Apparaissant le plus souvent entre 5 et 15 ans, la phobie scolaire génère chez l’élève un véritable blocage vis à vis de l’école. Comment la reconnaître et comment lui faire face ?
La phobie scolaire se caractérise par une réaction de panique pouvant surgir sur le chemin de l’école, voire à la simple idée de s’y rendre. L’enfant ou l’adolescent recourt alors à des conduites d’évitement, telles que rester chez soi, se cacher ou faire semblant de partir en classe.
La peur de l’échec, d’un professeur sévère ou des moqueries de camarades peuvent générer ces manifestations d’anxiété chez l’élève qui se trouve confronté à des personnes et à des situations non familières.
Cette crainte découle parfois d’inhibitions de causes diverses (deuil, conflits familiaux) qui l’empêchent psychiquement d’investir l’école : l’inattention et les difficultés de compréhension conduisent alors à des reproches répétés de la part des enseignants et à une situation d’échec insupportable.
La crainte de quitter la maison et la mère peut également favoriser l’élaboration de scénarii catastrophes qui risqueraient d’advenir pendant les cours (mort des parents, accidents, départs…).
La phobie scolaire nécessite le recours à une psychothérapie. Plus l’enfant ou l’adolescent est pris en charge rapidement par un psychiatre ou un psychologue, moins la phobie a de chances de devenir une conduite fixée ou de se complexifier par l’apparition de nouveaux symptômes.
Nathalie Anton
décembre 5, 2008 at 12:58
Merci pour cet article. J’ai longtemps pensé que ma fille (14 ans) essayait de nous rouler dans la farine. Je me souviens d’un jour où je l’ai vue au Monoprix alors qu’elle devait être à l’école. Nous avons eu une discussion, elle a expliqué n’avoir pas su pourquoi elle n’était pas allée à l’école, “j’ai eu peur” m’avait-elle dit. Je n’y avais pas trop cru, prenant cela pour une provocation , mais la phrase m’était restée en tête. En vous lisant, je me demande si la phobie scolaire n’est pas ce qui gâche la scolarité d’Allison. Comment savoir ce qu’il en est avant d’aller consulter un psychologue ? Son professeur principal, à qui j’en avais parlé un jour, m’avait dit que c’était à mettre sur le compte de l’adolescence.
décembre 5, 2008 at 5:52
Il est difficile de vous dire précisément “ce qu’il en est” à propos du comportement de votre fille, n’ayant pas assez d’informations pour pouvoir établir un diagnostic. Je dirais que si elle n’a mentionné qu’une seule fois ce sentiment de peur généré par l’école, il serait sans doute hâtif de parler de phobie scolaire. Cependant, il n’en reste pas moins que votre fille semble rencontrer des difficultés au collège. Sans vouloir désavouer le professeur principal, l’adolescence peut se passer plus ou moins bien, en fonction du regard que l’on porte sur le jeune. Il me semble positif que cet article ait modifié la perception négative que vous aviez de son attitude. Ce changement de point de vue permettra peut-être de renouer le dialogue avec Allison en lui accordant plus de crédit. Si son mal-être vis à vis de l’école se manifeste de manière répétée, il est impératif de prendre sa plainte en compte, soit par l’instauration d’une psychothérapie, soit par la recherche d’une orientation adaptée à son profil, ces deux options étant évidemment complémentaires.
