A propos du bilinguisme…

Très bonne définition du bilinguisme dans cet article publié par Marion Maurin sur le site Babel Magazine : vous y verrez notamment une petite vidéo très amusante de personnes parlant parfaitement des langues étrangères mais pas du tout convaincues d’être bilingues, culpabilisant de ne pas avoir l’accent parfait, de chercher encore leurs mots, de ne pas avoir appris leur seconde langue quand ils étaient enfants… Or cet article nous apprend que même parmi la communauté scientifique, le bilinguisme n’est pas défini de manière unanime :

« Le bilinguisme est un phénomène relatif, qui se mesure plutôt en terme de degrés qu’à l’aune d’une définition absolue ; mais surtout, que le bilinguisme est quelque chose de profondément subjectif, de ressenti. (…) On peut en maîtriser une parfaitement depuis l’enfance sans toutefois se sentir bilingue, simplement parce qu’on n’a jamais vécu dans le pays, que les références culturelles, humoristiques, sociales, ne sont pas les mêmes que celles de l’endroit où l’on a grandi. Mais on peut aussi affirmer haut et fort être bilingue dès le moment où l’on a surmonté la gêne et la frustration qui accompagnent toujours les premiers pas dans l’apprentissage d’une langue, c’est-à-dire qu’on se sent prêt à s’exprimer sans limite, même par des voies détournées. »

Cherchant à étudier ce qui se passe dans le cerveau de sujets « élevés avec deux langues maternelles et capables de passer tout naturellement de l’une à l’autre », voilà ce que l’article met en lumière :

« Un bilingue peut mentalement faire appel à deux systèmes de référence linguistiques pour décrire une sensation, exprimer une idée. Pendant longtemps, on pensait que ceci provoquait une certaine confusion, notamment chez les enfants en bas âge. Mais depuis 1962 et une étude de Peal et Lambert sur la relation entre bilinguisme et intelligence, la tendance scientifique s’est inversée (article en anglais). Ces dernières décennies, de nombreuses recherches ont souligné une plus grande « conscience métalinguistique », c’est-à-dire une aptitude accrue, chez les bilingues, à résoudre des tâches cognitives ne passant pas par le langage : comme si, face à une équation mathématique, le cerveau d’un bilingue possédait plus de données pour résoudre celle-ci. (…) Ainsi, plus les connexions se multiplient, plus le cerveau a de possibilités de saisir un objet et de le rendre par des mots. La science parle de « flexibilité cognitive », une habilité faisant référence à la pensée créative et qui serait particulièrement marquée chez les bilingues. »

L’apprentissage d’une nouvelle langue permet donc de :

« Stimuler la diversité de vos connexions neuronales. Cette deuxième « carte linguistique enrichit votre paysage mental et élargit votre horizon de pensée. »

Une bonne raison supplémentaire de s’ouvrir à l’étranger et d’encourager vos enfants à apprendre de nouvelles langues !

Nathalie Anton

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s