L’estime de soi à l’adolescence

J’aimerais partager aujourd’hui la lecture d’un article consacré à l’estime de soi à l’adolescence, publié dans Le Journal des Psychologue d’octobre 2014 et rédigé par Emeline Bardou, Docteur en psychologie et chargée d’enseignement et de recherche à l’université de Toulouse Jean-Jaures.

Cette psychologue explique tout d’abord que «les origines de l’estime de soi résident dans  la façon dont l’individu perçoit ce que les personnes importantes à ses yeux pensent de lui, c’est à dire qu’elle est en partie construite par le regard d’autrui.»

Revenant à l’étymologie du verbe «estimare» («évaluer»), elle définit l’estime de soi comme «valeur que l’on accorde à soi-même» au regard de différents domaines, tels que, chez les enfants de 8 ans par exemple, la compétence scolaire, la compétence sportive, l’acceptation sociale, l’apparence physique et les comportements ou conduites adoptées.

Elle rappelle alors que l’estime de soi «a des retentissements sur le comportement, intervenant de façon prépondérante dans l’adaptation psychosociale d’un sujet, sur son humeur, sur sa personnalité, sur sa capacité de faire face au stress et sur son épanouissement personnel.»

Or, les études montrent que «l’estime de soi devient moins positive au début de l’adolescence (vers douze-treize ans), particulièrement chez les filles, pour devenir, par la suite, graduellement plus élevée au cours de l’adolescence.»

Cette diminution de l’estime de soi à cette période serait «davantage liée aux changements scolaires et aux changements pubertaires simultanés», les garçons étant peut-être moins touchés selon elle en raison de «la valorisation culturelle de la masculinité, poussant les hommes à s’affirmer et à vivre de façon indépendante.»

L’auteure, indépendamment de cette différence entre les filles et les garçons, souligne la fragilité que peuvent ressentir tous les jeunes entrant dans l’adolescence, insistant sur le fait que «le monde dans lequel nous vivons n’a jamais demandé autant d’estime et de confiance en soi (…) comprenant, entre autres, une centration sur la singularité de la personne, sur l’ego, et les notions de performances, de rentabilité, de compétitivité.»

Il semble donc tout à fait important que les éducateurs, parents et professeurs, aient à l’esprit combien cette période peut être particulièrement délicate pour les jeunes adolescents.

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