février 16, 2009 at 9:44
Madame,
aujourd’hui, c un peu un appel au secours pour ma fille A. qui a 14 ans. depuis le college, elle me dit qu’elle n’aime pas l’école, mais quel enfant aime l’école?… les profs ont voulu luifaire redouler sa 6éme,je n’ai pas voulu car lorsque moi je l’interrogeait sur ses leçons elle les savaient. elle a redoubler sa 5éme. et a la fin de la 4éme ma dit qu’elle voulait partir en apprentissage, j’ai réussit a la convaincre d’aller en3éme découverte professionelle. elle a accepté les cours au premier trimestre, le second a été très dur, elle a souvent manquer les cours car elle etait malade ( chose qui lui arrive régulièrement et ce depuis toute petite, car lorsquelle ne va pas bien psychiquement, ça se reporte sur son physique. combien de fois ais-je crus qu’elle avait l’apendicite! et combien de fois elle s’est levée le matin, blanhe comme un cachet d’aspirine avec l’envie de vomir? combien de fois s’est-elle blesser au sport? jamais de fracture mais toujours des entorses aux chevilles, aux genous. elle s’est meme fait une déchirure musculaire au biceps, rien qu’enlevant le doigt pour répondre au prof!)et aujourd’hui elle refuse carementd’aller en cours. je me sent responsable dela situation d’aujourd’hui, car il y a un an,j’ai demander ledivorce car mon mari m’a trompé avec une amie demafille ainée qui avait 18ans. A. l’a découvert avant que je sois au courant. je vous demande de ma répondre par rapport a A. est-ce une dépression, ou la phobie de l’école. depuis un an, je suis sans emploie, n’ayant pas de qualification, je me débrouille comme je peux, mais n’est pas les moyen d’envoyer A. consulter un psy. je ne sais plus comment faire. aidez-nous, A. et moi, afin qu’elle soit mieux. mercid’avance de vos conseils. sincerement. V.
février 16, 2009 at 10:51
Madame :
Je ne saurais poser un diagnostic sans avoir rencontré votre fille. Ce qui est certain, c’est que son refus d’aller à l’école témoigne d’un malaise avéré, tout comme les signes que vous mentionnez fort justement. A-t-elle rencontré l’infirmière du collège ? Que disent ses enseignants ? Qu’en pense son médecin traitant ? Et surtout : comment explique-t-elle cette démission totale ?
Si votre fille accepte de rencontrer un psychothérapeute, le prix ne doit pas être un frein, car les psychiatres sont remboursés par la sécurité sociale, ainsi que les psychologues exerçant dans des structures publiques (CMP, CMPP, hôpitaux…). Je vous livre l’adresse d’un site permettant de discerner les spécificités de chaque professionnel :
http://sante-medecine.commentcamarche.net/faq/sujet-26-consulter-un-psy-qui-consulter
N’hésitez surtout pas à appeler pour connaître les tarifs pratiqués et la base de remboursement à laquelle vous avez droit en fonction de votre mutuelle.
Si vous vivez à Paris, je peux vous proposer quelques adresses, mais je vous recommande de vous adresser en premier lieu à des personnes en qui votre fille a confiance, comme son médecin, par exemple, qui pourra lui donner le nom d’un confrère vers lequel elle se tournera avec moins d’appréhension.
Enfin, je vous conseille de penser également à vous, même s’il est naturel qu’une mère se soucie avant tout du bien-être de ses enfants : votre divorce semble avoir été un choc, et la culpabilité que vous ressentez à l’égard de votre fille vous fragilise sans doute davantage. Il n’est pas impossible que de votre équilibre retrouvé découle celui de votre fille, même si les parents pensent souvent le contraire : si leur enfant est heureux, alors seulement, ils pourront être heureux à leur tour.
Là encore, sachez que les tarifs pratiqués peuvent s’adapter aux revenus des patients : n’hésitez surtout pas à faire part de votre situation à la personne que vous souhaiteriez rencontrer : le soin doit être accessible à tous, indépendamment de la situation sociale.
Je reste à votre disposition pour répondre à toutes vos questions et vous souhaite beaucoup de courage pour continuer à épauler votre fille,
cordialement,
Nathalie Anton
mars 24, 2009 at 9:14
Bonjour,
ma fille Gabrielle a commencé à souffrir de ce que je crois être une phobie scolaire au CE2. Plusieurs fois cette année là elle s’est enfuie pour ne pas aller à l’école. A l’époque nous avons consulté une psychologue qui nous a parlé de phobie scolaire. Après cette année là ça a été mieux. Il faut dire que la maitresse de CE2 lui faisait peur (elle était très sèche). Ensuite elle a toujours eu des instits très gentils. Maintenant qu’elle est au collège (elle a 12 ans et demi et est en 5ème), ce problème ressurgit. Régulièrement elle n’arrive pas à se lever, passe de mauvaises nuits et surtout, comme hier soir, elle n’arrive pas à faire ses devoirs. Elle veut bien ranger sa chambre de fond en comble (elle l’a fait ce matin parce qu’elle m’a vu en colère), mais elle n’arrive pas à se mettre à ses devoirs. Je travaille à plein temps, bien qu’en ce moment je sois en arrêt maladie pour période d’angoisse carabinée (je suis sous prozac depuis des années, avec comme là un arrêt innoportun). Je me demande si cela ne joue pas. C’est certain que si mais je ne sais pas comment parler de mes ennuis de santé à mes enfants. Dois je le faire et en quels termes ? moi-même ne sachant pas trop de quoi je souffre réellement (border line ou…?), il m’est difficile de leur expliquer. Je souligne que je me lève le matin, leur fait leur petit déjeuner (elle son frêre de 11 ans), range la maison…bref je ne donne pas l’image d’une trop grande souffrance, enfin j’essaie.
