrible ( pleurs maux de tete de ventre…ne pouvait plus respirer… ) on a donc décider de la garder à la maison jusqu’aux grandes vacances.
    L’été s’est bien passé… en moyenne section les débuts ont été un peu durs mais la maitresse était très douce et compréhensive et Zoé a été mise en confiance rapidement. Elle a passé une bonne année scolaire et ne jurais que par sa maitresse.
    Cette rentrée a été plus dure… malheureusement Zoé a raté sa rentrée.. grosse angine et 40 de fievre pendant 5 jours donc elle a fait sa rentrée le vendredi au lieu du mardi…
    Le premier jour s’est bien passé puis ça s’est dégradé très rapidement au point où je récupérai ma fille de l’école trempée de pipi !
    Elle commençait ses crises de panique le soir avant l’école… je l’ai trainée plusieurs fois à l’ecole en pleurs et crise de panique et la maitresse n’a rien trouvé de mieux que de la disputer…!
    Apres plusieurs discutions avec la maitresse et en accord avec la psychologue qui suit Zoé depuis 3 ans pour ses problèmes avec l’école , nous avons changé ZOé d’école, pour une petite structure ( 15 enfants en classe unique ).
    Zoé nous disait que dans son ancienne école elle avait peur du bruit, des autres enfants.
    La psy nous parle de précocité ( elle a fait un test QI qui a révelé cela ).
    Ca fait une semaine que Zoé est dans sa nouvelle école, la maitresse est adorable et compréhensive avec Zoé et les enfants très gentils avec elle.. elle joue avec tous et s’intègre très bien ( elle avait beaucoup plus de mal dans son ancienne école ).
    Cependant, elle a toujours ses fortes angoisses qui se manifestent au moment de partir ou en plein milieu des cours… La maitresse a souhaité que ZOé ne vienne que l’après midi dans un premier temps pour lacher un peu la pression.
    Il faut préciser que ma fille adore l’école ( elle joue a la maitresse dès qu’elle rentre!!! ), a une obsession, apprendre à lire et écrire!!!!
    Je suis triste de voir que ses angoisses l’empeche de pouvoir se rendre à l’ecole et me sent désemparée… c’est une petite fille pétillante et pleine de vie qui est cependant beaucoup plus à l’aise avec les adultes qu’avec les enfants.
    J’aimerais avoir d’autres témoignages de parents qui ont rencontrés ce problème avec des enfants si petits et avoir des conseils… je ne sais plus vers qui me tourner…
    D’avance merci…

  56. Bonjour
    je suis maman de 2 enfants un de 16ans qui est au lycée a Nouméa et un de 12 ans qui et en 6em .
    depuis le mois de mai 2013 mon 2em enfants refuse d »allé a l’école il a commence a manqué 2 jours dans la semaine et puis cela a empiré :semaine complète
    j’ai pris rendez vous avec un psychiatre qui la mis sous laroxyl 50mg 1 comprimé tout les soir a 19h qui est un anti dépresseur
    au bout du 10 eme jour j’ai arrêté le traitement mon fils était comme drogué je lui parlé il ne me repent pas ou alors avec la tete j’ai demander au psychiatre si c’est normal il ma dit il faut compté 10 a 15 jours avant d’avoir un résulta.
    aujourd’hui
    j’ai pris contacte avec une assistante social qui me a scolarise dans un autre collège il a fait une semaine sans problème et ce matin la cata il veut a allé en cours
    je voudrais savoir si il y a une autre solution ou si je doit revoir le phsy mais je voudrais évité les médicaments.

    merci

  57. Bonjour,

    Il est important que vous ayez confiance dans le spécialiste qui va aider votre enfant. Pourquoi ne pas rencontrer un autre médecin ou un autre psychologue afin d’avoir un autre point de vue sur la difficulté rencontrée par votre fils ?

    Bien cordialement

    N. Anton

  58. bonjour.

    depuis la rentrée septembre 2013 ma fille de 13 ans en classe de 4eme ,a des crises d angoisse qui s amplifie au fur et a mesure des jours .jusqu’ a devenir une phobie scolaire voir je pense une dépression. cela a commencé par la peur de prendre le bus, puis le fait de rentrée dans le collège est devenu compliqué. elle a commencé a louper le bus un matin puis deux. puis ne plus pouvoir y retourner l après midi .j ai consulté plusieurs fois le médecin, qui lui a donné des décontractant d’homéopathie mais comme les choses on empirés une pises en charge avec un psychologue a été installés. le collège a instaurer un emploi du temps aménagé que le matin mais ca n y change rien. le matin elle pleure se renferme sur elle même, elle a mal au ventre a la tête, se blesse souvent (pas volontairement mais se plain de douleur sans cesse) ne dors plus la nuit mais a partir de 6h donc impossible de la levée pour les cours. on est même allées aux urgences pédiatrique pour voir un pédo psychiatre mais il n ont pas juger son cas urgent. je suis démuni de la voir comme ca , elle souffre est j ai l impression que personne ne comprend. et pour couronner le tout le collège viens de me prévenir qu il vont faire remonter l info a l inspection académique pour absentéisme trop fréquents, j ai contacté le CNED pour qu elle puisse faire les cours a la maison, mais je ne veux pas qu elle soit déscolarisé juste qu elle récupère les cours aux quelles elle n assiste pas…. j ai peur de l avenir,
    merci d avance

  59. Chère Madame,

    Je crois que vous faites de votre mieux pour aider votre fille : collaboration avec l’établissement, suivi par des professionnels de santé, cours par correspondance pour éviter le retard scolaire… Il serait bon d’identifier ce qui lui pose problème dans le fait d’aller au collège, mais cela peut prendre beaucoup de temps, et c’est cette notion de durée qu’il faut maintenant accepter. Car malgré la bonne prise en charge instaurée, l’angoisse est un mécanisme reposant sur des motivations souvent inconscientes et qui disparaît difficilement. Je ne doute pas que l’Inspection académique (avec laquelle vous devriez prendre rendez-vous), vous proposera des solutions telles qu’un changement d’établissement par exemple… mais le plus important, et on le sent très bien à la lecture de votre message, c’est que votre fille se sente comprise, rassurée, et épaulée dans ce temps qu’il lui faut pour renouer avec la scolarité et s’épanouir en tant que jeune fille.
    N’hésitez pas à me donner des nouvelles de la situation,

    Bien cordialement

    Nathalie Anton

  60. Bonjour,
    Je m’appelle Sylvain et j’ai 13 ans (je suis en 4°)
    Cet année,j’ai eu des petits soucis (classe trop bruyante,méchante….) et un individu s’est fait passer pour moi sur internet
    Y’a 2 semaine,je me suis mis a avoir une phobie scolaire (mal au ventre en pensant au collège,je pleure tout les larmes de mon corp j’ai envie de vomir,je me rend malade….).Ma mère me comprend a peu près,demain j’ai rdv chez la CPE,ils vont me forcer a retourner en cours,j’arrive pas…j’ai trop peur je pleure…..J’ai oublier de vous dire que mes résultats baissent énormement (14 de moyenne générale avant et maintenant 11,83).Je pleure tout le temps,même en cours (quand j’y étais) je peut pas y aller…c’est trop dûr

    Pitier AIDEZ MOI

  61. Bonjour Sylvain,

    Je te remercie de ton message, car il faut du courage pour oser dire que quelque chose fait peur au point de ne pas pouvoir se contrôler.

    Ta perte de confiance dans les élèves qui t’entourent est tout à fait compréhensible, à la lecture de ce dont tu as été victime. Pour que la confiance ses reconstruise, il faut du temps, mais aussi l’assurance que les faits ne vont pas se reproduire : j’espère que les adultes autour de toi sont au courant de ce qui s’est passé et que les élèves ont compris qu’ils avaient mal agi.

    Dis-toi que ta moyenne de 14 indique que tu es un bon élève, et la petite chute des résultats dont tu parles sera vite corrigée dès que tu te sentiras mieux. Les vacances de décembre approchent à grands pas, tu vas avoir tout le loisir de te reposer et de reprendre des forces, physiquement et moralement.

    Si tu sens que les angoisses continuent, il faut en parler à tes parents pour qu’une solution adaptée puisse t’être proposée : c’est un peu comme si tu avais une grippe, et il ne te viendrait pas à l’esprit de cacher ta fièvre ni ton incapacité à sortir de ton lit ! Dis-toi que l’angoisse, lorsqu’elle n’est pas passagère, passera difficilement toute seule et qu’il faut être aidé pour s’en débarrasser. Donc il faut garder le courage et la franchise que tu as eus pour m’écrire, et ne pas avoir honte d’un sentiment que beaucoup d’adultes autour de toi connaissent bien et ont souvent déjà éprouvé.

    Enfin, tes parents et le CPE pensent à ce qui est bien pour toi : et tu sais sans doute qu’il est important que tu ne te descolarises pas. Garde confiance en leur jugement et en leur volonté de te protéger des autres, mais aussi de toi-même. Cette envie de ne plus retourner au collège est dictée par la peur, à laquelle il ne faut pas toujours céder pour ne pas voir son univers se rétrécir aux quatre murs de sa chambre.

    N’hésite pas à me recontacter pour me dire comment s’est passé ton lundi.

