Les réponses apportées aux élèves en difficulté dans le cadre scolaire peinent souvent à prendre en compte les problématiques individuelles touchant notamment à l’adolescence. Or, si les éléments qui empêchent la réussite ne sont pas clairement identifiés, les remèdes proposés risquent d’être inefficaces.
Ce blog s’adresse ainsi aux parents qui cherchent à comprendre pourquoi leur enfant ne s’épanouit pas au sein du collège ou du lycée et qui souhaitent trouver des ressources pour l’accompagner au mieux dans son parcours.
Les articles diffusés ne prétendent pas donner des solutions toutes faites qui s’appliqueraient à tous, mais cherchent plutôt à ouvrir des pistes de réflexion à partir de quelques points de repère sur des thèmes fréquemment abordés par les jeunes et les adultes dans le cadre de la scolarité.
Une réponse individuelle sera cependant apportée à tous les parents qui désireraient me faire part de leurs préoccupations à propos de leur adolescent, qu’elles concernent le versant scolaire, ou le versant psychologique, les deux étant souvent inextricablement liés.
Je conjuguerai alors mes compétences d’enseignante de lettres avec celles de psychologue spécialiste des enfants et des adolescents, pour tenter d’apporter l’éclairage attendu sur la problématique exposée.
Cet échange peut se faire sous couvert d’anonymat, par le recours à un pseudonyme, ou demeurer confidentiel et ne pas être publié.
Nathalie Anton

octobre 25, 2009 at 9:59
j’ai des soucis avec ma fille de 15 ans rentrée en seconde sciences expérimentales cette année ses résultats ne sont pas à la hauteur de ses capacités, elle semble pourtant motivée mais ne se sent pas soit disant les possibilités de s’investir tant de temps aux études ce qui est contradictoire à partir de ces faits 2 solutions me sont permises soit la fermeté en imposant une rigueur de travail (2 heures de travail quotidien en moyenne ce qui est préconisé par les enseignants) plus une matinée le week end et lui laisser son temps libre ensuite, ce qui engendre des conflits permanents car pour l’instant elle passe plus de temps à ses plaisirs personnels qu’au travail ou faire preuve de confiance en lui laissant encore le temps d’apprendre à gérer son travail scolaire mais c’est une enfant qui est vite dissipée et s’interesse beaucoup à son image, à ses copines, elle est très sur la défensive et déteste qu’on lui impose quelque chose, j’aimerais avoir vos conseils sachant que le 2ème trimetre est capital
avez vous des solutions pour donner des méthodes d’organisation pour le travail scolaire en seconde car c’est son point faible
merci pour votre aide
octobre 28, 2009 at 5:57
Madame,
Le fait que vous vous préoccupiez avant même la fin du premier trimestre des résultats de votre fille est une très bonne chose : cela vous permettra d’anticiper les diverses possibilités qui s’offriront au terme de cette année charnière.
La seconde est en effet une classe très difficile : le niveau et le travail exigés peuvent déstabiliser les élèves qui se disaient pourtant motivés en troisième.
Il faut que vous discutiez avec votre fille, que vous refassiez un point très clair sur ses aspirations et les moyens qu’elle est prête à se donner pour les concrétiser.
Cependant, il faut aussi que vous puissiez accepter ses difficultés : il se peut qu’elle se rende compte qu’elle n’a pas l’envie ou les capacités de s’engager vers la voie générale.
Dans ce cas-là, prenez rendez-vous auprès d’un conseiller d’orientation pour redéfinir quelle suite d’études pourrait lui convenir.
De même, prenez dès la rentrée rendez-vous avec son professeur principal, qui fera devant elle le bilan de son début d’année et qui saura la conseiller et peut-être la faire réagir.
Plutôt que d’envisager des sanctions, essayez de faire en sorte qu’elle définisse un projet, qu’elle détermine l’investissement nécessaire à sa réussite, et aidez-la ensuite à ne pas céder sur ces contraintes qu’elle aura elle-même formulées.
Evidemment, si vous avez l’impression qu’elle se moque de vous ou abuse du portable, de la télévision, des sorties, il me semble nécessaire de sévir. Mais il reste important de ne pas casser le dialogue pour penser ensemble cette question de l’avenir, très angoissante, qui pousse sans doute les adolescents à faire mille autre choses plutôt qu’avoir à s’y confronter…
N’hésitez pas à me tenir au courant de l’évolution de la situation, cordialement,
Nathalie Anton
janvier 17, 2010 at 8:30
Il faut laisser du temps au travail psychologique de donner ses fruits et ne pas rompre le dialogue avec lui…