Voilà quelques éléments, merci de ce que vous pourrez me dire. L’écrire est déjà un soulagement. Là ma fille dort, elle s’est recouchée à 09h30 et s’est endormie presque aussitôt. A bientôt, Diana.
mars 24, 2009 at 6:10
Madame :
Les problèmes rencontrés par votre fille semblent en effet faire écho aux vôtres : difficultés à investir le travail, difficultés pour s’y rendre, efforts à fournir pour entretenir sa chambre : il est tout à fait compréhensible que vous vous demandiez dans quelle mesure votre situation n’influence pas son comportement.
Cependant, même si les symptômes de Gabrielle ressemblent aux vôtres, ils n’en restent pas moins les siens et doivent être interrogés dans leur singularité : témoignent-ils d’une simple baisse de travail, d’un manque de motivation généralisé, d’une phobie scolaire, ou encore d’autre chose ?
Il serait intéressant de mieux cerner le profil de votre fille, car s’il s’agit juste d’un manque de motivation passager, assez fréquent à cet âge, le fait que vous lui supposiez une origine phobique (peut-être par projection de votre propre terrain anxieux), risque de permettre à cette passivité de s’installer.
On pourrait ainsi se poser les questions suivantes pour tenter d’y voir plus clair : quels sont ses résultats ? Avez-vous observé une chute de niveau entre le premier et le second trimestre ? Est-ce une enfant qui s’investit dans des activités extra-scolaires ? A-t-elle beaucoup d’ami(e)s ? Qu’en pensent ses professeurs ?
Et surtout, que dit-elle de tout cela ? Comment explique-t-elle son comportement ? Se sent-elle triste ou fatiguée ? Est-elle particulièrement inquiète, et si c’est le cas, cette inquiétude vous concerne-t-elle ?
C’est à cette occasion que vous pourrez aborder votre situation, qui n’a pas à être cachée car n’étant pas honteuse : pour une raison que vous ignorez, vous êtes sujette à certaines peurs que vous ne maîtrisez pas et qui nécessitent le traitement que vous suivez. Malgré ma formation psychanalytique, je trouve assez juste la manière dont les comportementalistes présentent les phobies et les angoisses : comme des allergies, soit le dérèglement d’un processus de défense propre à chacun. “La peur fonctionne comme un signal d’alarme, dont la fonction, comme tous les signaux d’alarme, est d’attirer notre attention sur un danger, pour nous permettre d’y faire face au mieux (…). Une peur pathologique correspond à une alarme mal réglée, dans son activation comme dans sa régulation. Elle se déclenche trop souvent pour des seuils de dangerosité trop bas”. (Christophe André, Psychologie de la peur)
Pour revenir à Gabrielle, vous pouvez demander à l’infirmière ou au médecin scolaire (voire généraliste) de la rencontrer pour établir un bilan.
D’ailleurs, si la thérapie menée en CE2 avait porté ses fruits, recontacter le même professionnel ou l’un de ses confrères pourrait s’avérer bénéfique.
Dans tous les cas, j’espère que vous n’hésiterez pas à me donner de plus amples informations pour que je puisse vous apporter une réponse plus précise.