    Bon courage à toi,

    Nathalie Anton

  62. En tant que maman d’un enfant phobique de bientôt 13 ans.
    Surtout Sylvain parle, parle. A tes parents. A un psy si tes parents t’emmènent en voir un.
    Ou dirigez-vous vers un cmpp.
    Fais-toi aider pour gérer toi ton angoisse. Hypnose, kinésithérapie, sport, musique.
    Garde confiance en toi. Surtout. Nathalie Anton a raison. Tu vas apprendre à affronter ta peur,
    Dis-toi que ce n’est qu’un passage dans ta vie. Un moment, un simple moment même si difficile, douloureux. Tu vas t’en sortir. Tu vas réussir. Tu vas réussir.
    Tu es très courageux d’oser te raconter. L’admettre est déjà un énorme pas vers le mieux-être.
    Il faut régler le problème internet. Le vol d’identité.
    Parle-en à tes parents. Ils doivent t’aider. Au CPE aussi. Il faut réagir de ce côté vite. Que ces faits ne se reproduisent plus. Surtout. Tu es la victime, tu n’es pas coupable. Tu n’as pas à avoir honte. Tu dois te défendre. Aux autres de prendre leurs responsabilités.
    Donne de tes nouvelles. Sylvain !
    Confiance et ténacité, tiens bon !
    Pensées cordiales
    Marie

  63. Bonjour ma fille agée de 13 ans en classe de troisieme a une phobie scolaire(enfant precoce qi 147) depuis ces 10 ans je l ai descolarisée car incomprehension du directeur qui ne comprenais pas la souffrance je l ai mise en isf pendant un ans mais je savais que cette situation n etais que passagere puis j ai conctacté le medecin scolaire qui pour l année suivante en envisagé un cned reglementée dans le but de reessayer la scolaritée pour deux matieres en structure cela a ete un echec car le temps que cela c est mise en place (decembre d e l année derniere donc en cour d année ) cela etait une souffrance terrible pour ma fille je l ai aussi fait suivre par un therapeute .Cette année ma fille a reintegré un college et avec l aide de l infirmiere on remet regulierement ma fille sur la voix car chaque evenement qui sort de l ordinaire(vole de sa trousse ,car en retard ..) ma fille se bloque et veut plus retourner au college malgré 13 jours d absence par ci par la depuis septembre on y arrive jusqu a il y a deux semaine un eleve plus agée 16 ans et qui a priori debut de l année a des propos tres sexue a l encontre de ma fille (viens on va te prendre a deux ! prete moi ta mains pour que je me br****e)ect..Ma fille ne voulais pas que j entervienne elle voulait gerer se probleme toute seule (peur de faire voire une faiblesse ou pas mais j etais coincé car elle me disait si tu fais qq choses j y vais plus …jusqu au jour ou elle a craqué et a etais le dire a l infirmiere puis un prof pour la changer de place car elle en pouvait plus ceci fait cet eleve etant un eleve qui ayant deja eu un jour d exclusion et dont les notes sont au raz de paquerette et ayant fait autre choses de plus grave a ete exclus pour trois jours (pour un plus gros probleme et aussi pour les agressions verbale ) ma fille apres cela n a pas voulu allez au college pendant une semaine complete puis elle y est retourné quand il a ete exclus mais quand il a repris ma fille n a pas voulu y retournée tres dur ….au bout de longue negotiation enfin elle y est retourne vendredi dernier mais tous les jours pour y aller c est la croix et la baniere alors pour les cours c est dur car absence elle n a pas tous ces cours les devoir elle les loupe il faut les rattraper etc…Nous avons rendez vous avec le medecin scolaire et l infirmiere j envisagé ainsi que le medecin generaliste et son therapeute peu etre de faire un pai pour la soulagert si cela est possible car ma fille me dis qu elle est en burn out elle s epuis e a reflechir tout le temps …voila ma question je vous remercie de votre réponse

  64. Bonjour Sylvain,
    Je suis Maman et je suis très touchée par ton témoignage, j’ai ma fille qui a des phobies scolaires et qui va mieux, j’avais d’ailleurs laissé un commentaire le 27 février 2013.
    Il faut que tu sois conscient d’une chose c’est que tu n’es coupable de rien, si quelqu’un a pris ton identité c’est juste honteux et méprisable. Tu n’as pas à te sentir mal, c’est lui qui devrait avoir honte et surtout pas toi. Je sais que ce doit être beaucoup plus facile à dire qu’à faire, mais ne baisse pas les bras sois fort. Parle à tes parents de ce que tu ressens, tu sais que personne ne te voudras plus de bien qu’eux, même si tu peux penser le contraire. En tout cas, ne garde surtout pas ta souffrance pour toi, parles en à un ami, à un cousin ou bien même à un oncle ou une tante avec qui tu t’entends bien, il pourra peut-être t’aider à communiquer avec tes parents si tu n’y arrives pas. Essaye peut être de découvrir ce qui te fait du mal et tente de te faire aider pour le résoudre.
    Je suis de tout cœur avec toi en espérant avoir vite des tes nouvelles
    Betty

  65. Bonjour,
    Je voudrais vous remerciez a tous pour vos messages.
    Aujourd’hui j’ai vu la CPE avec ma mère.Je leur est expliquer mes problèmes,et ils ont compris ma détresse.Malheureusement,il me reste encore impossible de franchir le pas du collège (un très gros mal de ventre,je pleure tout les larmes de mon corp).La CPE ne veut pas que je vienne au collège pendant quelque temps.Mais ma mère me comprend,mais dit que l’école est obligatoire et n’a pas envie qu’on m’enlève a elle,du coup elle me fait du chantage pour que j’y aille.On s’engueule souvent a cause de ça,et on pleure très souvent.
    Ma mère essaye depuis 1 semaine de prendre rendez-vous avec un psy,mais rien n’y fait.Sois je suis trop jeune,sois trop vieux ou sois nous avons pas de réponse.
    Suite a l’histoire d’internet,je n’arrive plus a ma réintégrer dans ma classe (on doit dire que mes camarades sont très méchants,insulte gratuitement tout les jours et plein d’autre problème).Je n’arrive pas a aller au collège,pourtant j’en ai vraiment envie.Quelque fois j’ai envie de pleurer,mais je n’y arrive pas.C’est un véritable enfer ce que je vis,et pour mes proches aussi.

    Merci pour votre écoute

  66. Rebonjour Sylvain,

    Je viens de lire ton commentaire. Surtout ne baisse pas les bras, je suis d’accord avec l’autre maman qui t’a écrit, Marie, tu devrais te diriger peut être vers un CMPP, je ne sais pas où tu habites mais tape sur internet CMPP suivi de ta ville et je pense qu’il t’indiquera des adresses.
    Ta maman est très inquiète de te voir dans cet état et elle aussi doit avoir peur de l’avenir, ce qui est normal. S’il y a un réel problème dans ta classe peut-être la CPE pourrait te changer de classe ? Ou bien discute avec tes parents s’il y a possibilité de changer d’établissement avec l’aide de ta CPE et surtout avec le soutien de tes parents. Mais il vous faut un soutien moral (psy ou autre) pour que vous passiez ce mauvais cap.
    Courage

    Betty

  67. Bonjour,
    Hier la CPE est venue me chercher en pleure devant le collège,elle m’a forcé a aller en cours.J’ai pleurer toute la matinée,mais les profs ne me regardaient pas.Pensant être en paix a midi,ma mère m’annonça qu’elle me forcera a aller en cours l’après-midi.Alors,je me suis mis a lui dire de vilaine chose et je me suis écrouler en pleurant.Tellement pétrifié d’aller en cours,j’ai essayer de me suicider (3 antidepresseur d’un coup). Heureusement,le médicament est pas puissant et m’a rien fait.Ma mère alors ma forcer a aller en cours,m’a trainer jusqu’à la bas.J’ai pleurer toute l’après-midi.En venant me chercher,elle m’a emmener voir notre assistance sociale.Mon assistante a commencer a dire qu’elle ne croyait pas en une Phobie Scolaire et que c’était juste de la flemme.Apres avoir vu cet assistante,nous sommes partis voir une pedopsychiatre,je lui ai raconté tout et elle m’a donner des médicaments et a dit a ma mère de ne pas me forcer a aller en cours ces 3 derniers jours.
    Toutefois,j’ai souvent des coups de blues en repensant a l’école et je n’arrive pas a surmonter…
    J’ai rendez-vous le 7 janvier avec un pedopsychiatre de nouveau…
    Mais les vacances vont être très durs pour moi,je pense….

  68. Bonjour Sylvain,

    J’insiste encore une fois sur le fait qu’il faut absolument laisser les médecins t’aider à résoudre le problème et leur donner du temps. Les décisions que tu prends par toi-même, tu t’en rends d’ailleurs bien compte, sont démesurées par rapport à la situation et il y a heureusement, avec un peu de patience, de repos, et de confiance en toi et en ceux qui t’entourent, d’autres solutions qui vont te permettre, au fur et à mesure, d’aller mieux.

    Je te propose que tu me transmettes les coordonnées de tes parents pour que je puisse échanger avec eux sur les difficultés que tu rencontres et être certaine qu’un suivi médical est mis en place.

    Bon courage, et très bonnes vacances malgré tout

    Nathalie Anton

  69. Bonsoir
    Oui,ou puis-je envoyé les coordonnées ?

    Sinon,moi sa va pas fort…
    J’angoisse pour l’école,je me met a pleurer souvent…je ne rigole jamais
    Ma mere arrange pas les choses en disant qu’elle me forçera (M OBLIGERA !) a m’envoyé en cours,même si je pleure…
    Donc tout va mal..

  70. Bonjour Sylvain,

    Tu peux m’envoyer les coordonnées de tes parents via ce blog, elles resteront confidentielles car je ne publierai pas ton message.
    Je te souhaite une bonne année, en espérant que les difficultés que tu rencontres se résoudront peu à peu. Reste bien persuadé que tous ceux qui t’entourent, même lorsque tu as l’impression qu’ils s’opposent à toi, travaillent pour que tu puisses dépasser cette angoisse qui t’empêche de te sentir bien et de poursuivre sereinement ta scolarité.

