Petit éloge paradoxal de la passivité, par Françoise Dolto

« Tout apprentissage répond à un désir de la part de celui qui veut acquérir une connaissance et la psychanalyse nous a enseigné que ce désir peut se manifester par des pulsions actives, mais aussi par des pulsions passives. Les pulsions passives se manifestent par une attitude de réceptivité d’apparence passive, mais d’une intense activité intellectuelle invisible chez la personne qui en est le siège. Malheureusement, notre style d’école met tout en jeu pour provoquer chez l’enfant, susciter en lui, des pulsions actives. (…) Tout ce qu’il y a de passif dans l’attitude d’un enfant à l’école doit aussi être, par l’adulte, mis en valeur, parce que la plupart des enfants jugent les autres sur ce qu’ils montrent, sur ce qu’ils paraissent. Ce n’est pas ça qui est l’important chez un être humain, c’est ce qui le fait vibrer, ce qui l’intéresse, ce qui l’émeut, c’est ce qui ne se voit pas mais qui le fait vivre et donne sens à sa vie ».

(Françoise Dolto, L’Echec scolaire, 1986)

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