L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) a publié récemment les résultats de son enquête Escapad, menée en 2008 auprès de 40 000 jeunes de 17 ans. Il apparaît ainsi que la consommation du tabac diminue (41,1% de consommateurs quotidiens en 2000 contre 29% en 2008), ainsi que celle du cannabis (12,3% de consommateurs réguliers en 2003 contre 7,3% en 2008) et de l’alcool (14,1% d’usagers réguliers consommant au moins 10 fois dans le mois en 2003, contre 9% en 2008).

Cependant, l’étude révèle que les adolescents expérimentent de plus en plus de drogues “rares” telles que la cocaïne (de 0,9% en 2000 à 3,3% en 2008), les amphétamines (de 1% à 2,7%), l’héroïne (de 0,7% à 1,1%) ou le poppers, en très forte augmentation (de 2,4% à 13,7 %).

Ces substances sont particulièrement recherchées dans un cadre festif, pour leurs effets stimulants, euphorisants et aphrodisiaques. La cocaïne se trouve par ailleurs associée à un univers jet-set très attractif, et il semble que les adolescents méconnaissent sa dangerosité.

Pourtant, les états instables, dépressifs et anxieux provoqués par ces produits sont avérés, de même que la dépendance psychique qu’ils induisent. Il convient par conséquent ni d’en banaliser l’usage, ni d’en faire un sujet tabou avec ses enfants, confrontés de plus en plus à cette réalité : les informer des dangers qu’ils courent en expérimentant ces substances est un moyen de prévention plus efficace que l’indifférence feinte.

Je vous renvoie pour plus d’informations sur ce thème à un article déjà paru sur ce blog :

- Adolescence et toxicomanie

Ainsi qu’au site de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie :

- MILDT

Et à celui de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé :

- INPES

Nathalie Anton

Laura est une redoublante de 4ème dont les résultats ont commencé à chuter en 5ème, au moment de la puberté. Si elle était jusqu’alors, selon ses parents, une enfant exemplaire, les appréciations des professeurs déplorent aujourd’hui une élève bavarde et insolente, intéressée uniquement par les copines et les petits copains.

Le père se plaint de ses mauvaises fréquentations, la dit influençable et prédit qu’elle finira “dans la rue” si elle s’entête à se comporter ainsi. Ses rapports avec sa fille se sont très nettement dégradés : il refuse désormais de l’aider dans son travail, méprisant les notes et le comportement qu’elle peut avoir. Il trouve qu’elle s’habille comme une “traînée”, et rejette l’idée qu’elle puisse avoir une relation amoureuse. Laura en est arrivée au point qu’elle n’adresse plus la parole à son père.

La mère prend le parti de sa fille, mais pas ouvertement. Elle avoue la protéger de la colère de son mari en dissimulant le fait que sa fille sorte en soirée ou ait des relations avec des garçons. Le père se sent mis à l’écart, et il est très difficile de restaurer une communication saine au sein de ce trio constitué d’alliances tacites.

Laura explique comment, à ses yeux, les relations avec son père ont basculé au moment où son petit frère est né, lorsqu’elle avait 7 ans. Les rapports qui les unissaient semblaient très forts, elle dit qu’elle était alors pour lui “sa petite princesse”, révélant ainsi une forte relation oedipienne.

L’entrée dans la puberté a déclenché une mise à distance de la fille par le père, comme si, en devenant une femme, elle pouvait le séduire et réaliser son fantasme incestueux inconscient. En réaction, celle-ci a accentué précisément ce qui pouvait attirer son attention, a savoir, des tenues et une attitude provocantes, pour être enfin reconnue en tant que femme.

Il semblerait que Laura ait cessé d’investir sa scolarité pour sortir du rôle idéalisé de petite fille modèle dans lequel son père serait rassuré de la voir figée.

Aussi, même si de prime abord il est facile de blâmer la fille qui se comporte mal et se détourne de ses études, il apparaît que ce sont les positions de chaque membre de la famille qu’il conviendrait de redéfinir pour désamorcer les conflits et dénouer les blocages.

Nathalie Anton

 

Les vacances de la Toussaint constituent une étape fondamentale dans la réussite scolaire de votre enfant. Bien qu’elles se situent à mi-parcours entre la rentrée de septembre et les vacances de Noël,  elles annoncent déjà la fin du premier trimestre, l’arrêt des notes prenant effet fin novembre dans la plupart des établissements. Ainsi, il ne restera à la rentrée prochaine que trois semaines pour que votre enfant puisse se ressaisir si besoin est, mais encore faut-il que ce besoin ait été identifié… (Lire la suite…)

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