    Bon courage,

    Nathalie Anton

  71. Bonjour <Sylvain,
    Contacte N. ANton pour qu'elle "parle" avec ta mère.
    Montre ce site à ta maman.
    Ta maman, et c'est normal, a peur devant cette situation, ta souffrance.
    Elle doit se sentir elle aussi incomprise, impuissante.
    Je suis Marie, la maman d'un garçon phobique de bientôt 13 ans.
    Un CMPP ou CMPA. près de chez vous, il doit y avoir.
    Nous, mon fils et moi, sommes à présent épaulés par une assistante sociale / méfiante au début – mais qui s'est inclinée devant le bilan psy. fait par un psy et parallèlement rv avec pédopsy.
    Long oui deux mois pour avoir ce fameux bilan.
    Mais oui, la souffrance et phobie de mon fils sont reconnues.
    Oui la phobie scolaire existe. Oui, cette peur incontrôlée qui peut t'envahir aussi.
    Pour mon fils, un psychothérapie, des éducateurs ouverts qui accompagnent mon fils et moi-même. Par le biais d'une assistance éducative (non pas de problème social, je bosse, bon travail, pas de délinquance=, non, seulement un regard extérieur qui nous suit sur la durée.
    Car il faut du temps pour cette situation.
    Ils permettent aussi des temps d'écoute avec des intervenants extérieurs à ta famille.
    Des conversations hors cadre médical.
    Ensuite, il existe des structures (peu, oui c'est vrai) qui accueillent des enfants avec des troubles du comportement. Très peu d'enfants par classe, programme du cned.
    Des structures avec contrats sur deux ans. Que l'enfant souffle et poursuive néanmoins une scolarité.
    Il faut chercher ce qui existe dans votre région.
    Ta maman souffre. Différemment de toi. Mais elle est malheureuse.
    Sylvain, ne baisse pas les bras.
    Ni ta maman surtout qu'elle garde confiance en elle, en toi.
    Tu t'en sortiras, vous vous en sortirez.
    Même si c'est long et douloureux (et je suis bien placée pour l'écrire).
    Qu'elle cherche sur des sites des témoignages de phobiques, qu'elle poste des messages pour avoir les coord de psy, pédopsy – ouverts et connaissant la phobie scolaire – qui seraient dans vos environs.
    Chercher est usant. Le regard des autres est aussi usant. Les autres, ceux qui ne connaissent pas, mais jugent, parlent.
    Mais vous allez rencontrer aussi des gens supers, qui vous aideront.
    Surtout Sylvain, garde confiance en toi.
    Certains ont des phobies de la foule, du vide, des endroits clos..
    C'est ainsi, c'est c.n, mais c'est ainsi.
    Pas de pot quand ça tombe sur nos enfants ou proches. Non pas de pot.
    Mais je suis sûre, tu t'en sortiras.
    Je me permets de t'embrasser très fort.
    Donne-nous de tes nouvelles.
    Marie

  72. Bonjour , je suis une fille de 16 ans et je suis en 2nd général en lycée privé à Lyon. Sauf que je loupe tellement de cours que j’ai du y aller 2 mois et demi depuis le début d’année. Je ne sais pas si j’ai une phobie scolaire mais j’en suis presque sûr.. j’ai très mal au ventre comme un nœud et des nausées dès que je pense , m’approche ou dois me lever pour aller au lycée. Le médecin dit qu’il ne peut rien faire et je dois aller voir un psy mais les rendez vous tardes et mes absences s’allongent. Je sais que je veux travailler dans la petite enfance mais comment faire ? De plus ma mère dit que l’inspectio académique le sais et que bientôt à cause de moi nous n’auront plus d’alloc et elle v surement aller en prison avec mon père car je ne vais pas au lycée.. Comment pourrais-je obtenir un papier disant que je suis incapable d’y retourner ? Cela aiderais mes prents et moi par la suite j’espère car cela me stress beaucoup. Répondez moi au plus vite , cordialement..

  73. Bonjour,

    Tout d’abord, laissez-moi vous rassurer : vos parents n’iront pas en prison pour vos absences, et les allocations familiales ne seront pas coupées aussi rapidement. Je ne sais pas si la solution est à tout prix de ne pas aller au lycée. Il faudrait rencontrer votre cpe et votre professeur principal pour évoquer le sujet, ainsi que le médecin ou l’infirmière scolaires qui sauront sans doute vous conseiller. En ce qui concerne le rendez-vous avec le psychiatre ou le psychologue, demandez à votre médecin de vous recommander plusieurs confrères si celui que vous tentez de joindre n’est pas disponible.
    Bon courage pour la suite, et surtout, ne rompez pas le dialogue avec les adultes de votre établissement.
    N’hésitez pas à me tenir informée de l’évolution de votre situation.

    Bien cordialement

    Nathalie Anton

  74. Merci beaucoup de votre réponse , le rendez vous avec le lycée est pris mais je ne sais pas si j’arriverai à y retourner , c’est difficile à expliquer mais j’ai un gros bloquage et un mal de ventre et des vommisement insoutenable. Croyez-vous qu’une psy pourrai justifier mes absences ?
    Cordialement

    Anaïs L.

  75. Bonjour Anaïs,

    Je suis sûre que vous avez pris la bonne décision et que la perspective d’une rencontre, hors cadre de la classe, avec les adultes qui sont là pour vous soutenir et vous aider à trouver une solution vous permettra de trouver le courage de vous rendre dans votre établissement.

    Concernant vos absences, il me paraît difficile de les justifier a posteriori. En revanche, il est sans doute possible qu’un rapport soit adressé par un professionnel à l’établissement et l’Inspection académique expliquant votre situation. Là encore, vous devriez profiter de votre rendez-vous à venir pour demander s’il est nécessaire que vous rencontriez soit le médecin de votre établissement, soit le médecin du Rectorat qui procèderont peut-être à une évaluation complémentaire.
    Bon courage, j’espère que vous me relaterez l’entretien que vous aurez prochainement au lycée.

    Bien cordialement

    Nathalie Anton

  76. Bonjour

    Je ne sais pas si j’aurais le courage d’y retourner mais le rendez-vous est Lundi après-midi , je verrai bien. Pour le médecin je ne sais pas si celui du Rectorat me prendra j’ai aussi peur que l’inspection académique m’enlève définitivement des listes. Mais merci.
    Cordialement
    Anaïs L.

  77. Bonjour,
    J’ai un petit garçon de 6 ans au cp qui refuse depuis peu d’aller à l’école. Nous ne comprenons absolument pas ce qui lui arrive car il n’a jusqu’ici jamais eu de soucis ,il était même un élève « modèle ». Sa rentrée en petite section s’est effectué sans pleurs. Il a de très bons résultats mais dit ne plus vouloir faire ses devoirs en classe et a l’air de craindre sa maitresse qui pourtant est à son écoute. Il est vrai que je ne l’ai pas vu réfléchir sur ses devoirs le soir, ceux ci ont toujours l’air facile pour lui mais je me suis plutôt demandé s’il ne se faisait pas embéter.Il n’a cependant pas l’air de comprendre lui même ce qui lui arrive. Nous sommes très embêtés il a deux petits frères tout se passait très bien jusqu’ici et son angoisse ne s’explique pas.Nous avons très peur que le situation traine et dérape. Je me demande du coup s’il ne se sent pas déphasé par rapport aux camarades,sensible,il prend trop les choses à cœur et se bloque pour une gène qu’il ne s’explique pas. J’aimerai vraiment savoir ce que vous en pensez ,ai je raison de m’inquiéter ?nous allons de toute façon rapidement prendre contact avec le psychologue scolaire…en espérant régler au plus vite la situation…J’attends impatiente votre réponse et vous remercie sincèrement.

  78. Bonjour,

    Comme je le disais dans mon dernier article consacré à la phobie scolaire, les raisons pour lesquelles un enfant refuse d’aller à l’école sont toujours éminemment particulières. Difficile donc de déterminer à distance ce qui peut motiver ses craintes. Cependant, vous avez raison de ne pas les prendre à la légère et de prendre contact avec le psychologue scolaire : il se peut qu’un ou deux entretiens suffisent à débloquer une situation réactionnelle passagère. Si les difficultés devaient se prolonger, je vous recommande de vous tourner vers votre pédiatre qui connaît bien votre fils et qui constituera un bon interlocuteur. Espérons que les vacances de printemps offriront la soupape qui permettra une reprise sans heurts.
    Je vous souhaite bon courage dans vos démarches, en espérant que vous me tiendrez au courant de l’évolution de la situation.

    Bien cordialement

    Nathalie Anton

  79. Bonjour,
    Merci énormément pour votre réponse rapide. Nous avons vu le directeur ensemble et prit RDV avec le psychologue scolaire la semaine prochaine. Puis en rentrant à la maison il s’est enfin confié parlant d’un petit garçon enfin « un grand pour lui » de CE1,qui le taperai lors de la récréation du midi de plus il aurait vu cet enfant embêter une petite fille de sa classe…en employant une expression qui m’a bien déplu « il lui a craqué la tutut »….Je vais donc dès demain matin rapporté cela au directeur bien sûr en mettant un bémol sur une parole d’enfant de 6 ans. En espérant que les enfants seront mieux surveillés lors du temps de midi. Merci beaucoup en tout cas je vous tiendrait au courant si les évènements évoluent différemment.

  80. Bonjour, j’ais 13 ans (4èm) et je pense être atteinte de phobie scolaire… (maux de ventres, diarrhées, nausées, maux de têtes, crises de larmes, tremblements et stress permanent) Quand j’explique mes maux à ma mère avant d’aller au collège, elle me cri dessus, me dis que c’est du cinéma, ce qui me stress encore plus et me fait craquer. Dès les premières heures de cours, je me met à pleurer, trembler puis les maux de ventres et les tremblements suivent. J’ai besoin d’aide, suis-je vraiment atteinte de phobie scolaire ? Et comment l’expliquer à mes parents ? Merci de m’aider au plus vite.

  81. Bonjour
    J’ai 14ans et cela fait 5 mois que aller au college est devenue une vrai torture.
    J’ai beaucoup de mal a dormir la nuit et la journée lorsque je dois aller a l’école c’est la panique .
    J’ai constament mal au ventre ,a la la tete bref je pense avoir une phobie scolaire mais … ; (
    J’ai essayé dans parler avec ma mere mais elle ne me crois pas ; elle pense que ce n’est rien alors que je fait constament des cauchemar sur « le college » et j’y fais d’ailleurs souvent des crises de panique ,d’spasmophilie ou encore d’hasme .
    Aujourd’hui je suis souvent malade et ma mere pense que je simule … je ne sais plus quoi faire car je ne peux PLUS aller en cours.
    Finalement elle a accepté que j’aille voir une psy mais celle-ci lui a dit que ce n’était qu’un petit stresse d’une jeune fille qui n’a pas confience en elle et qui n’a plus d’amie bref je me noye et je ne vois plus de solution !
    J’espere que vous pourer m’aider, merci.

