Favoriser la mémorisation

L’année est maintenant bien entamée : les leçons s’accumulent, et les évaluations de fin de trimestre se profilent… Comment aider les élèves à retenir la somme de connaissances exigées dans chaque matière, et leur permettre ainsi de réussir ? Voici aujourd’hui quelques premiers éléments de réponse, que d’autres suivront dans les semaines à venir, histoire de ne pas encombrer la mémoire de nos lecteurs…

Rappelons tout d’abord qu’une bonne hygiène de vie favorise un bon apprentissage et que les adolescents doivent savoir que :

1) La mémoire a impérativement besoin du sommeil pour se développer et fonctionner correctement. Non seulement, le sommeil consolide les apprentissages, mais la fatigue nuit à la concentration, au raisonnement et aux capacités de mémorisation. Comme je l’écrivais dans un article précédent : il faut dormir pour réussir !

2) Faire de l’exercice améliore le fonctionnement du cerveau : l’oxygénation du cerveau qui en résulte permet la création de nouveaux neurones et favorise leur résistance, au stress notamment, si nocif pour l’apprentissage.

3) Une alimentation saine et équilibrée permet d’optimiser les performances intellectuelles. En effet, le cerveau se nourrit de glucose de façon continue, et sa baisse peut avoir des conséquences négatives sur l’attention et la mémoire. Il est donc important de manger à intervalles réguliers, et de ne sauter aucun repas, y compris et surtout pour les élèves… le petit-déjeuner, repas clé de la réussite scolaire ! Si l’absorption rapide de glucose se fait à travers la consommation de glucides simples (les fruits et leurs jus, le lait et le yogourt, le sucre, le miel et les aliments sucrés), il convient de privilégier les glucides complexes (les féculents comme le riz, les pâtes, les céréales, le pain, les pommes de terre, les légumes secs) qui permettent une absorption plus lente et une diffusion sur un temps plus long du glucose.

Mais un corps sain va de pair, comme on le sait, avec un esprit sain… et disponible. Or, là encore, avant même d’aborder des techniques de mémorisation, il est important que les pensées de l’élève ne soient pas monopolisées voire parasitées par autre chose. Les préoccupations personnelles, l’excès de stress, les sollicitations de l’entourage peuvent détourner de l’objet d’apprentissage et rendre plus difficile l’acquisition des connaissances. Veiller à l’équilibre psychologique des enfants, ainsi qu’à la sécurité et la sérénité de leur cadre de travail sont donc extrêmement importants pour favoriser leurs apprentissages. Pour illustrer cela, je citerai en conclusion Hélène Trocmé-Fabre, chercheure en sciences humaines et membre du Centre international de recherches et études en transdisciplinarité, qui avait publié dans le dossier « Aider à mémoriser » du numéro 474 des Cahiers Pédagogiques  quelques paramètres extérieurs et personnels identifiés par les élèves comme aidant ou nuisant à la mémorisation :

« 1) La relation à l’environnement (ce qui aide est « une ambiance comme celle qu’on trouve dans les bibliothèques » / ce qui empêche : « les bruits parasites »).

2) La relation aux autres (ce qui aide : « savoir que j’aurai à le transmettre »/ ce qui empêche : « les autres autour de moi ») la relation à soi (ce qui aide : « être intéressé par le sujet » / ce qui empêche : « mon manque de rigueur »). »

Ces quelques conditions préalables à l’apprentissage des élèves ayant été aujourd’hui posées, j’aborderai dans un prochain article quelques techniques utiles pour les aider à mémoriser !

Nathalie Anton

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