Les compétences sociales et émotionnelles : pourquoi les développer ?

« La pierre angulaire de l’apprentissage socio-émotionnel est d’apporter des compétences aux élèves, sans lesquelles ils se trouvent clairement désavantagés pour naviguer dans l’univers scolaire, social et même familial. Certains enfants ont la chance d’évoluer dans un environnement éducatif et affectif qui nourrit et affine ces compétences. Cependant, il est évident que de nombreux jeunes ne bénéficient pas de ces expériences, ou du moins pas de manière continue. La conséquence est qu’ils rencontrent des difficultés scolaires, relationnelles et comportementales, sans pouvoir donner le meilleur d’eux-mêmes. »(1)

Il me paraît important de rappeler, en début d’année, les 5 champs de compétences sociales et émotionnelles définies par le Collaborative for Academic, Social and Emotional Learning (CASEL). Ce tableau, extrait de mon ouvrage Le Potentiel caché de votre ado (2), les recense de manière synthétique. 

A l’école d’enfin s’en emparer de manière explicite et organisée pour assurer l’égalité des chances, et permettre aux ados de s’épanouir ! 

Nathalie Anton

(1) Handbook of Social and Emotional Learning, Durlak, Domitrovich, Weissberg and Gullota, The Guilford Press, New York, 2015.

(2) Eyrolles, 2018. 

L’anxiété de performance

Qu’il émane du cercle familial ou scolaire, qu’il fasse l’objet d’attentes explicites ou implicites, conscientes ou inconscientes, le poids de la réussite peut conduire chez certains élèves au développement d’une véritable anxiété de performance, dont les manifestations principales sont les suivantes : Lire la suite

Sortir de l’école pour mieux apprendre ?

C’est la question que s’est posée Lorraine Rossignol dans son article publié dans Télérama numéro 3307 du 29/05/13, intitulé : «Une autre école est possible»… Quel meilleur moment que celui des vacances pour précisément y penser ? Voici quelques citations extraites de sa réflexion…

« Si seuls trois mille enfants sont déclarés comme instruits par leurs parents, vingt-sept-mille autres, également non scolarisés, bénéficient de cours par correspondance », rapporte la journaliste. Le jugement sévère porté sur l’institution scolaire par le fils du chercheur et pédagogue Arno Stern  donne à réfléchir :

«Tous les neurobiologistes vous le diront : le cerveau se développe là où on l’utilise avec de l’enthousiasme, véritable engrais neurologiqueTout ce qui s’apprend dans un acte d’enthousiasme s’inscrit en nous à jamais. A contrario, l’enseignement tel qu’il est pratiqué aujourd’hui dans les écoles va à contre-courant du fonctionnement optimal du cerveau.»

Remettre de l’enthousiasme au sein des écoles, des collèges et des lycées pour donner envie aux élèves d’y rester plutôt que de les fuir… quel beau projet pédagogique !

Nathalie Anton