  82. Bonjour,

    Je crois qu’il est important que vous rencontriez l’infirmier(ère) de votre établissement pour lui faire part de ce que vous ressentez. Peu importe qu’il s’agisse ou non une phobie scolaire : il faut que vous soyez aidée pour dépasser ces angoisses. Vos parents préfèrent évidemment penser que vous allez bien, et c’est sans doute la raison pour laquelle ils tentent, maladroitement peut-être, de vous encourager à rester dans « la normalité. Ils seront sans nul doute sensibles au discours tenu par le professionnel de santé du collège.

    Bon courage et n’hésitez pas à me tenir informée de l’évolution de la situation

    N. Anton

  83. Bonjour,C’est Sylvain,mon dernier message date du 1er janvier 2014.Tout d’abord je voulais vous remerciez car grâce à vous j’ai pu reprendre mon année précédente (avec un peu de mal) mais j’ai pu la reprendre « normalement ».Après quelques problèmes avec la CPE,ma mère & moi-même avons décidés de me faire changer de collège.Je suis donc dans un nouveau collège,ou je pensais que j’allais pouvoir m’adapter.Mais dès les premiers jours,j’ai vu que la communauté de mon nouveau collège était bruyantes,violentes.Alors j’ai essayer de faire avec.Mais avec mes efforts,je crois que je suis retomber dans une phobie scolaire.J’ai les mêmes syndrômes que la dernière fois sauf que là j’ai affreusement peur du regard des autres & de ceux qui peuvent penser.Donc ça fait 2 semaines que je suis à la maison…Demain,ma mère veut m’envoyés en cours mais je pense pas être capable…

  84. Bonjour Sylvain,

    Je suis ravie d’avoir de vos nouvelles et de lire que vous avez pu reprendre une scolarité en établissement l’an passé. Concernant votre message, laissez-moi vous rassurer : la rentrée, surtout dans un nouveau collège, suscite chez tout le monde (élève comme professeurs !) un sentiment d’insécurité : nouveaux visages, nouvelles exigences, nouvelles règles… N’importe qui serait inquiet ! Vous encore plus vu vos anciennes fragilités… mais il n’y a aucune raison que vous ne parveniez pas à surmonter ces craintes, encore une fois bien légitimes. Vous savez que vous pouvez compter sur vos proches, mais aussi sur vous-même, pour retourner au collège sans vous sentir menacé. N’oubliez pas, une fois sur place, que l’infirmière scolaire, le cpe, ou encore les professeurs sont là pour vous aider quand l’angoisse devient trop forte. Et n’oubliez pas enfin que l’angoisse finit toujours pas s’apaiser et disparaître.
    Bon courage, tenez-moi au courant de vos avancées !
    Nathalie Anton

  85. Je vous donne aussi des nouvelles de mon fils.
    Phobique scolaire…glissant vers phobie sociale depuis deux ans, blocage totaL
    Avait fait la sixième avec le cned à domicile.
    l’an passé, en dehors totalement de tout cursus.
    13 ans.
    Le miracle pour nous a été de rencontrer une psychologue, une pédo psy. Une équipe formidable.
    Une psy une rencontre par semaine.
    La pédopsy au bout de 6 mois d’observation, a finalement opté pour un traitement.
    Contre l’anxiété.
    Et c’est le miracle !!
    Et oui, mon fils enfin vit.
    A ceux… qui me diront les pilules, les médicaments…me feront les grands discours habituels..
    Je ne cherche pas à faire l’apologie des drogues pour effacer ou masquer les faiblesses des uns ou des autres.
    Mais parfois… la peur devient terreur et .. trouble du comportement.
    Plus une vie, que de la souffrance.
    Aujourd’hui, tout a changé..
    Je dirai simplement que mon fils va très bien. Enfin sourit, s’exprime,
    N’est pas un légume, bien au contraire.
    Ces angoisses qui le bouffaient, le paralysaient se sont considérablement atténuées.
    Il a fait la rentrée dans une petite structure. Les cours seulement le matin.
    Et après les vacances, y passera la journée.
    Il se sent prêt.
    Il a repris confiance en lui. Enfin.
    Deux ans qu’il n’avait plus mis les pieds dans un établissement scolaire.
    Enfin, il se sent comme les autres. Enfin.

    Sylvain, je voulais simplement t’apporter un message d’espoir.
    Cherche dans le corps médical une personne qui pourra te prêter écoute et soutien.
    Qui pourra également échanger avec les professionnels du système éducatif.
    Tu avais pu continuer l’an passé, et c’était énorme, Sylvain.
    Même si passage difficile actuellement, garde confiance en toi,
    tu as été le plus fort l’an passé, tu surmonteras encore cette année.
    Tu vas y arriver Sylvain !! j’en suis certaine !

    Je t’embrasse très fort.

    Marie

  86. Bonjour,
    j’ai une fille de 15 ans en seconde générale, elle est rentrée à sa demande dans un lycée privé en région bordelaise mais depuis le début de l’année, elle ne travaille pas comme il faut et les notes sont très mauvaises. Elle se plaint constamment de nausées, tête qui tourne etc, se lever pour elle est un calvaire alors que je sais qu’elle a un bon groupe d’amis dans ce lycée, donc à priori pas de problème d’intégration. C’est elle qui a choisi la 2nde générale car elle veut faire du droit, mais elle ne pourra pas continuer ainsi. Elle parle déjà de redoublement mais dans le public mais refuse catégoriquement de consulter un psy ou de parler à un adulte quel qu’il soit. J’en ai parlé avec sa prof principale qui dit qu’elle a toutes les capacités pour réussir mais ne travaille pas et que c’est le stress qui provoque tout cela. Le généraliste lui penche plutôt pour une grande fatigue (je ne vois pas comment elle serait fatiguée, vu qu’elle ne fait pas grand chose) et dit qu’elle est probablement en dépression mais ne lui a rien donné pour cela. Nous avons quand même avec mon mari et ma fille entamé une thérapie familiale mais je sens bien que ma fille ne va plus vouloir y aller, « c’est trop nul »… cette situation me rend malade, nous ne savons absolument plus quoi faire, le matin quand je dois aller la réveiller, j’ai la boule au ventre en me demandant comment je vais la trouver.
    Merci d’avance pour vos conseils

  87. Bonjour,

    Je vous recommanderais de prendre contact avec le ou la CPE de l’établissement pour évoquer ce problème. Il pourra exercer un suivi plus fin de votre fille, en faisant notamment appel à l’infirmier(e) ou au médecin scolaire. Il est important qu’elle sente que les adultes sont là pour elle, s’inquiètent et l’encadrent solidement. La fatigue peut être liée à la croissance, mais si votre médecin généraliste soupçonne une dépression, il est important qu’il revoie votre fille et propose une alternative thérapeutique.
    N’hésitez pas à me tenir informée de la situation.
    Bien cordialement,

    Nathalie Anton

  88. Bonjour,je suis AVS et l’élève dont je m’occupe depuis plus de 3 ans maintenant ne va pas très bien actuellement. Elle a annoncé à ses parents qu’elle voulait arrêter l’école et prendre des cours par correspondance. Ses résultats sont en baisse suite à quelques mauvaises notes dans les matières scientifiques et ellle en souffre beaucoup. Je ne sais pas s’il s’agit de phobie scolaire,sa mère ne m’a jamais dit qu’elle était prise d’angoisse avant de venir au collège et se sent bien au collège mais je suis très ennuyée. Je ne sais pas comment l’aider surtout. Sa peur de l’échec devient vraiment handicapante parce qu’elle lui fait perdre tous ses moyens.
    Merci d’avance pour vos conseils.

  89. Bonjour,

    Votre élève a la chance d’être encadrée par une professionnelle : il faut que vous poursuiviez le travail d’équipe, en signalant vos inquiétudes au chef d’établissement, médecin scolaire et à la famille qui pourront alors la rencontrer et mettre en place les réponses nécessaires.