Cordialement,
Nathalie Anton
avril 3, 2009 at 6:21
Bonsoir,
pour ma part c’est mon fils de 15 ans qui souffre de phobie scolaire. Il a subi 2 ans de harcèlement moral dans un premier collège ( malgré tout il n’y a pas eu de baisse importante de son niveau et il à pu poursuivre sa scolarité). Nous l’avons changé d’établissement en novembre 2008 ( en 3ème) et depuis il n’arrive pas à s’intégrer dans son nouveau collège. Après une rencontre avec le directeur il été convenu d’interrompre la scolarité ( le 3 mars 2009) jusqu’à ce qu’il se remette. Depuis nous enchainons les RDV chez les spécialistes et avons réussi à le faire admettre dans un CMP , mais pour septembre car ils n’ont pas de place actuellement. A chaque fois on nous demande si Bastien ne serait pas un EIP, mais les tests réalisés en 2005 ne montraient pas un QI exceptionnel ( par contre il mettaient en évidence une différence importante entre les compétences verbales et les autres). Actuellement nous sommes en recherche d’un établissement scolaire pour l’an prochain , qui ne l’oblige pas à redoubler sa 3ème et qui comprenne ce qu’est la phobie scolaire: emploi du temps adapté, compréhension des difficultés à suivre des cours…. J’ai contacté ce matin l’inspection académique de ma région: il n’existe pas de classe pour ces enfants mais il y en a pour les musiciens, les futurs acteurs… le seul établissement proposé est privé et les tarifs y sont assez élevés. Avec mon mari nous avons frappé à de nombreuses portes mais notre fils n’entre pas dans les cases définies par les autorités compétentes. Il vient de commencer une thérapie pour le sortir de cet état dépressif.
C’est la période des inscriptions dans les établissements scolaires et nous avons l’impression d’être devant un mur et ne sommes plus capables de prendre une décision pour l’an prochain. Merci de nous apporter vos conseils.
avril 4, 2009 at 10:49
Madame :
Je crois qu’il sera difficile que votre fils intègre une seconde sans avoir validé son troisième trimestre. Vous devriez voir avec le principal et les enseignants du collège s’il ne serait pas possible de l’évaluer chez vous, en vous engageant à respecter les conditions requises pour les contrôles donnés et en remettant ensuite les copies à ses professeurs.
Je vous conseillerais en effet de vous concentrer sur la réussite de sa troisième : il sera toujours temps, une fois qu’il sera inscrit en seconde dans un établissement, d’envisager plus sereinement un aménagement spécifique, voire un changement de lycée.
J’ajoute que le redoublement, surtout en seconde, n’est pas forcément à redouter car lorsqu’un adolescent est préoccupé par d’autres choses que l’école, lui donner le temps d’y revenir peut être bénéfique.
On peut enfin tout à fait espérer que sa thérapie entamée et le passage du collège au lycée lui permettront de reprendre le fil normal de sa scolarité.
Si cela ne devait pas être le cas, je vous recommande de vous adresser au CNED (http://www.cned.fr/) pour l’enseignement à domicile, qui pourrait être une solution à envisager le temps que la phobie de votre fils s’apaise.
N’hésitez pas à me tenir au courant de l’évolution de la situation,
cordialement,
Nathalie Anton.
juin 18, 2009 at 6:46
Bonsoir,
Ma fille de 16 ans souffre du phobie scolaire depuis le début de l’année scolaire ( entrée en seconde), elle a été hospitalisé en novembre pendant deux mois et demi dans un centre spécialisé, elle en ai sortie début février après avoir repris les cours depuis le centre.
La reprise c’est bien passé mais elle n’a pas réussi à rattraper son retard et lors du conseil de classe les professeurs ont demandé le redoublement vu ces notes.
ET les angoisses recommencent, elle ne veux absolument pas redoubler car elle a la peur au ventre de se retrouver seule si elle redouble et préfère bosser tout l’été pour se remettre à niveau.
Pensez vous que si il l’oblige à redoubler sa phobie pourras reprendre le dessus sachant que depuis novembre elle est sous Zoloft et largactil.
Je suis un peu perdue et très angoissée à l’idée que ce calvaire recommence, je vous remercie de me dire ce que vous en pensée.
juin 19, 2009 at 8:23
Madame,
Je vous recommande, dans un premier temps, de recontacter le centre dans lequel votre fille a été soignée, afin de leur faire part de la situation et de vos craintes : ils connaissent votre fille et sauront sans doute vous répondre avec précision.
