Les compétences sociales et émotionnelles : pourquoi les développer ?

« La pierre angulaire de l’apprentissage socio-émotionnel est d’apporter des compétences aux élèves, sans lesquelles ils se trouvent clairement désavantagés pour naviguer dans l’univers scolaire, social et même familial. Certains enfants ont la chance d’évoluer dans un environnement éducatif et affectif qui nourrit et affine ces compétences. Cependant, il est évident que de nombreux jeunes ne bénéficient pas de ces expériences, ou du moins pas de manière continue. La conséquence est qu’ils rencontrent des difficultés scolaires, relationnelles et comportementales, sans pouvoir donner le meilleur d’eux-mêmes. »(1)

Il me paraît important de rappeler, en début d’année, les 5 champs de compétences sociales et émotionnelles définies par le Collaborative for Academic, Social and Emotional Learning (CASEL). Ce tableau, extrait de mon ouvrage Le Potentiel caché de votre ado (2), les recense de manière synthétique. 

A l’école d’enfin s’en emparer de manière explicite et organisée pour assurer l’égalité des chances, et permettre aux ados de s’épanouir ! 

Nathalie Anton

(1) Handbook of Social and Emotional Learning, Durlak, Domitrovich, Weissberg and Gullota, The Guilford Press, New York, 2015.

(2) Eyrolles, 2018. 

Le Potentiel caché de votre ado

Je suis ravie d’annoncer aujourd’hui la sortie de mon nouvel ouvrage consacré au bien-être des adolescents : Le Potentiel caché de votre ado (éditions Eyrolles).

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Cet essai s’appuie sur le constat suivant : les parents et les enseignants se focalisent principalement sur les compétences scolaires, en négligeant tout un pan du développement des jeunes : celui qui touche à leurs relations, à leurs émotions et à leur aptitude à faire de bons choix. 

Or, les enfants et les adolescents nécessitent d’être accompagnés dans ces domaines, qui interfèrent avec leur réussite scolaire et leur épanouissement.

Comment leur apprendre par exemple à :

  • clarifier et gérer les émotions qui les submergent ?
  • éviter et résoudre les conflits ?
  • estimer leurs forces et leurs faiblesses ?
  • prendre des décisions responsables ?

Etonnamment, ces compétences indispensables font encore partie de l’implicite : on attend de nos jeunes qu’ils les possèdent sans vraiment se demander comment ils peuvent les acquérir ! Et trop souvent, c’est lorsqu’un problème éclate (anxiété trop forte, mauvaise gestion de son temps, brouille entre amis, situations de harcèlement, conduites à risques…) que l’on est contraint de les aborder.

C’est parce que ces compétences doivent se penser et s’enseigner en amont des problèmes que l’apprentissage socio-émotionnel a toute sa place à l’école et au sein de la famille. 

Cet ouvrage constitue une synthèse du programme dédié au bien-être des élèves que j’ai eu la chance de pouvoir développer de manière collaborative pendant six ans au Lycée Français de New York. Si l’Amérique du Nord est plus avancée que nous dans ce domaine, il n’est pas trop tard pour que tous nos jeunes puissent en bénéficier.

Bonne lecture !

Nathalie Anton