    Bien cordialement

    Nathalie Anton

  90. Bonjour Madame,

    Mon fils de 16 ans, actuellement scolarisé en classe de 1ère souffre depuis plusieurs années (depuis la fin de la classe de 5ème) d’un mal qui semble être une phobie scolaire mais que personne ne qualifie vraiment. Après avoir été un excellent élève et limite hyper actif plus jeune, il s’est replié sur lui-même et, depuis 4 ans, son comportement a complètement changé. Maintenant, il reste enfermé toute la journée, voire pendant des semaines, sans parler à qui que ce soit, sans se laver, sans lire ses messages, sans travailler, etc. Il n’est parvenu ses derniers mois qu’à retourner en cours que quelques jours, parfois quelques heures, et malgrè ses rendez-vous chez un psychotérapeute, rien n’avance vraiment. Rien ne semble plus l’intéresser alors qu’avant tout l’intéressait : le cinéma, le théatre, le sport, etc. Il ne voit plus personne, pas même ses grands-parents. Il déclare ne pas avoir d’amis. Pourtant, lorsque nous sommes en vacances dans des villages clubs et qu’il va aux Clubs ado, tout le monde s’intéresse à lui et tout le monde cherche sa présence. Il se fait facilement des petites copines mais qu’il ne garde pas plus de deux semaines… Il passe ses journée à jouer en ligne, à des jeux en réseaux, avec des petits personnages (league of legend, par exemple). Il perd son rythme de sommeil, alimentaire, etc…
    Ceci me laisse profondément incapable de l’aider malgré nos appels à l’aide à des psychiatres ou encore au CMP. L’année dernière il était extrèmement content de savoir qu’il allait rentrer dans la classe de première pour suivre la spécialité qui l’intéressait. Il a très bien réussi les premières semaines de la rentrée scolaire puis, nous avons appris que ma mère avait une maladie incurable et qu’elle allait mourir. Immédiatement, il n’est plus allé au lycée. L’équipe pédagogique a cherché une solution pour l’aider mais tout est resté lettre morte. Les jours passent et les semaines et rien n’y fait. Je me demande s’il ne se démotive pas et je ressens qu’il manque cruellement de motivation. Le voir ainsi me fait terriblement souffrir et entre nous deux, le dialogue est impossible. Il ne m’écoute pas et si je lui parle de devoirs, il m’envoie des bouteilles d’eau en pleine figure et s’énerve et me fait peur. Parfois, il vient vers moi, comme hier, lorsque je lui ai dit que s’il le souhaitait, il arrrêterait ses études, même si je pense que ce serait une très mauvaise décision. Mais là, j’ai bien vu que de dire cela lui mettait du baume au coeur. J’ai du mal à accepter de voir mon fils ainsi souffrir. Je me suis mise en relation avec la SEPAD pour tenter de mettre en place des cours à domicile. J’attends leur réponse. Je pense que je devrai aussi me tourner vers la MPDH car quand-même, depuis 4 ans, il va puis ne va plus en cours. C’est un éternel recommencement. Les faits récents de janvier ont mis fin à son retour au lycée. Mon nom de jeune fille est un nom juif. J’ai senti qu’il avait peur, même si en réalité nous ne sommes pas de cette religion, d’ailleurs nous n’en avons pas, tout se situe au niveau des grands-parents. Je ne souhaite pas le faire hospitaliser. Mais, c’est difficile car je me sens dans un engrenage dont personne n’arrive à nous extirper et en parler est pire car personne autour de nous ne comprend et surtout pas les profs. J’aurais souhaité de l’aide de la part du médecin scolaire mais le proviseur ne veut pas que soit mis en place un PAI pour mon fils. Je ne sais plus quoi faire et je ne baisserai pas les bras même si cette situation donne envie de le faire. Merci de votre écoute et de votre aide.

  91. Chère Madame,

    Je vous remercie de votre message, à la lecture duquel il me semble que vous avez opéré d’excellentes démarches pour votre fils. Je vous recommanderais de prendre appui sur les conseils de son thérapeute et-ou du CMP. Ce sont eux qui se tourneront vers le médecin scolaire et demanderont la mise en place au besoin d’un PAI. Ce sont eux qui devraient être capables de donner le traitement adéquat et de proposer ou non l’hospitalisation que vous évoquez. Si votre fils a confiance en eux, ce qui semble être le cas puisqu’il accepte les consultations, il sera sans doute sensible à leurs conseils. N’hésitez pas à les rencontrer au préalable pour leur faire part de la situation précise que vous décrivez, y compris l’absence de soin corporel et la violence à votre encontre : ils ont besoin de tous les éléments pour poser un bon diagnostic.
    Je vous souhaite bon courage dans vos démarches, et reste à votre disposition si vous souhaitez revenir vers moi.
    Bien cordialement

    Nathalie Anton

  92. Bonjour Madame,

    Je vous ai laissé un long commentaire pour vous expliquer la situation de mon fils, avant les vacances de Noël, mais je n’ai pas encore reçu de réponse de votre part, or, son cas s’aggrave puisque cela fait maintenant deux mois qu’il n’ai pas retourné au lycée, en classe de première et ne va plus au rendez-vous du CMPP, non plus. Il reste cloîtré dans sa chambre, les volets fermés et passe son temps sur son ordi avec des jeux en ligne ou à regarder des films. Il n’a à ma connaissance aucun lien avec l’extérieur à l’exception de quelques joueurs avec lesquels il parle dans son casque d’ordi. Je ne peux avoir aucune conversation avec lui et dès que je parle de lycée ou de devoirs à faire ou à récupérer, il s’énerve et je suis contrainte de quitter sa chambre. Je ne sais plus quoi faire et la situation est devenue catastrophique, il n’aura aucun jour de présence au second trimestre et donc aucune note et il ne s’est pas non plus présenté aux examens blancs en vue du bac français et histoire-géo de juin. D’ailleurs, les profs qui devaient lui envoyer les cours ne l’ont jamais fait et aucun copain ne l’a fait non plus. L’isolement absolu est la chose la plus cruelle du monde. J’ai demandé il y a un mois la mise en place du dispositif SAPEMA mais pour l’instant, rien, aucune nouvelle. Je ne sais plus que faire. Il faut trouver une solution pour que cette situation cesse mais je ne sais pas laquelle choisir. Faut-il le faire hospitaliser? La phobie scolaire est une situation insurmontable à ce point ? Et que faire alors que mon fils de 16 ans ne souhaite aucune aide? Faut-il l’enlever du lycée? Alors qu’il est dans un lycée qu’il dit apprécier et que sa spécialité était celle qu’il voulait! Tout cela est d’une complexité incroyable d’autant que cela fait quatre ans que tout a basculé. Petit à petit, des pleurs, des maux de ventre, de tête, l’impossibilité d’aller au collège. Puis, depuis deux ans, j’ai reçu des couteaux, des fourchettes, des bouteilles d’eau au visage dès que je lui parle d’aller au lycée. Cela n’est plus possible. Je refuse qu’il bousille son avenir. A seize ans, on a tout le temps de grandir. Le refus de parler, de communiquer et maintenant d’aller aux séances de son psy… Il ne se lave même plus. Il reste en tee-shirt et boxer, assis sur son fauteuil devant son ordi. Deux mois maintenant! Au secours! Merci de votre aide. Répondez-moi, s’il vous plaît.

  93. Chère Madame,

    Je vous ai répondu le 8 février, et je m’étonne que vous n’ayez pas reçu la réponse que je copie ici :

    « Chère Madame,

    Je vous remercie de votre message, à la lecture duquel il me semble que vous avez opéré d’excellentes démarches pour votre fils. Je vous recommanderais de prendre appui sur les conseils de son thérapeute et-ou du CMP. Ce sont eux qui se tourneront vers le médecin scolaire et demanderont la mise en place au besoin d’un PAI. Ce sont eux qui devraient être capables de donner le traitement adéquat et de proposer ou non l’hospitalisation que vous évoquez. Si votre fils a confiance en eux, ce qui semble être le cas puisqu’il accepte les consultations, il sera sans doute sensible à leurs conseils. N’hésitez pas à les rencontrer au préalable pour leur faire part de la situation précise que vous décrivez, y compris l’absence de soin corporel et la violence à votre encontre : ils ont besoin de tous les éléments pour poser un bon diagnostic.
    Je vous souhaite bon courage dans vos démarches, et reste à votre disposition si vous souhaitez revenir vers moi.
    Bien cordialement

    Nathalie Anton »

    J’insiste sur le fait que vous deviez consulter un médecin pour expliquer la situation d’isolement, d’enfermement et de négligence physique que vous constatez. Il sera à même de vous conseiller sur, peut-être en effet, la nécessité d’une hospitalisation.

    N’hésitez pas à revenir vers moi au besoin

    Bien cordialement

    Nathalie Anton

  94. Bonjour Madame,

    Je vous remercie de votre réponse mais ignore en effet pourquoi je ne l’avais pas eue avant. Je suis désolée pour le dérangement que cela vous a occasionné.
    Je me rends, chaque mois, au CMP pour une visite avec la psychiatre qui suit mon fils mais rien de concret ne m’est proposé. Que des pistes. Mon généraliste qui est également celui de mon fils est évidemment, et depuis de nombreuses années au courant de tout cela. Ce dernier me dit qu’à cet âge là, puisque mon fils n’est pas en demande de soins, on ne peut rien faire en réalité. Au CMP, on me dit que la seule chose est qu’il continue d’y aller. Je trouve que l’on tourne en rond et que rien n’avance. Avant le CMP, mon fils était suivi par un Pédo-Psychiatre en Ville, et il me semble que les choses étaient plus simples et que mon fils allait mieux. Ce dernier nous avait conseillé de nous diriger vers une structure pluri-disciplinaire et c’est la raison pour laquelle nous nous sommes rendus au CMP. Il se passe que tout est long et qu’il ont en réalité peu de moyens. Je suis en ce moment moi-même suivie par un psychiatre pour pouvoir parler à quelqu’un de tout cela car c’est souffrant de voir son enfant dans un état pareil. Ce psychiatre tient des propos nettement plus rassurant et me parle d’angoisses liées à l’adolescence qui, selon lui, disparaîtront naturellement lorsqu’il décidera de grandir vraiment. Il ne voit pas pourquoi tout le monde en fait une affaire d’état. Il m’explique que l’adolescence est une phase transitoire parfois plus longue et plus difficile pour certains, comme c’est le cas pour mon fils qui n’a pas de père, ce dernier ne l’ayant que « conçu » mais jamais vu et refusant de le voir alors que mon fils avait été conçu dans l’amour et le désir partagé d’enfant. Il m’explique que les angoisses que j’ai vécues liées à l’absence du père de mon fils quand il était petit, car je trouvais cruel pour mon enfant qu’il ne puisse pas « vivre son père », se sont reportées sur mon fils à l’âge de l’adolescence. Que je ne peux pas apporter de réponses à mon fils car il cherche à couper le cordon avec moi pour grandir, ce qui est normal, mais qu’il n’a personne d’autre à qui poser les questions. Qu’il refuse mon autorité mais qu’il aurait besoin de celle de son père. Pour grandir, comme il est naturel de grandir et de s’armer à cet âge là. Effectivement, je ne suis que sa mère et pas son père et la difficulté semble provenir de cela. Je ressens que je ne suis pas en mesure d’apporter à mon fils ce qu’il faudrait lui apporter et cela, peut-être précisément car je suis sa mère. C’est difficile à accepter mais pas insurmontable puisque je souhaite avant tout que mon fils aille mieux et je me souviens avoir eu 16 ans aussi sauf que j’ai quitté à cet âge là la souffrance que je ne supportais plus chez ma mère (parents divorcés) pour aller vivre dans de la famille éloignée et arrêter d’étouffer dans les histoires que mes parents me faisaient vivre et qui n’étaient pas les miennes. Après, j’ai continué mes études et fait mon droit. Il est évident que mon fils, comme chaque enfant, est une « éponge » au sens où les secrets et les non-dits sont sus par nos enfants en dehors de nos volonté et sans que jamais rien n’ait été dit. A seize ans, il me semble normal de s’interroger sur tout et sur rien. Je l’ai sans doute trop fait pour mon fils, sans m’en rendre compte. Il reste qu’il me semble normal que c’est à lui de « prendre sa vie en mains » et que je comprend que cela n’est pas simple. Ne pas se laver et rester dans sa chambre semble signifier qu’il ne veut pas sortir au sens où il n’est pas encore prêt à le faire. Heureusement, depuis quelques jours, il me reparle un peu, par bribes, quelques mots par ci, par là, donc je pense qu’il est entrain d’avancer, de cheminer, de réfléchir. Quoiqu’il en soit, et, devant le peu d’aide que je reçois, je ne baisserai jamais les bras. Par ailleurs, mon fils tout en étant assez brillant et très observateur, a toujours été lent dans les apprentissages, ce qui semble paradoxal mais qui est net chez lui. De l’apprentissage de la lecture, au « lassage » de chaussures, au fait de se préparer pour aller à l’école, puis au collège, puis au lycée, en tout. Il est comme cela. Il est assez tranquille au fond et ne supporte pas de vivre dans l’agitation perpétuelle les yeux rivés sur une montre. De même, il ne supporte pas le métro et ne comprend pas les gens qui courent dans tous les sens. Petit il était plutôt hyperactif au sens où se coucher était pour lui « louper » une activité, une lecture, un jeu… Il dormait peu et siestait peu. Tout en prenant son temps pour faire les choses. Une heure dans le bain, par exemple, pas moins. J’arrête, c’est trop long pour un commentaire! Merci de votre réponse.