En outre, je vous conseille de contacter le proviseur du lycée, afin de lui exposer ce que vous m’avez écrit, ainsi que les recommandations du centre hospitalier : la décision du redoublement doit être assumée à l’aune de ces données.
Enfin, comme je l’écrivais dans l’article “Pour ou contre le redoublement ?”, il faut que votre fille comprenne que celui-ci n’est pas une punition, mais une deuxième chance qui lui est accordée. Il serait sans doute bon pour elle, si la décision du redoublement était maintenue, que le proviseur la rassure et lui dise tout cela de vive voix. Les lacunes qu’elle a accumulées (et qu’un été à travailler seule ne permettra sans doute pas de combler) risquent de s’aggraver en première, tout comme son angoisse de voir le rythme s’accélérer.
Tenez-moi au courant du tour que prendra la situation,
Cordialement,
Nathalie Anton
septembre 8, 2011 at 8:02
Bonjour,
ce post n’est peut être plus ouvert mais bon je tente tout de même… Ma fille viens d’avoir 6 ans, elle est donc rentrée en 1ère année primaire il y quelques jours ( nous sommes en belgique), comme je m’y attendais un epu cela ne s’est pas trés bien passé. Depuis les maternelles Méloë a toujours pleuré quand je la déposais à l’école, déja les jours avant soir elle pleurait car il y aviat école le lendemain… Elle se bloque si son proffesseur élève simplement la voix mais elle est tellement persuadée qu’elle ne va pas arriver à faire ce qu’on lui demande qu’elle reste crayon en main sans réagir, elle ne pleure pas mais dès qu’elle rentre à la maison elle fond en larme. Même si elle se blesse elle ne le dis pas elle attendra d’être a la maison pour me le dire. Chaque matin elle se serre contre moi de plus en plus fort au fur et a mesure que l’on approche de la classe et ce n’est qu’après de longues minutes qu’elle me quitte pour aller dans les bras de madame ( car il lui faut toujours un contact… une main, un bras…) j’ai déja essayé de faire des aurevoir trés court mais ça n’arrange rien, ce sont alors des crises de larmes énormes… Un jour elle m’a regardé et elle m’a demandé ce que j’allais faire la journée, les yeux pleins de larmes, je lui ai expliqué et elle m’a répondu ” tu vas pas mourir?” Cette année elle a trés peur de ne pas bien faire son travail et dès le matin elle me demande ” maman on va devoir faire des exercices aujourd’hui?” et si je lui dis oui, elle pleure et me dit qu’elle ne saurait pas… Je ne sais plus quoi faire, la journée je ne pense qu’à ça, j’ai l’impression de lui imposer un calvaire en la mettant à l’école…
septembre 8, 2011 at 8:34
Bonjour,
Votre témoignage illustre parfaitement l’anxiété que peut générer pour certains enfants le fait d’aller à l’école, notamment aux moments clés que sont l’entrée en maternelle, en élémentaire ou au collège. Les pleurs de votre fille, ses blocages, son besoin d’être en contact avec vous reflètent une souffrance réelle, qui concerne moins la peur de l’école que celle de vous quitter et de ne plus vous revoir, ce que sa crainte concernant votre mort exprime d’ailleurs très clairement.
Afin d’éviter que cet état d’insécurité persiste et puisse entraîner des conséquences sur le plan des apprentissages, je vous recommanderais d’aller évoquer rapidement ce problème auprès de son pédiatre ou de votre médecin généraliste qui sauront quel discours tenir à l’enfant, et vérifier évidemment qu’aucun trouble organique notamment soit à l’origine du malaise.
Rassurez-vous cependant, car dans de nombreux cas, le fait que les adultes (parents, médecin, professeurs) adoptent une attitude ferme et rassurante conduit à la disparition des symptômes. Si le fait d’accompagner votre fille vous culpabilise trop, demandez, si cela est possible, à quelqu’un d’autre (je pense au père, notamment, mais pourquoi pas les grands-parents), de le faire.
Enfin, si le trouble persiste, je vous recommanderais, en accord avec ce que le médecin aura pu vous dire, de consulter un spécialiste (pédopsychiatre, psychologue scolaire…).