  95. Bonjour,
    Votre fils et vous-même êtes bien encadrés, et en effet, les changements peuvent être souvent très longs à s’opérer. Je souhaite juste que si votre fils souffre de troubles psychologiques nécessitant une prise en charge notamment médicamenteuse, il puisse bénéficier de ces soins. C’est pourquoi je vous recommandais d’insister sur ce qui peut éveiller l’attention des professionnels à cet âge, l’isolement, le mutisme, l’absence de soin corporel, les violences verbales ou physiques… Si vous avez mentionné tout cela et que ni le CMP, ni votre généraliste, ni votre psychiatre n’a réagi alors qu’ils connaissent votre fils (directement ou indirectement), alors je crois que vous devriez suivre leurs conseils… et garder espoir, en évitant de trop culpabiliser.
    Bon courage et bien cordialement
    Nathalie Anton

  96. Juste un petit mot d’encouragement et de pensées cordiales…
    Enfant phobique scolaire et social… nous revenons de très loin.
    Aujourd’hui, il est sur la bonne voie. Trois ans de galère. Mais enfin, une bonne équipe.
    Une scolarité reprise depuis septembre, d’abord, à mi-temps, à présent, à plein temps.
    Une petite structure l’accueille. Toute petite.
    Il lui faut encore une aide médicamenteuse (là aussi réduite de moitié depuis janvier.. et qui sera arrêtée en juin).
    Votre fils s’en sortira, gardez confiance.
    Qu’il se remette à vous parler, même des bribes, de grandes victoires en soi.
    Mon fils, aussi, avait eu sa période ordi, caleçon, sans hygiène..
    Son odeur, sa chambre, son territoire, son terrier..
    La violence aussi.
    Il était malheureux, à ce moment-là, son seul moyen d’exprimer sa souffrance.
    Et me visant moi, seulement moi.
    Mais tout va beaucoup mieux aujourd’hui. SIncèrement.
    Un père absent. Inexistant. Ou quand il se manifestait … était son pire ennemi.
    Continuez à parler, à déverser le trop-plein chez votre psy.
    C’est indispensable.
    Essayez de penser à vous. Un film au cinéma. Un spectacle. Une heure à révasser dans un musée, un soin…
    Evadez-vous pour reprendre des forces.
    Gardez confiance en lui, en vous.

    Très cordialement,
    Marie

  97. Bonjour,

    J’ai 17 ans et j’entame ma seconde année déscolarisé, j’ai rencontré des problèmes familiaux et je suis tombé en phobie scolaire. Je suis suivie depuis un peu moins d’un an maintenant et le problème ne s’arrange pas… Impossible d’y retourner. J’ai tenté les cours par correspondance et je le déconseille fortement (pour les personnes en phobie scolaire), je me suis retrouvé coupé du monde, et j’allais de pire en pire. En fait je voulais savoir s’il existe un organisme qui donnerais des cours pour un petit groupe des personnes ayant ce genre de problèmes tout en étant encadré ? Je ne sais pas trop quoi faire, vers qui me diriger, et je voudrais vraiment reprendre les études ! Je vous remercie d’avoir pris le temps de me lire, et attend votre réponse.

  98. Bonjour,

    Je ne connais malheureusement pas de groupes d’élèves pouvant suivre des cours ailleurs que dans les hôpitaux de jour. En revanche, vous pouvez entrer en contact avec le SAPAD, afin d’avoir un professeur chez vous, et éviter d’être seule face à des cours par correspondance :

    « Toute personne ayant connaissance de la situation de rupture scolaire d’un élève peut demander l’assistance pédagogique à domicile, à savoir : la famille, l’établissement scolaire, les services médicaux, les services sociaux, … Le chef d’établissement ou la famille saisit l’IA-DASEN. Le médecin conseiller technique de l’IA-DASEN ou le médecin scolaire de l’établissement fréquenté par l’élève, au vu du certificat médical du médecin traitant, précise si l’état de santé de l’enfant lui permet de bénéficier ou non du SAPAD. C’est à ce moment-là que le PAI est rédigé conjointement par le médecin de l’éducation nationale, l’infirmière et l’équipe pédagogique. »

    Bon courage dans vos démarches,

    Bien cordialement

    Nathalie Anton

  99. Bonjour,
    J’ai 12 ans, et je crois (je ne suis pas sûre a 100%) que je souffre de phobie scolaire.
    C’est en CM1 que ça a commencé, je me suis retrouvée toute seule dans une classe difficile, séparée de TOUTES mes amies. En CM2, ça ne s’est pas arrangé. Ma maîtresse de l’époque m’avait « prise en grippe », même si elle essayait de prouver le contraire. La directrice était très dure et, pour essayer d’arranger les choses, nous avons dû en passer par l’Inspection Académique. Ces deux années ont été très dures à vivres pour moi, mais aussi pour ma famille. Je n’en garde aujourd’hui que des bribes de souvenirs, comme si ma mémoires essayait de m’en protéger… En sixième, les adultes de mon collège sont très bienveillants, là n’est pas le problème. J’essaie par tous les moyens d’éviter l’école, je mens, exagère, et deviens même parfois agressive envers des gens qui ne sont pas concernés. Je passe les cours qui ne me plaisent pas dans les toilettes, je joue a « Candy Crush  » en classe… Et on pourrait qualifier mes cahiers de « torchons ». Si je le voulais, je pourrait facilement avoir 18 voir 19 de moyenne générale. Mais a chaque fois, en dépit des efforts de mon entourage, et au détriment de ma vie future, la volonté me manque. Je lance des appels au secours, des S.O.S., mais personne ne semble les entendre… Des fois, j’ai très peur. Mais vraiment très peur. Peur des conséquences. Mais rien ne change. J’essaie d’obtenir le CNED auprès de mon père, mais celui-ci demande des preuves, des explications… Comme si mon état présent ne le touchait pas… Je ne sais pas moi-même ce qui m’arrive, et j’angoisse beaucoup. J’ai l’impression que, par la faut de la loi trop rigide, qui ne peut pas se plier aux cas, je vais mal finir, je vais rater ma vie. J’ai aussi l’impression de ne pas être comprise. J’ai réellement besoin de l’aide d’un spécialiste qui saura m’aider.
    En tout cas, ça m’a fait du bien de cracher tout ça.
    Merci du fond du coeur.
    Diane

  100. Bonjour,
    mon fils à une phobie scolaire et il est prit en charge, nous attendons la mise en place d ‘un process adapté à lui mais en attendant les psychologues et pédo psychiatre me disent de ne pas le ramener au collège et de rester avec lui à la maison,
    Existe t’il des aides pour les parents, nous travaillons tous les 2 et depuis le déclenchement des symptômes de mon fils nous posons des jours de congés mais cela n est pas éternel comment puis je rester avec mon fils ? je vais devoir reprendre le travail car nous ne pouvons pas perdre nos emplois. Comment ne pas laisser son enfant seul quand nous travaillons ?
    Cordialement

  101. Bonjour,
    Mon fils aura 15 ans fin mars et refuse depuis 15 jours d’aller en cours. Il repousse l’échéance de jours en jours. Il doit passer son brevet des collèges en fin d’année mais manque beaucoup de cours et ne veut plus retourner au collège. Je suis perdue et au bout du rouleau. Que faire ? J’ai déjà pris un rendez vous avec un psychologue mais second rdv dans 1 semaine. Le collège me dit qu’ils vont avertir le rectorat, une assistante sociale et j’ai vraiment peur de ce qu’il peut se passer. Sa moyenne vient de chuter en dessous de 10 et il refuse aussi de faire ces devoirs dont ces DNS que j’aurais pu donner au collège pour montrer qu’il s’instruit toujours. Merci pour votre aide. J’élève seule mes enfants. Cordialement.

  102. Chère Madame,

    Les mesures qui seront proposées avec l’assistante sociale n’ont pas une visée répressive. L’idée est de comprendre ce qui se passe dans la vie de votre fils et de l’aider à ne pas décrocher, car l’absentéisme est un signal d’alarme qu’il faut prendre très au sérieux, non seulement sur le plan scolaire, mais aussi sur le plan de la sécurité. Les élèves de moins de 16 ans doivent être sous la protection des adultes de l’école pendant la journée.

    Faire alliance avec l’établissement de votre enfant et les partenaires recommandés en termes de formation et de santé est indispensable pour que votre fils se sente soutenu par un groupe d’adultes unis et cohérents. Nul doute qu’il se sente très démuni face à ses absences et à leurs conséquences : il est impératif de le rassurer et de lui proposer des solutions, car il n’en trouvera pas tout seul : seul le système scolaire peut lui en offrir.

    En espérant que vos démarches porteront leurs fruits, je vous souhaite bon courage. N’hésitez pas à me tenir informée de l’évolution de la situation.

    Cordialement

    Nathalie Anton

  103. Bonjour,

    Si votre fils est déclaré en situation de handicap, il est possible que vous puissiez bénéficier d’une aide à domicile. Renseignez-vous pour cela auprès du rectorat qui devrait pouvoir vous répondre, sur cela et sur les alternatives existant dans l’académie.

    Je vous souhaite bon courage dans vos démarches,

    Bien cordialement,

    Nathalie Anton

  104. Bonjour,

    Merci pour votre message. Je crois que vous devriez demander à vos parents de rencontrer un psychologue : ce que vous décrivez si bien est une très bonne indication que vous avez besoin de parler pour trouver des solutions à votre blocage.

    Je vous souhaite bon courage pour cette fin d’année.

    Nathalie Anton

  105. bonjour, j’ai 14 ans et depuis quelque mois j’ai du mal à aller en cour, j’ai toujours peur de ce qui va se passer. J’ai la « boule » au ventre chaque matin et a chaque fois que je pense au collège. Ce matin sa à été pire que les autres jours (j’ai fait ma rentrée hier) gros point dans le ventre maux de crane enorme comme si on me planté, des nausés ( et sa depuis plusieurs semaine) et aussi des diarhée. J’ai aussi eu des problèmes en 5eme et 4eme. Que me conseillé vous ?

  106. Bonjour,

    Il est important que vous parliez à vos parents, à l’infirmière scolaire, à un adulte en qui vous avez confiance dans l’établissement, voire à votre médecin de ce que vous ressentez. Ne laissez pas la peur prendre le dessus : combattez-la en en parlant. Les adultes qui vous entourent vous aideront à trouver des stratégies pour vous aider. N’ayez pas honte et ne pensez pas que l’on va se moquer de vous. De nombreux adolescents se sentent anxieux à l’école, et votre cas n’est pas du tout isolé.

    Bon courage dans vos démarches, et surtout, gardez confiance en vous et dans les éducateurs qui sont là pour vous.

    N. Anton

  107. Bonjour,

    Ma fille de 12 ans est en 5éme cette année c’est une bonne élève mais très anxieuse et qui stress en permanence.

    L’année dernière en 6éme elle a commencé à me dire qu’elle ne se sentait pas bien au collège au mois de décembre on a essayé d’en parlé et c’est passé puis c’est revenu vers le mois d’Avril et ça n’a fait qu’empirer jusqu’au jour (en mais) ou un matin elle a pleuré en ne voulant pas aller en cours. Je vous passe les détails sur tout ce que j’ai essayé dont psychologue qui a pensé tout comme moi qu’elle devait changer de collège. Je l’ai donc mise en privé cette année. Elle angoissé beaucoup pour la rentrée on a donc fait de l’hypnose et médicaments quelques jours avant la rentrée + fleurs de bach. Elle est rentrée lundi après midi tant bien que mal, elle a fais le mardi et le jeudi rebelotte à pas vouloir aller en cours (aujourd’hui donc) ce matin j’ai essayé de la trainer de force mais beaucoup de résistance et je lui faisais mal donc j’ai arreté. J’ai pris rendez-vous avec la principale et ma fille lundi pour qu’on trouve des solutions mais honnêtement je ne sais plus quoi faire je trouve ma fille malheureuse et elle me demande d’étudier par correspondance.

  108. Bonjour je me présente je m’appelle Anais et j’ai 17 ans.Je suis déscolarisée depuis environ 1 an car je souffre de phobie scolaire et d’anxiété depuis le passage du collège à la 2nde.Elles se manifestent par une boule au ventre,l’estomac noué,mal de ventre et l’envie de pleurer au moment de partir au lyçée.Je devrais bientot intégrer un hopital de jour ou j’aurais à la fois des cours le matin et des ateliers de groupe l’après-midi.Je suis persuadée que cela me permettrait d’aller mieux.Qu’en pensez vous ?Est-ce une bonne solution d’après-vous ?Et pour passer le bac vu qu’il donne des cours jusqu’en terminale pourrai-je le passer en candidat libre si il m’est impossible de retourner au lyçée ?

  109. Bonjour,

    C’est une situation complexe que vous exposez là. Votre fille a changé d’établissement, et l’on sait que les changements de cadre peuvent réactiver les angoisses. Si celles-ci perdurent, il est important de maintenir me semble-t-il le suivi psychologique. Les psychologues comportementalistes travaillent ainsi avec leurs patients sur des techniques qui les aident à se confronter aux situations anxiogènes et à faire baisser la tension.

    En outre, il faudrait si possible trouver un adulte de confiance dans son nouvel établissement vers qui elle puisse se tourner lorsque l’anxiété est trop forte. Je pense évidemment à l’infirmier(ère) scolaire, qui est constamment disponible contrairement aux enseignants, mais cela peut-être quelqu’un d’autre, car faut que l’école devienne pour elle un lieu rassurant.

    Je ne peux pas vous conseiller quant aux cours par correspondance, car je ne connais pas la gravité de la situation, mais j’aurais tendance à privilégier le maintien à l’école, pour des raisons de socialisation notamment.

    J’espère que la situation s’arrangera et je vous souhaite bon courage pour accompagner votre fille dans cette période difficile.

    Bien cordialement

    Nathalie Anton

  110. Bonjour Anais,

    Merci de votre message. C’est une très bonne chose que vous repreniez les cours dans un cadre sécurisant pour vous, avec des ateliers l’après-midi qui vous permettront d’échanger avec d’autres jeunes. L’important me semble-t-il est que vous vous sentiez en confiance et soutenue dans votre envie de passer le bac : si cela doit se faire en candidat libre, qu’il en soit ainsi ! Et puis rien ne vous empêche de retenter une scolarisation en lycée si vous en ressentez à un moment le désir.
    Je vous souhaite bon courage pour cette année scolaire, n’hésitez pas à me recontacter au besoin.

    Bien cordialement

    Nathalie Anton

  111. Bonjour,
    Mon fils souffre de phobie scolaire depuis environ un an. Cette année, comme l’an passé, il a été décidé avec un PAI de lui alléger son emploi du temps en supprimant quelques matières qu’il suit au cned. Il manque encore quelques heures sur les autres matières de manière ponctuelle, mais cela a permis d’éviter une déscolarisation complète.
    Toute sa classe part en voyage à l’étranger, et l’enseignant organisateur refuse de l’emmener (sa matière fait partie de celles qu’il suit au cned). Nous n’avons reçu aucune information sur le voyage, je pense sciemment de la part de l’équipe. Lorsque j’ai demandé un rdv à l’enseignant pour en discuter (mon fils ayant appris l’existence du voyage par ses camarades), il a refusé. J’ai rencontré la principale, qui m’a proposé que nous rencontrions ensemble l’enseignant. Ils m’ont reçu à quatre, sans aucune discussion possible, très fermes sur le refus d’inscription de mon fils. Leurs motifs sont qu’ils ne peuvent appliquer le PAI en voyage (qui précise de lui proposer de se reposer dans un endroit calme s’il est trop stressé en classe) et qu’il y a un risque au niveau de la sécurité de l’ensemble du groupe en cas de situation imprévue. La principale soutien les enseignants.
    La psychologue qui suit mon fils depuis plusieurs années a fait un courrier expliquant que non seulement ce voyage n’était pas contre indiqué, mais qu’au contraire, elle le recommandait pour lui redonner confiance, étant donné qu’il est très motivé pour y participer. Les enseignants n’ont même pas jeté un regard sur ce courrier. Ils n’ont pas voulu tenir compte du fait qu’il soit déjà parti en voyage scolaire sans aucun soucis il y a deux ans, et qu’il ait participé cet été et le précédent à des séjours linguistiques de 15 jours avec hébergement en famille, qui se sont très bien déroulés (j’ai fourni le compte-rendu de l’organisme). Je précise que mon fils n’a jamais posé aucun problème de discipline au collège (il a eu une croix pour bavardage il y a deux ans en tout et pour tout !) et n’a jamais eu de crise d’angoisse au sein du collège. Le problème est juste que régulièrement, il n’arrive pas à se rendre en classe.
    Mon fils vit extrêmement mal la situation, qu’il trouve injuste (un élève qui a été sanctionné pour l’avoir embêté est, lui, autorisé à partir !). Est-ce une décision normale de leur part ? Que me conseillez-vous ?
    Je vous remercie de m’avoir lue.

  112. bonjour

    je suis la maman d’un garçon de 10 ans avec qui en ce moment tout parait compliquer.
    jusqu’au moi de mai je dirais que tt allez bien Mathis aimé se rendre a l’école et y aller plutôt de bon cœur.

    Mais un jour il a refusé d’entrer a l’école. pensant que cela était du cinéma nous l’avons obligé a s’y rendre mais en le portant pour le mettre dans la classe Mathis se m’était hors de lui il était très en colère des insultes des pleurs il se traînait devant tout les copains
    un jour il a même préférer partir avec les pompiers que d’aller a l’école.

    nous ne comprenons pas ce qui lui arrive de plus il est très méchant avec nous il nous dit des choses pas gentilles et ne fait pas ce q’on lui demande.