Bien cordialement
Nathalie Anton
octobre 30, 2011 at 1:09
Bonjour,
en tant qu’enseignante je me demande quelle aide puis je apporter face à des élèves présentants cette phobie scolaire?
novembre 3, 2011 at 2:42
Bonjour,
Je vous recommanderais tout d’abord de ne pas minimiser les craintes exprimées par l’enfant, et de vous montrer disponible pour écouter ce qu’il peut vous en dire. Il sera peut-être nécessaire d’engager un travail avec la classe entière, au cas où des aménagements particuliers devraient être mis en place, ou que soit révélé un problème de harcèlement.
Il faut bien sûr évoquer ce problème auprès du directeur et de la psychologue scolaire si vous enseignez dans le primaire, ou auprès du CPE et de l’infirmière scolaire si vous enseignez dans le secondaire.
Enfin, s’il est important d’écouter ce que l’élève redoute, il s’avère également utile de rencontrer les parents qui sont parfois eux-mêmes très inquiets d’avoir à se séparer de leur enfant et qui lui transmettent leur propre angoisse.
Cordialement,
Nathalie Anton
novembre 28, 2011 at 2:38
Bonsoir, j’ai 15 ans, et à vrai dire sa fait 1 mois que je n’ivais plus je fais une grosse dépression. Quand je sais que j’vais à l’école j’attrape des douleurs pas possible point au coeur et tout s’qui s’en suis. Malheureusement j’ai fais beaucoup de médecin, et tous me disent l’école &’ obligatoire. Demain y parait que si je ne vais pas à l’école l’assistance sociale viennent avec les flics que faire aidé moi ? ;-(
novembre 28, 2011 at 7:58
Bonjour,
Il faut que tout simplement que tu expliques à l’assistante sociale, dont la fonction est de prendre soin de toi, ce que tu ressens par rapport à l’école. Si tu as peur, explique-lui pourquoi. Si tu ne sais pas pourquoi, donne-lui les symptômes. La phobie scolaire est un phénomène connu, elle saura sans doute prendre les mesures nécessaires pour t’aider. Dis-toi qu’à ton âge, les services sociaux et la police sont là pour te protéger, pas pour te faire du mal. Essaie de leur faire confiance.
Bon courage pour cette épreuve,
Nathalie Anton
janvier 2, 2012 at 12:19
Bonjour , je m’appelle Danaé et je suis en 3eme , j’ai 14ans
je pense souffrir de phobie scolaire , tout les matins je ne mange pas , j’ai très mâle au ventre ou a la tête , je tremble ext…. , depuis le début de l’année je fait beaucoup d’insomnie , et depuis 2 jours je ne mange plus bcp car je reprend l’école ,” c’était les vacances de noël ” .
Mais je voudrais savoir comment en parler a mes parent “j’ai déjà essayé car je fait aussi des crise d’angoisse” , mais il ne comprenne rien il dise que c’est adolescence ext , mais je vais vraiment mâle , je pense même au suicide depuis peu , je ne sais plus quoi faire , AIDEZ MOI S’IL VOUS PLAIT
comment leur dire tout ceci ??
merci bcp
janvier 2, 2012 at 2:35
Bonjour Danaé,
Adolescence ne rime pas forcément avec souffrance, et vous avez raison de vouloir résoudre vos problèmes. Les crises d’angoisse sont peu compréhensibles, car en général, on n’a aucune raison valable d’avoir peur au moment où la crise surgit. Pourtant, le malaise est bien là, et il est impossible de faire disparaître les symptômes en un simple claquement de doigt. C’est pour cela qu’il faut en parler à un médecin, qui est un professionnel des maux physiques, mais aussi psychologiques. Personne n’hésite à aller consulter pour une grippe ou un bras cassé, pourquoi faudrait-il hésiter pour des troubles phobiques et / ou anxieux ?
Je vous conseille d’aller voir dès demain l’infirmier(e) de votre établissement et de tout lui expliquer. Il vous proposera peut-être de rencontrer le médecin scolaire, qui pourra ensuite s’entretenir avec vos parents pour leur faire comprendre ce dont vous souffrez et vous proposer surtout un accompagnement adapté.
N’hésitez pas à me tenir informée de l’évolution de la situation, et bon courage pour la reprise.
Cordialement,
Nathalie Anton