    J’ai parfois l’impression qu’il nous même pas le bout du nez!!!!!

    nous avons a la rentré tenté de le changer d’école en pensant que cela irait mieux ça été le cas pendant 3 semaines et puis les crises sont réapparus

    Mathis n’arrive pas a aller a l’école principalement le lundi il pleur il est en colère il est même insupportable avec nous surtout avec mon mari qui le prend avec lui dans la boucherie .

    il refuse tout suivi psy mais nous l’obigons il, fait des seances de relaxations active et de l’hyponse une fois par mois mais pour le moment nous voyaons aucune difference.

    on ne sait plus quoi faire pour l’aider .
    la psy me parle de phobie scolaire qui serait pour elle lié a une difficultés de separation.

    En effet tout bébé Mathis est né prématurément et mis en couveuse et au mois de mai il a réaliser un voyage d’une semaine avec l’école en classe verte ce voyage a été pour lui terrible il pleurait tout les soirs et s’ennuyer de nous il nous en a voulu de l’avoir obliger a y participer .

    nous ne l’obligeons plus a se rendre en classe mais essayons de lui dire d’essayer et on le motive tout les jours.on lui fait rattraper les cours et devoirs.comme on peut car il rechigne aussi a les faire et cela se termine la plupart du temps en pleurs

    Mathis a peur de tout des attentats du noir de la mort il a des difficultés a s’endormir il prend d’ailleurs de l’atarax et refuse d’aller qlq part dormir même chez ses grands parents
    Cela lui gâche la vie car il refuse tout par peur.
    Il arrive juste a continuer le sport il pratique du foot et du handball en club le sport etant pour le moment sa thérapie

    on ne sait plus quoi faire pour l’aider

  113. Chère madame,

    Les cas de refus scolaire sont parfois très longs à gérer et vous avez très bien fait de faire appel à l’aide d’une psychologue.
    Le fait que votre fils continue à pratiquer des sports collectifs est un bon signe. Cependant, je vous conseillerais vivement de consulter si vous ne l’avez pas déjà fait un pédopsychiatre pour qu’il puisse, d’une part, faire une évaluation complète de votre enfant. et d’autre part, vous proposer des options permettant un suivi psychologique et scolaire.
    Vous pouvez soit vous tourner vers un pédopsychiatre libéral, soit vers un centre médico-psycho-pédagogique (CMPP).
    Je vous donne également le lien vers une association qui pourra également vous aider : http://www.phobiescolaire.org/

    Bon courage dans vos démarches,

    Bien cordialement

    Nathalie Anton

  114. Bonjour, juste un petit mot. Maman d un ado..maintenant 16 ans.
    J avais écrit déjà sur ce site. Des années de galère. Phobies scolaire et sociale.. cauchemars…que vous connaissez aussi.
    MAIS SURTOUT GARDEZ ESPOIR. ON S EN SORT. OUI. ET PLUS FORTS QU AVANT.
    Mon fils, après 6 ans de combats, s en est tiré.
    Il a réintégré un cursus normal ou traditionnel. Aucun médicament. A une vie sociale, des amis, une copine, et des super notes.
    Ces épreuves lui ont donné une belle maturité. Et nous la famille…une plus grande ouverture d esprit.
    Toujours garder le cap. Et se satisfaire des petits pas. Petites victoires. Soyez patients. Et restez soudés en famille.
    Nous nous en sommes sortis. Vous y parviendrez aussi.
    Je vous embrasse, vous les enfants, et vous les familles.

  115. Chère Madame,

    Avez-vous pris contact avec le médecin scolaire qui vous a aidés à établir le PAI ? Peut-être pourrait-il être un interlocuteur intermédiaire entre vous et l’équipe enseignante.

    Pour information, vous trouverez à la page 48 de ce document ce que dit la jurisprudence à cet égard :

    Cliquer pour accéder à d240-cellule-juridique.pdf

    Bon courage dans vos démarches et bien cordialement,

    Nathalie Anton

  116. Bonjour, je viens vers vous car avec mon mari nous sommes désemparé; mon fils a 5 ans et demi il viens de rentrée en grande section . Il était super content de reprendre et les deux premiéres semaines se sont très bien passées . Sauf que depuis c’est de nouveaux des pleures ,la veille et le avant de se rende a l’école;déjà l’année dernière nous avions consulté une psychologue car il ne voulais pas dormir seul , sa a marcher car notre problème c,’est résolu. L’année dernière idem mais en moins pire il a bien commencer et au bout de 15 jours des pleures. Cette année les pleures sont plus accentuer il commence donc la veille et le jour même c’est des crises de panique ,il se laisse pas habillés se met a se recroqueviller sur le canapé, et il a mal au ventre tout les matins. Nous avons parler avec lui et il nous dit qu’il essaie mais que c’est dans sa tête et qu’il n’y arrive pas. Alors des fois il nous j’ai peur de pleurer a l’école , ou alors est ce qu’il va pleuvoir ( je sait sa parait bizarre mais notre fils a peur de l’orage donc bien sure ne pas être a la maison si sa arrive peut le rendre vulnérable) bon je vous en passe il me dit je veut être tout le temps en vacances. D’ailleurs pendant le week end ou les vacances nous retrouvons notre petit garçon pleins de vie ,curieux et qui s’amuse. La maîtresse me dit que le reste du matin sa se passe bien et en général les après midi il ne pleure pas. Nous avons besoin d’aide car nous ne savons pas comment faire on a tout essayer et rien ne marche , la seule chose c’est que nous tenons bon il doit aller a l’école donc même si c,est un crève coeur il y va tout les jours.Il ne mange pas a la cantine et ne reste pas a la garderie . Nous travaillons tout les deux avec mon mari et je vous avoue que moi si suis dans les écoles aussi j’ai dut mal a gérer mon travail car j’ai la tête ailleurs, je ne suis pas instit mais aesh auprés d’enfants en difficultés et mon mari et peintre . Merci de votre aide, dois je retourner voir la psychologue ou attendre? Est ce bien la phobie scolaire?

  117. Chère Madame,

    Lorsque l’enfant paraît souffrir outre-mesure, comme c’est le cas pour votre enfant, il faut en effet rencontrer un(e) psychologue. Cela permettra, je l’espère, à votre fils d’aller mieux bientôt.

    Bien cordialement,

    Nathalie Anton

  118. bonjour
    je viens vers vous car ma fille âgée de 12 ans est rentrée en 6 em cette année et depuis cette année se sont les les évaluations qui lui cause des crises d angoisse pendant les cours et évaluations , elle n arrive pu a dormir a manger passe des heures sur les devoirs demandes et fait des exercices en plus ( rien qu hier elle a fait 11 exercices en plus en mathà la maison)
    le stresse des évaluations lui fait oublier tous se bloque malgré les leçons apprise .
    Ce qui faut savoir c que Cindy est dyslexique a été suivis depuis l age de 5 ans par un orthophoniste l année dernière est vu les bon résultats scolaire en CM2 l orthophoniste a décidé d arrêter les séances .
    dans l ensemble elle a de bon résultat mais avec l aide des professeurs car elle a aussi une grande difficulté dans la compréhensions des questions pendants les évaluations
    Elle a une mauvaise moyenne en anglais 6/20 et moins bonne en Math 8.9/20 dans l ensemble au premier trimestre elle s en sort bien avec 12.8 de moyen générale ce qui je trouve est bien pour les difficultés qu elle a mais au 2 trimestre il commence mal est elle panique a l idée d avoir d autre mauvaise note donc tous çà ce traduit par des pleures , ne dors plus , ne mange plus ne voudrai même plus aller en cours, se sent nul me dit même qu elle voudrait mourir elle se renferme sur elle même
    bien entendu j ai vu les professeurs qui l aide au maximum, elle va voir le psychologue de l école
    je ne sais pas comment l aider plus si vous pouvez me conseiller
    merci

  119. Chère Madame,

    Vous avez fait pour le moment l’essentiel : prévenu les enseignants et pris contact avec une psychologue. Cependant, les troubles anxieux semblent s’aggraver et révéler une très faible estime d’elle-même. Peut-être pourriez-vous prendre contact avec un pédopsychiatre, qui sera totalement détaché de l’univers scolaire ? Essayez de voir par ailleurs si elle ne pourrait pas s’engager dans une activité extra-scolaire qui lui permettrait et de penser à autre chose, et de s’épanouir sur un autre plan. Enfin, réfléchissez à un emploi du temps routinier qui fixe et limite le temps des devoirs, en incluant d’autres moments essentiels à l’équilibre : les repas, le sommeil, les sorties / loisirs… Réussir scolairement implique en effet d’être en bonne santé physique et morale. Peut-être votre fille sera-t-elle sensible au fait que la fatigue nuit à la mémorisation et à la concentration.

    J’espère que la situation s’arrangera,

    Bien cordialement,

    Nathalie Anton

  120. Bonjour,
    Un témoignage.
    Maman solo d un ancien enfant scolaire.
    Sept ans de galère, cours à domicile… et retour dans une classe de première dans un environnement  » normal « .
    Ses deux meilleurs amis sont aussi d anciens phobiques.
    L une est entrée dans le monde du travail. L autre est en terminale.
    Plein de souffrance. Mais plein de victoires !.
    On, ils s en sortent toujours. Ils trouveront, trouvent leurs places dans la société.
    Vous parents, et enfants…ne doutez jamais !
    Je sais combien le combat est difficile, vraiment, mais tenez bon.
    Entourez les enfants, mais vous, parents, pensez aussi à vous. Une personne neutre vers laquelle vous pourrez vous épanchez quand la charge sera trop lourde.
    Les enfants dont je vous parle sont aujourd hui plein de joies, matures.
    Leurs fragilités passées en font des êtres riches aujourd hui.
    Surtout, tenez bon !
    Suivez vos intuitions, vous, parents.
    Et vous, enfants, faites vous confiance, vous gagnerez, même si le chemin est long, vous y parviendrez. Tenez bon, malgré les doutes, les faiblesses, tenez bon.
    Vous surmonterez. Et ces épreuves feront de vous des adultes d une grande ouverture d esprit, d une grande sensibilité.
    Amitié,
    Sylvie

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